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Utilisation de l’oxygène en maison de retraite

dimanche 28 novembre 2010 par Michel

Pourquoi parler de l’oxygène en maison de retraite ?

Parce que bon nombre de ces établissements en sont pourvus, notamment en raison des restructurations. Ils se trouvent donc dans la situation d’utiliser un traitement réservé d’ordinaire au milieu hospitalier. Mais à quelles conditions peuvent-ils le faire ?

La prescription d’oxygène n’est pas un acte anodin. Elle doit toujours être réfléchie et justifiée.

LES GÉNÉRALITÉS

L’administration d’oxygène n’est pas en soi une décision infirmière, car un malade qui a besoin d’oxygène a besoin d’un examen médical. Bien entendu, les équipes sont autorisées à administrer de l’oxygène en urgence, mais cet acte implique une vérification par le médecin dans l’heure qui suit. Car si la décision de mettre le malade sous oxygène était justifiée, alors il s’agit d’une situation de grande urgence, et il faut faire un diagnostic (infection, embolie, défaillance cardiaque...). L’oxygène ne suffit jamais à sauver la vie d’un malade.

L’oxymètre de pouls est un appareil qui permet de mesurer la saturation capillaire du sang en oxygène ; cette saturation est elle-même un témoin (imparfait) de la concentration en oxygène. Dans le cadre de notre question son intérêt est très limité [1]. L’oxymètre n’a sa place que dans certaines situations précises, ce qui suppose que le diagnostic en ait été fait.

L’oxygène s’administre à la lunette ; on n’utilisera le masque que pour passer de forts débits. On n’utilise pas les sondes nasales.

On n’humidifie pas l’oxygène ; d’abord parce qu’il faudrait autre chose qu’un barbotage dans l’eau pour y arriver ; ensuite parce que les barboteurs, quelles que soient les précautions qu’on prend, sont toujours le lieu d’une contamination microbienne. L’humidification n’est à envisager que lors de l’utilisation prolongée de débits élevés.

Toute prescription d’oxygène suppose que soit préalablement résolue la question : ce malade doit-il être transféré ? En règle générale une situation nécessitant une oxygénothérapie impose une surveillance qui dépasse les moyens d’une maison de retraite ou d’un hôpital local.

LES SITUATIONS

L’INSUFFISANT RESPIRATOIRE CHRONIQUE :

L’oxygénothérapie au long cours est de pratique habituelle. La prescription initiale suppose un avis pneumologique.

Elle est réalisée à un débit de 1 à 2 l/mn, au moins 16 h sur 24.

En dehors des épisodes aigus, la surveillance comporte tous les mois :
- État général.
- Pouls.
- Hémoglobine.
Dans ce contexte l’oxymètre n’apporte rien. Il n’a d’intérêt que lorsqu’il s’agit d’expliquer une situation aiguë (agitation...).

LA PATHOLOGIE CARDIORESPIRATOIRE D’URGENCE :

Un certain nombre de situations justifient une oxygénothérapie :

La pathologie coronarienne :

On peut administrer l’oxygène dans les 3 premières heures, à un débit de 3 l/mn. Passé ce délai la décision doit être réexaminée :
- Si l’ECG est normalisé, on arrête l’oxygène.
- S’il ne l’est pas on doit choisir entre un transfert SMUR à l’hôpital de proximité ou une entrée en fin de vie.

L’œdème pulmonaire aigu :

S’il est cardiogénique, on administre toujours l’oxygène ; le débit est de 6 l/mn. La situation est réévaluée au bout d’une heure :
- Si l’état du malade est amélioré, on ramène le débit à 3 l/mn jusqu’à stabilisation, qui doit être obtenue en 3 heures.
- S’il ne l’est pas on doit choisir entre un transfert SMUR à l’hôpital de proximité ou une entrée en fin de vie.

Dans toutes ces situations l’oxymètre de pouls n’a pas d’intérêt : le but de l’oxygénothérapie est préventif, il s’agit de saturer le sang en oxygène, sans se demander si le malade en manque réelllement.

La pneumopathie :

L’oxygène peut être prescrit, à un débit de 3 l/mn, pendant les 24 premières heures. Elle entraîne celle de corticoïdes et une perfusion sous-cutanée. Au bout de 24 heures la situation est réévaluée :
- Si l’état du malade est amélioré, on arrête l’oxygène.
- S’il ne l’est pas on doit choisir entre un transfert SMUR à l’hôpital de proximité ou une entrée en fin de vie.

Aucune prescription d’oxygène n’est justifiée plus de 24 heures : si le malade n’est pas amélioré dans ce délai, on doit choisir entre un transfert SMUR à l’hôpital de proximité ou une entrée en fin de vie.

L’urgence non identifiée :

Il arrive que l’équipe se trouve face à un malade pour lequel elle pense, pour telle ou telle raison, qu’il pourrait avoir besoin d’oxygène. Dans ce cas, elle soit appliquer les règles suivantes :
- Elle prend une oxymétrie capillaire avant toute administration d’oxygène.
- Quel que soit le résultat, elle suit son idée et installe une oxygénothérapie. Dans le doute [2]elle utilise un débit élevé (6 l/mn).
- Elle appelle le médecin en urgence.
- Elle surveille l’oxymétrie en attendant le médecin.
- Elle organise une éventuelle évacuation du malade vers l’hôpital de proximité.

LA FIN DE VIE :

L’oxygène n’a pas d’indication en fin de vie.

Les moyens utilisés pour lutter contre la dyspnée en fin de vie sont :
- Les corticoïdes.
- La scopolamine.
- La morphine.
- L’Hypnovel®.

P.-S.

La version présentée est complétée en tenant compte des remarques faites sur le forum. Comme tous les articles de ce site elle pourra continuer d’évoluer en fonction des apports de chacun.



Notes

[1La mesure de la saturation en oxygène donne un chiffre. Mais il faut toujours se méfier de ce qu’on fait quand on mesure, car personne n’est jamais mort d’un chiffre. Ici c’est la clinique qui va compter.

[2Il est des situations où cette décision sera nocive, mais elles sont rares, et le meilleur pari est de ne pas en tenir compte.

52 Messages

  • Bonjour,

    Ma mère a 76 ans, a toujours eu des problème de santé, obésité, diabète gras, et fait régulièrement des visites à l’hôpital. Récemment elle m’a téléphoné pour me dire qu’elle était sous oxygène. Elle m’a expliqué qu’elle était chez elle, qu’elle avait un tuyau branché sur un meuble et que quand elle voulait sortir elle devait porter une bouteille qui lui laissait une autonomie d’une durée de 1h30.
    Qu’en est il exactement ?
    Je vous remercie pour votre réponse.
    chaudier37


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    • Bonjour, Chaudier, et merci de votre message.

      Mais... Vous me demandez ce qu’il en est exactement. Voilà quelque chose que je ne risque pas de faire : comment pourrais-je dire quoi que ce soit sur une malade que je n’ai pas vue ? Par ailleurs vous postez sur le forum d’un article consacré à l’utilisation de l’oxygène en maison de retraite. C’est un problème que je connais ; par contre je n’ai pas de compétence particulière pour parler d’une patiente qui est chez elle.

      Ce que je comprends c’est que vos relations avec votre mère sont téléphoniques, ceci sans doute parce que vous habitez loin d’elle. Il vous est donc difficile de vous faire une idée de sa situation. Mais celui qui pourrait vous éclairer au mieux, c’est le médecin de l’hôpital, et c’est à lui qu’il faudrait vous adresser.

      Je ne peux faire, moi, que de fragiles hypothèses. Je suppose que votre mère présente une insuffisance respiratoire chronique avancée. Elle vous parle d’un tuyau branché sur un meuble, ce qui me fait penser à l’utilisation d’un appareil extracteur d’oxygène, me laissant supposer qu’elle n’a pas besoin d’un fort débit. La situation est donc sérieuse, mais elle pourrait être bien pire, et cela laisse supposer que, à condition qu’elle ne présente pas trop d’autres complications et qu’elle ne fasse pas trop d’épisodes aigus, elle pourrai vivre un nombre important d’années sans difficultés particulières.

      Mais pour vous en dire plus il faut absolument connaître le dossier. Je préfère donc me taire.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • BPCO stade 3-4 +ASTHME+PANSINUSITE 66 ans dans 2 mois Le 27 décembre 2016 à 13:46 , par roth

    Bonjour
    Mon métier est expert assurance incendie.Je suis exposé à la fumée depuis 40 ans.
    Je suis à la retraite mais je continue ce étier à mi-temps car je n’arrive pas à arrêter ce métier passionnant de peur de faire une dépression nerveuse.Que dois je faire ?Je sais que continuer cette profession vas raccourcir ma durée de vie


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    • BPCO stade 3-4 +ASTHME+PANSINUSITE 66 ans dans 2 mois Le 28 décembre 2016 à 09:30 , par Michel

      Bonjour, Jacques.

      Je vous répondrais bien trois choses.

      La première est que je ne crois pas une seconde que l’exposition aux fumées induite par votre métier ait une quelconque influence sur votre espérance de vie : il faudrait autre chose.

      La seconde est que si ce métier est une passion, rien ne s’oppose à ce que vous continuiez.

      Mais la troisième est que je trouve cela dommage : il y a tant et tant de choses à faire quand on est retraité... La crainte que vous avez de déprimer si vous arrêtez votre travail est totalement irraisonnée. Peut-être avez vous consacré trop de temps à votre travail, perdant le contact avec tout ce qui fait la vie : lire, sortir, voyager, pêcher, bricoler, cuisiner, voir les amis, se recueillir, apprendre... et je ne parle pas de la vie associative, de l’humanitaire, du politique...

      Bref, la retraite est un temps de liberté qu’il vous faut investir sans crainte.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 21 juin 2016 à 16:25 , par mlchel Pégé

    Bonjour Michel.Je n’ai pas donné de mes nouvelles car j’attendais de savoir si le patch de trinitrine prescri t par mon médecin traitant faisait de l’effet.Non pas d’effet intéressant,donc arret au bout de 34 jour car je ne pouvais plus supporter ce patch au delà de 9 heures par jour.l’analyse de sang d’hier fait état d’une augmentation importante de la BNP qui est passée de 1ooo à 2360 .je ne peu plus faire 10 mètres sans être presque mort.Mon fauteuil électrique m’est indispensable pour aller à la salle à manger.Je me rend compte que maintenant je risque l’arrêt brutal de ma "pompe"surtout après avoir mangé.Je pense que je n’ennuirais plus personne dans peu de temps avec cette maladie que même e les grands spécialistes pataugent beaucoup.Merci de m’avoir lu et de m’avoir répondu.Michel pégé


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 22 juin 2016 à 20:44 , par Michel

      Bonsoir, Michel.

      Je ne peux pas, bien entendu, vous parler à distance de manière trop précise. D’un côté il faut prendre en compte l’augmentation du brain natiuretic peptide, en se souvenant que son augmentation dans l’hypertension artérielle pulmonaire est d’interprétation plus complexe. On ne serait donc pas surpris si cette augmentation était l’indice d’une défaillance cardiaque inquiétante, mais ce n’est pas du tout certain. D’un autre côté, il se peut que la situation ne soit pas irréversible. Je vous ai toujours incité à la prudence au sujet de l’oxygène, parce que le besoin en oxygène est un marqueur très approximatif de la gravité de la situation ; et il se peut très bien que la défaillance cardiaque en cours, si elle est réelle, soit causée par un défaut d’oxygénation. Il vaut donc la peine de voir ce qui se passe quand vous maintenez l’oxygène à fort débit. Mais bien sûr cela ne dit absolument pas ce qui va se passer si vous le faites, et je comprends pleinement votre pessimisme.

      J’attends de vos nouvelles, bien entendu.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 11 mai 2016 à 23:11 , par Pégé michel

    Bonjour Michel. Mon dernier message vous informait de ce réglage du débit d’O2 a 4 l et 5 l pour manger.Depuis maintenant 3 semaines je tiend ce réglage. Mon médecin traitant m’a prescrit les patch de trinitrine. Je devais faire effectuer une coronographe à Nice mais je n’avais pas la volonté de faire 45 Km en ambulance.Depuis 4 jours il y a une amélioration de mon état général.Jai un RDV à Nice le 19 j’espère que je vais être assez valide pour supporter le voyage.J suis toujours à 4 l avec une SAT de 93 en général.Je tenais à vous informer cela.cordialement.M ichel Pégé.


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 12 mai 2016 à 07:16 , par Michel

      Merci de ces nouvelles, Michel.

      Je comprends sans peine le désagrément d’un transport en ambulance sur une distance non négligeable ; d’autant que les routes des Alpes-Maritimes sont parfois tourmentées.

      Mais cette proposition d’une coronarographie est une bonne nouvelle : elle montre que les médecins n’ont pas renoncé à améliorer votre situation. Il vaut donc certainement la peine de faire cet effort.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 19 avril 2016 à 06:12 , par pégé michel

    Bonjour Michel.Il m’arrive une chose étonnante.Comme je n’avais pas eu le courage de me déplacer pour me rendre à un rdv avec ma pneumologue.Je lui ai téléphoné pour m’excuser en lui exposant la nécessité qu’il me semblait nécessaire pour améliorer ma dypsnee.elle m’a répondu que je n’avais qu’à régler le débit de o2 au mieux.j’etais à 10 litres et j’étais très fatigué.J’ai donc essayé 12 litres mais pas d’amélioration.Et c’est maintenant que je vous fait part de mon étonnement.J’avais le masque et une amie me téléphone.J’e met le masque de côté pour parler et pris dans l’intérêt de la conversation qui a durée 15 minutes au bout desquelles j’ai commencé à avoir une dypsnee importante que j’ai remis mon masque en place en prenant ma sat qui était à 84.En attendant que la sat remonte je me suis dit:si j’ai tenu si longtemps sans je vais reprendre des essais et j’ai réglé le débit de o2 à 4 litre.En surveillant la SAT .resultat:95 règle à 3l:90 .voici plusieurs jours que je vis mieux avec ces derniers debits.Ce sont des mesures faites couché car dès que je me lève même me en augmentant à 7l je suis essoufflé.Ce n’est pas moi qui à la sortie de l’hôpital avait fait de l’automédication mais c’est ma pneumologue qui m’avais dit que dans mon cas je pouvais recevoir 9 litres sans problème.Je vous rappelle : HTAP idiopatique pré capillaire grade 1 stade 4 .Diagnostiquée en septembre 2012.cordialement. M.Pégé


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 19 avril 2016 à 21:42 , par Michel

      Bonjour, Michel.

      Je comprends votre perplexité, mais au fond ces découvertes ne me surprennent pas. Quand on a une maladie comme la vôtre on a mieux à faire que prendre sa saturation toutes les cinq minutes. De ce fait on ne peut avoir qu’une vision partielle de ce qui se passe minute en continu. Et de leur côté les médecins n’en savent pas nécessairement davantage : non seulement cette maladie reste énigmatique, mais encore leurs mesures d’oxymétrie sont encore plus fragmentaires que celles des patients. Il n’est donc pas étonnant qu’on ait des surprises : elles ne sont que la traduction de notre relative ignorance.

      Mais je commenterais autrement :
      - D’abord pour vous redire que votre maladie est grave, mais que dans nos premiers échanges vous me sembliez surestimer cette gravité. Ou pour le dire autrement elle risque fort d’écourter votre vie, mais probablement moins que vous ne pensez.
      - Ensuite pour vous redire que la consommation d’oxygène n’est pas un très bon marqueur pronostique : le fait d’avoir besoin de forts débits ne suffit pas à dire que la situation s’aggrave, et inversement. C’est plus compliqué que cela.
      - En troisième lieu que si vous pouvez baisser les débits, cela peut vous donner une marge d’adaptation, ce qui peut être une bonne chose.
      - En quatrième lieu que la saturation en oxygène est liée à la quantité d’oxygène réellement disponible, mais que cette relation n’est pas très étroite, surtout dans les situations déviantes comme la vôtre ; c’est une indication, mais il faut l’interpréter avec prudence.
      - Enfin, qu’il ne faut pas oublier que votre cerveau, mais aussi votre cœur, ont besoin d’oxygène. Si donc, par exemple, vous supportez une saturation à 90%, c’est une indication intéressante, mais il vaut mieux monter le débit et assurer que vous êtes, disons à 94%.

      Mais je suis heureux de vous voir reprendre un tel intérêt à ce que vous pouvez réussir à vivre ; et j’en profite pour vous encourager à prendre soin, notamment, de votre alimentation, point fondamental quand on présente une pathologie comme la vôtre.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 13 avril 2016 à 11:28 , par pege michel

    Bonjour Michel.Je suis toujours en vie et je viens de m’apercevoir en enlevant le masque pour téléphoner que je respirais bien avec une dypsnee très faible alors que je me sentais mourant quelques minutes avant avec 12 litres o2 j’ai pris mon oxygéne et surprise. J’ai lu 86. J’ai réglé le débit à 3 litres et resurpriise je vois 90,j’ai augmenté le débit 4litres et lu ensuite 94. De lire vos commentaires m’a permi de jouer un peu.Le personnel médical de ma maison de retraite n’avais jamais été confronté à L’HTAP.cordialement .Michel Pege


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 13 avril 2016 à 21:02 , par Michel

      Bonsoir, Michel.

      Voici d’excellentes nouvelles.

      Toutefois il faut là aussi nuancer. Autant votre vision de votre avenir à court terme me semblait un peu pessimiste, autant il ne faudrait pas vous précipiter pour tirer des conclusions hâtives de la découverte que vous venez de faire. Ceci d’autant plus que l’hypertension artérielle pulmonaire est multiforme et surtout énigmatique.

      Ce qui demeure c’est que, comme je vous l’ai dit, l’oxymétrie de pouls permet de donner des indications importantes mais que, comme vous l’avez souligné, elle ne peut pas s’utiliser sans discernement. Par ailleurs la maladie ne se réduit pas à ses aspects respiratoires, et il n’est pas conseillé de rationner l’oxygénation.

      Bref je suis heureux que vous preniez un peu de distance avec une vision totalement catastrophique de ce qui vous attend à court terme ; reste pour vous le plus compliqué : qu’est-ce qu vous est réellement possible ? Souhaitable ? Désirable ? Plus que vous ne pensez, en tout cas.

      Je suis impatient d’avoir de vos nouvelles.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 17 avril 2016 à 14:58 , par Pege michel

        bonjour Michel.Nous sommes le 17 et voici plusieurs jours que je me repose avec 4l/mn et je met 6 l lorsque je vais aux toilettes.j’ai essayé 3l au repos mais c’est un juste : 89/90 de pc o2 alors que je maintiend 94/95 à 4l. J’ai donc commandé ce fauteuil roulant electrique pour essayer de sortir un peu de ma "prison" j’emploie ce terme car cette maladie est une "prison" physique et morale.J’ai toutefois la chance d’avoir une vielle amie qui viend tous les jours et m’apporte q.q complément de nourriture,car l’ehpad ou je suis n’est pas recommandable pour la nourriture. Je souhaiterais pouvoir rouler un peu sur la Croisette pendant le festival c’est cela m’a plus grande envie. cordialement. Michel Pégé


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  • Morphine per os Le 21 février 2016 à 18:26 , par Dr ROY Christian

    La nuit, en EHPAD, je n’ai pas d’infirmière mais des Aides Soignantes donc pas de possibilité de faire de la morphine en SC. Je me propose de donner de l’ORAMORPH comme la journée avant les soins. La nuit je voudrais faire préparer de l’ORAMORPH par l’infirmière, à distribuer la nuit par l’Aide Soignante. À combien de gouttes d’ORAMORH correspondent une ampoule de 10 mg de morphine SC ? Merci d’ avance.


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    • Morphine per os Le 26 février 2016 à 13:49 , par Michel

      Bonjour, Christian.

      Il y a, me semble-t-il, trois choses à dire.

      Sur votre question strictement entendue, la réponse est simple : on s’accorde à dire que le rapport morphine orale/morphine s.c. est de 1/2 : il faut donc 2 mg de morphine orale pour être équianalgésique à 1 mg de morphine sous-cutanée. Cependant ces données sont indicatives, il y a de manière non rare une discordance importante entre la théorie et les faits ; pour cette raison je vous recommanderais plutôt de faire des essais, et de les faire pendant la journée.

      Ceci m’amène au second point : pourquoi faudrait-il que votre stratégie pour la nuit soit différente de celle de la journée ? Vous allez certainement trouver une manière efficace de soulager la douleur la nuit, et vous la trouverez par voie orale ; mais quand vous l’aurez trouvée, pourquoi ne pas l’utiliser pendant la journée ? Je ne vois guère que deux raisons d’échouer :
      - Vous allez être efficace, mais au prix d’effets secondaires qui, peu gênants la nuit, le sont davantage le jour. Peut-être ; c’est à essayer.
      - Vous n’allez pas être suffisamment efficace, et il vaut tout de même mieux l’être au moins pendant la journée. Cela se peut aussi.

      Et j’ai une troisième question : quel est votre problème la nuit ? Vous me faites penser à une malade qui a mal quand on la mobilise ; je n’aime pas les malades qui ont mal aux mobilisations : que je sache, la mobilisation n’est pas une partie du corps, et la malade qui a mal aux mobilisations a mal quelque part et pour une raison. De plus on confond souvent la malade qui a mal et la malade qui se plaint (on nous a tellement culpabilisés sur notre négligence à traiter la douleur que nous tombons dans l’excès inverse) ; une bonne fois sur deux la malade qui se plaint lors des mobilisations se plaint parce qu’elle a peur, ou parce que je la dérange ; ailleurs ce sont des douleurs neurogènes ; ajoutons que le test à la morphine est très piégeux, car si vous donnez de la morphine à un malade qui n’a pas mal il va s’endormir tout aussi bien que celui que vous avez soulagé de ses douleurs : le problème de la morphine est qu’il y a toujours une dose pour laquelle le malade s ’apaise.

      Et j’en viens à ma question : pourquoi faut-il mobiliser cette malade la nuit ?
      - Prévention d’escarres ? Je veux bien, si vous me démontrez que vos équipes ont les moyens de faire 5x 20 minutes d’effleurages sur les 24 heures.
      - Changes ? Cela renvoie à la question désormais classique : faut-il réveiller une malade pour la changer ? Cela renvoie aussi à cette autre question, sur laquelle je ne sais rien : à l’époque où j’ai cessé de travailler en gériatrie on voyait apparaître sur le marché des changes hyperabsorbants qui tenaient la nuit sans problème ; mais je n’en ai pas la pratique.
      Bref : si vous ne la mobilisiez pas du tout ?

      Oui, je sais : vous auriez une levée de boucliers dans le service.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 16 février 2016 à 19:56 , par nathalie

    bonjour je travaille en ehpad et nous utilisons des extracteurs a oxygene , nous nous posons la question en l’absence de l’infirmiere a t on le droit de mettre ou enlever le systeme à oxygene sachant que le debit est reglé et que l’on a pas à le changer
    merci de votre réponse


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 18 février 2016 à 01:20 , par Michel

      Bonjour, Nathalie.

      La question que j’ai envie de vous poser, c’est pourquoi vous enlèveriez le système.

      Si c’est pour les soins, par exemple la toilette, alors il n’y a guère de souci : un malade en oxygénothérapie à faible débit, ce qui est le cas quand on utiliser un extracteur, doit tout de même supporter sans problème quelques minutes d’interruption.

      Mais en cas de doute il est simple de vérifier la tolérance de cette interruption en utilisant un oxymètre de pouls. Le plus simple est d’en discuter avec l’infirmière, et de tester cette tolérance en sa présence.

      Il se peut aussi que vous vous questionniez sur autre chose. Par exemple il peut s’agir de malades qui sont en oxygénothérapie uniquement la nuit. Dans ce cas il faut lui mettre son matériel le soir et le lui enlever le matin, à des heures où l’infirmière n’est pas là. Mais je vous ferais la même réponse :
      - Le risque est minime.
      - L’oxymètre suffit à vous renseigner.
      - Tout cela peut être testé en présence de l’infirmière.

      Maintenant, si vous voulez dire par là qu’on vous demande de pratiquer des gestes qui ne sont pas de votre compétence, vous mettant par là en danger du point de vue légal, je le comprends aussi. Mais j’ai bien peur que ces glissements de tâches ne soient appelés à se multiplier. Quant à votre responsabilité, n’oublions pas que toutes les aides-soignantes travaillent par délégation de l’infirmière ; il convient donc que votre intervention soit clairement prescrite, ce qui dégage immédiatement votre responsabilité.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • oxygène et crème de massage Le 9 février 2016 à 18:03 , par Rech

    Bonjour, je suis socio esthéticienne, Pouvez vous m’indiquer quelles crèmes, quel produit, ou marque utiliser pour faire des massage du visage sur une personne sous oxygène en permanence ? Merci beaucoup.


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    • oxygène et crème de massage Le 10 février 2016 à 18:06 , par Michel

      Bonjour, Martine.

      Je suppose que votre question tourne autour des produits gras que vous pourriez utiliser.

      Il est exact que l’oxygène n’aime pas le gras. Ou plutôt qu’il l’aime beaucoup : le gras peut s’enflammer spontanément, cela peut exploser, bref c’est catastrophique.

      Mais pour que ce phénomène se produise, il faut assez d’oxygène et il faut assez de gras. Cela fait que, franchement, avec un malade sous oxygène à faible débit, et avec les pommades que vous utilisez, le risque est à zéro. J’y croirai quand on interdira la mayonnaise aux insuffisants respiratoires.

      Le problème, c’est que vous travaillez en institution. Et cela a deux conséquences.
      - La première est qu’il est prudent de faire de la cohabitation gras/oxygène un tabou absolu ; et cela pour des raisons d’organisation. Si on ne le fait pas, alors il se trouvera toujours une stagiaire de première année pour faire la gaffe à un moment où à un autre.
      - La seconde est que vous travaillez sous le regard de collègues, et que vous êtes dans la position toujours inconfortable de la non-soignante qui a des idées à elle. Si vous prenez vis-à-vis d’une consigne que tout le monde connaît une liberté qui est pourtant totalement légitime, vous allez dépenser beaucoup d’énergie sans aucun espoir de convaincre.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 28 janvier 2016 à 12:09 , par pege michel

    Bonjour Michel. Le Medecin de la maison de retraite ou je suis couince avec mon stock de o2 liquide de 2 cuves de 40 kg et 1 cuve de 30 kg ( pour une semaine)vient de passer et,comme d’habitude.est reparti en me disant bon courage.pour info j’ai été diagnostiqué il y a 37 mois et j’ai eu les traitements suivants qui n’ont rien donné de bon.Volibris.adcirca.revatio. Et pour finir comme je vous le savez ::VENTAVIS.Merci de m’avoir répondu.cordialement M ichel.


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 4 février 2016 à 12:34 , par BC

      Bonjour Michel (Michel PEGE),
      Je ne suis pas médecin, mais lecteur.
      Votre message est vertigineux, parce que votre situation l’est, et parce qu’elle l’est aussi pour qui vous lit.
      On peut être tenté de garder le silence.
      On peut se demander ce que vous pourriez avoir besoin de dire ou d’écrire.
      On peut aussi s’intéresser à l’aventure que vous vivez, s’interroger sur ce qu’elle est, tout en craignant les conséquences de cette interrogation.
      Si vous me lisez, peut-être penserez-vous qu’il peut être important de détailler ici certains aspects de votre situation : comment est la vie dans l’établissement et les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez, quelles sont vos activités, vos réflexions.
      Bien à vous,
      BC


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      • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 5 février 2016 à 00:33 , par michel pege

        Bonjour BC .C’est très aimable à vous de vous intéresser à moi qui ne suit pas en core une "loque" mais je suis évidement très handicapé,je ne peu plus quitter la maison de retraite médicalisée où je suis car je ne veux pas obliger l’amie chez qui je vivais avec mes 3 bonbonnes de o2 liquide.Vous n’avez rien à craindre des éventuelles conséquences de votre interrogation car je sais très bien ( mieux que beaucoup de médecins) que mon cas est exeptionnel et grave.de plus j’ai eu 4 cancers et ai subie une colectomie totale en deux fois avec un rémission de 20 ans.egalement une nefretomie droite il y a 13 ans et pour tout dire une intervention sur la gorge en remplaçant les cordes vocales par les ventricules de Morgani.J e ne suis pas un extra-terrestre mais il y a des questions à se poser ?auquelles personne ne peu répondre.Merci de m’avoir lu MP


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        • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 5 février 2016 à 14:15 , par BC

          Bonjour Michel,
          Je ne crois pas que vous soyez encore, ni bientôt, une "loque". Ce que vous avez vécu, vous, peut-être votre amie avec vous, peu de gens peuvent le vivre et oser en parler comme vous le faites.
          Bien à vous,
          BC


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          • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 7 février 2016 à 18:22 , par BC

            Bonjour Michel,
            Je ne pense pas que vous soyez une loque.
            Mais avez-vous par moment une envie qui vous ferait lever de votre fauteuil si vous n’aviez pas vos bonbonnes à traîner ? Et êtes-vous sûr que ce sont elles qui vous en empêchent ? Il y a heureusement aujourd’hui tout un univers à explorer, et auquel vous avez visiblement accès, sans bouger de son fauteuil.
            Bien à vous,
            BC


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            • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 9 février 2016 à 23:33 , par michel pege

              bonsoir BC.Je ne sais pas ce qui vous a amené à vous intéresser à mon cas assez exceptionnel. Il y a un univers à explorer comme vous le dites.Le problème c’est que je n’ai plus (je le pense)un cerveau qui fonctionne correctement.Je crois vous avoir déjà dit que mon HTAP est idiopathique et que j’ai en plus un anévrisme de l’aorte.Je me couche chaque soir en espérant que je ne vais plus me réveiller,mais il me faut continuer à vivre et ce qui est assez éprouvant c’est de ne pa arriver à faire comprendre plusieurs problèmes dont le principal est de suivre un régime sans sel(les cuissots de mon ehpad ne comprennent pas ou ne veulent pas savoir que le sel est un poison pour moi .)Je mange du pain/beurre sans sel dans ma chambre,car malgrès mes réclamations le"CHEF" à l’air de se foutre de moi en me donnant des mets soi-disant sans sel et beaucoup de crudités que je peu pas manger sans risques de diarrhées permanentes(colectomie).jsuis fatigue pour ça soir .Bonne nuit.


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              • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 10 février 2016 à 17:12 , par BC

                Bonjour Michel,
                je crois que j’imagine l’état dans lequel vous pouvez vous trouver, et le courage qu’il faut pour simplement écrire ce que vous écrivez.
                Cependant, il vous faut continuer à vivre, et votre cerveau fonctionne.
                C’est très facile de vous suggérer de transformer la situation, d’en faire quelque chose, de trouver de nouvelles activités qui n’exigent pas que vous bougiez de votre chambre.
                Bien sûr, cela ne changera rien au comportement de vos cuistots.
                Simplement, écrire votre histoire, votre aventure, passée, et celle-ci, actuelle, pourrait vous aider, à trouver de nouveaux intérêts, de nouvelles envies. Peut-être est-ce encore possible, malgré tout. Vous êtes le seul à pouvoir le savoir et à permettre que cela arrive.
                Bien à vous,
                BC


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      • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 21 août 2016 à 22:50 , par alex

        Bonjour j’ai ma grand mère qui et hospitaliser care son oxigenne a du mâle a arriver au sang car elle a tro fumer dans’ sa vie et que sa FAI mintenan longtan quel ne fumme plus actuellement elle est a 10litre oxigenne eseque 10litre saï tro et eseque saï dongereu poure la santé Mercie de ont ayant de votre réponsese


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        • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 22 août 2016 à 19:34 , par Michel

          Bonjour, Alex.

          Je dois vous mettre en garde : l’article que vous venez de lire n’avait pas d’autre ambition que de clarifier certaines conditions d’utilisation de l’oxygène ; il serait donc imprudent d’en tirer des conclusions trop générales.

          Cela dit vous donnez deux indications importantes, et sur lesquelles on peut s’appuyer.

          La première est la cause de cette situation : votre grand-mère semble présenter ce qu’on appelle une bronchopneumopathie chronique obstructive post-tabagique. Vous ne me précisez pas si elle est dépendante de l’oxygène en permanence ; ce serait pourtant important à savoir. Mais ce qui est certain c’est que même au stade d’insuffisance respiratoire chronique on n’a jamais besoin de tels débits d’oxygène. Je dois donc partir du principe qu’elle présente une décompensation aiguë, raison pour laquelle elle est hospitalisée, et il y a lieu d’espérer que les choses pourront, au moins partiellement, s’améliorer. Cette dépendance à un fort débit d’oxygène a donc quelques chance d’être transitoire.

          La seconde est précisément ce débit. Quelle que soit la situation, le besoin de 10 litres d’oxygène par minute n’est pas une bonne nouvelle. Non pas parce que ce débit est dangereux (il y a une toxicité de l’oxygène, mais outre qu’on n’a probablement pas le choix dans le cas présent, cette toxicité se surveille et se maîtrise) ; mais parce que le fait qu’on soit contraint de recourir à des débits aussi élevés laisse présumer que la situation n’est pas bonne. Et le risque de cette situation est bien plus important que celui de l’oxygène.

          Il faut donc espérer que les choses rentreront rapidement dans un ordre relatif et que votre grand-mère va se tirer de ce mauvais pas.

          Bien à vous,

          M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 26 janvier 2016 à 11:12 , par PEGE Michel 81 ans

    bonjour. Je ne sais pas combien de temps je vais vivre,mais avec une HTAP sévère je suis sous o2 24/24.. 6 litres/mn au repos 9 l/mn à l’effort.Il a été décidé d’arrêter tous les traitements.le dernier étant le VENTAVIS.J suis suivi en "pneumo" et je pense que tous les spécialiste de l’HTAP baissent les bras.Je suis en maison de retraite médicalisée,où personne ne connaît cette maladie. Cordialement


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 27 janvier 2016 à 21:12 , par Michel

      Bonsoir, Michel.

      Je ne sais pas si on peut lire votre question, et encore moins si on peut tenter d’y répondre, sans trembler. Mais je vais essayer de vous donner quelques éléments ; cependant je suppose que vous les avez déjà.

      L’hypertension artérielle pulmonaire peut être spontanée, et il s’agit alors d’une maladie bien étrange ; mais le plus souvent elle n’est que le résultat d’autres troubles, respiratoires ou cardiaques, et ce sont ces troubles surtout qui font le pronostic. Il faudrait donc savoir de quelle situation nous parlons exactement. Je vois que vous avez pris du Ventavis, qui en principe est prescrit dans l’hypertension spontanée ; ce peut être une indication.

      Ce que je lis, c’est que vous avez besoin de débits d’oxygène relativement importants, ce qui laisse supposer que votre état est effectivement sérieux ; ce n’est certes pas une bonne nouvelle. Mais cela ne permet en rien de fixer un pronostic, en tout cas pas à moyen terme. On sait que l’hypertension artérielle pulmonaire limite l’espérance de vie, mais la manière dont elle le fait est si strictement individuelle qu’il n’y a rien à déduire des statistiques pour faire un pronostic sur une seule personne : la dispersion des valeurs est trop grande ; et même chez un sujet fortement oxygénodépendant comme vous l’êtes, la situation peut rester stable pendant longtemps.

      En tout cas je ne tirerais pas de conclusion trop péjorative du fait que tous les spécialiste de l’HTAP baissent les bras : nous n’avons de toute manière, réserve faite de la transplantation pulmonaire, pas de traitement réellement actif sur l’évolution, il n’existe que des traitements des symptômes. Mais je n’ai pas de connaissances particulières sur ce sujet.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 28 janvier 2016 à 15:52 , par pege michel

        Ré bonjour.Je me suis très mal décrit,je vais tenter de vous éclairer du mieux que je peu. HTAP idiopatique .Apres avoir consulté pendant 4 ans cette maladie a été daiagnostiquee il a 37 mois.traitement 1 oxygène (2- volibris et adcirca(3-revatio .maintenant :oxygène 6 a9 litres/mn.Hospitalise d’urgence en septembre 2015 .j’ai choisi la solution:maison de retraite médicalisée.Car mon entourage proche ne croit pas que je suis malade et je ne veux pas embêter une amie qui m’a proposé de m’herberger .J sais que j’arrive au"bouquet final" et je voulais simplement me libérer un peu.Merci .Michel Pege


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        • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 29 janvier 2016 à 19:07 , par Michel

          Bonjour, Michel.

          Vos deux récents messages me touchent profondément. J’avais bien senti que vous aviez surtout besoin de dire votre situation, mais le fait que vous le fassiez ici m’est à la fois une marque de confiance et un honneur.

          Et je ne serais pas digne de cette confiance si je trichais dans mes paroles. Votre description est celle d’une forme évoluée, et vos besoins en oxygène sont très importants. Mais comme je vous l’ai dit, cela ne permet de formuler un pronostic qu’en termes statistiques. Même avec des formes évoluées, la dispersion des chiffres est telle que rien ne peut être prévu pour un sujet donné.

          Prenez, donc, soin de vous. De traitement, il n’y en a pas, vous le savez ; mais il importe, bien entendu, d’éviter tout ce qui pourrait aggraver votre situation respiratoire. Mais vous le savez aussi.

          Avez-vous établi des directives anticipées ?

          Bien à vous,

          M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison Le 5 septembre 2015 à 10:58

    J’ai un ami cher qui est rentrer à la maison et doit porter l’oxygène 18 h sur 24 il a un cancer avec metastase il a été ospitalise avec l’oxygène en dessous de 60 les jambes comme des billons .
    Est ce qu’il en a pour combien de temps


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    • Utilisation de l’oxygène en maison Le 6 septembre 2015 à 12:39 , par Michel

      Bonjour.

      Il est extrêmement difficile de répondre à votre question : il manque trop d’éléments. Par exemple :
      - S’agit-il d’un cancer du poumon ?
      - Y a-t-il des métastases pulmonaires ?
      - Est-ce le cancer qui explique l’insuffisance respiratoire, ou bien y a-t-il une autre explication ?
      - Quel est son état général ?
      - Est-il menacé d’autres complications ?

      Toutes ces situations conduiraient à des conclusions différentes. Or ces différences sont fondamentales pour la question que vous posez. Car il va de soi que la seule réponse serait : "pas très longtemps". Et pour aller plus loin il faudrait en savoir plus. En fait, ne nous leurrons pas : il faudrait que j’aie examiné moi-même la situation.

      Mais j’en reviens toujours au même point : la vraie question n’est pas de savoir combien de temps cela va durer, mais ce que vous allez pouvoir vivre avec lui dans ce temps qui vous est donné. Et ceci est relativement indépendant de la durée. Je sais combien c’est difficile.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 6 octobre 2014 à 11:03 , par Ronsin Odile

    Bonjour docteur,
    y a t il des signes comportementaux ou des modifications comportementales qui peuvent permettre au personnel soignant de suspecter une aggravation de l’état d’une personne sous O2 ?

    Un fréquence cardiaque dans les limites de la normale est-elle un bon signe de bonne compensation du déficit en O2 ?

    Dans ma jeunesse il n’était pas permis de laisser une personne 24h/24 sous O2.
    Qu’en est-il de nos jours.

    En vous remerciant

    O.Ronsin


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 9 octobre 2014 à 21:56 , par Michel

      Bonsoir, Odile.

      J’ai un peu peur de répondre à votre question : je ne pourrais le faire en effet que de manière très simpliste, et je ne voudrais pas vous donner à penser que les choses sont simples.

      Ainsi vous demandez s’il ya des signes comportementaux qui peuvent accompagner un trouble respiratoire. Il y en a, bien sûr, mais ils ne sont ni spécifiques du trouble respiratoire ni suffisamment sensibles ; autrement dit, quand vous les observez vous ne pouvez pas en déduire qu’il y a un trouble espiratoire, et quand vous ne les observez pas vous auriez grand tort de penser que tout va nécessairement bien. Et si la somnolence, voire le coma, sont les manifestations qu’on attend le plus souvent, une agitation paradoxale peut être tout aussi évocatrice.

      Je vous renverrais bien à l’article "Que faire quand on est inquiet ?". Je crois qu’il pose le problème comme il convient ; car la question n’est pas tant de savoir s’il y a des signes qui évoquent plus particulièrement une détresse respiratoire que de se dire, à l’inverse, que chez ce résident sous oxygène la première chose à faire dès qu’il se passe quelque chose d’inhabituel est de sortir l’oxymètre et de vérifier la saturation. Autant l’oxymétrie ne sert à rien en surveillance de routine autant elle est irremplaçable dès qu’il se passe quelque chose.

      Il en va de même de la fréquence cardiaque. Vous avez raison : un rythme normal est plutôt en faveur d’une oxygénation normale. Mais vous allez avoir des insuffisants respiratoires en grande détresse avec un pouls normal, et à l’inverse la première cause de tachycardie chez le sujet âgé est cardiaque et non respiratoire

      On peut laisser un malade sous oxygène 24 h sur 24. Le développement de l’oxygénothérapie à domicile nous l’a appris. Reste à savoir si c’est toujours utile ; mais les pneumologues ont tendance à allonger le temps d’oxygénothérapie, je leur fais confiance.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 9 mars 2013 à 19:43 , par sacha29

    Je travaille en Ehpad , nous sommes confronté à une problématique dans le cadre de l’oxygénothérapie en fin de vie lorsque le résident a émis le souhait écrit qu’il refusait tout type d’acharnement thérapeutique. Quant commence celui ci ?
    Est ce que le fait de mettre de l’oxygène est contraire aux volontés de la personne ? Comment peut on respecter au mieux les choix de la personne lorsque celle ci n’est plus en mesure de parler ?


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 9 mars 2013 à 22:39 , par Michel

      Bonsoir, Sacha.

      J’ai envie de vous répondre très simplement. Il faudrait pourtant s’étendre davantage, car votre question est caractéristique des problèmes qu’on se pose en fin de vie, et cela mériterait de bien plus longs développements.

      - L’oxygène n’a pas d’indication en fin de vie : si on se trouve en phase terminale la seule ambition doit être d’améliorer le confort, et il y a pour cela des moyens bien plus rationnels que l’oxygène.
      - Cependant il ne saurait à lui seul prolonger significativement l’évolution du malade ; ce n’est donc pas réellement une mesure d’acharnement thérapeutique.
      - Par contre c’est souvent une mesure d’acharnement thérapeutique dans la tête des soignants. Cela fait partie de ces mesures pas claires, pas nettes, qui signent la souffrance de l’équipe et c’est pour cette raison surtout qu’il faut lui faire la chasse.

      Bref :
      - Si votre malade refuse toute mesure d’acharnement thérapeutique, cela ne me semble pas concerner l’oxygène : s’il est en fin de vie, l’oxygène ne va pas prolonger l’évolution ; ce n’est pas un traitement agressif ou douloureux, et si l’oxygène est donné pour le confort du malade, alors il est éthiquement légitime de le donner car le refus de l’acharnement thérapeutique ne saurait s’appliquer aux traitements de confort.
      - Mais l’oxygène ne sert à rien en fin de vie ; c’est donc en réalité une question qui ne se pose pas...

      Bien à vous,

      M.C.


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      • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 6 août 2013 à 00:31 , par LERICHE ANNIE

        bonjour ,ma mère est en maison de retraite et a la maladie d’ALZHEIMER ,il l’on mise sous oxygène ,et je n’ai pas été prévenu ,je l’ai su que lorsque je suis allée lui rendre visite ,ce qui ma choquée de la voir dans cet état ,et elle était habillée en bleu ,comme a l’hopital ,j’ai demandée pourquoi elle était branchée a l’oxygène ,on m’a répondu qu’elle était encombrée ,mais cela fait déjà 3 jours ,je trouve que c’est un peu long ,je pense que c’est plus grave de ce qu’il me dise .


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        • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 18 août 2013 à 19:36 , par Michel

          Bonsoir, Annie.

          Je sais que je vous réponds bien tardivement. Je suppose bien que la situation de votre mère a évolué, et je ne sais pas dans quel sens.

          L’utilisation de l’oxygène (et pas seulement en en maison de retraite) par les soignants est trop souvent irrationnelle pour qu’on puisse en tirer des conclusions. Si on suit le raisonnement qui est le mien, alors l’administration d’oxygène ne se conçoit qu’en urgence, et en attendant un avis médical. Vous avez donc raison de souligner que si on n’est pas dans ce contexte alors il aurait fallu vous informer d’une aggravation notable de son état ; il aurait même fallu mener une discussion éthique sur le thème d’un éventuel acharnement thérapeutique. Ajoutons que si on considère que la situation requiert de l’oxygène sur une période supérieure à quelques heures, il faut en outre se demander s’il ne faut pas plutôt hospitaliser la malade Car de deux choses l’une :
          - Ou bien on espère que la malade va aller mieux, et alors on se trouve dans le cas d’une situation grave mais non désespérée. Il faut donc mettre toutes les chances de son côté, notamment en termes d’imagerie, de surveillance, etc.
          - Ou bien on ne croit guère aux chances de guérison, et il n’y a pas lieu de mettre de l’oxygène.

          Le problème c’est que mon propos est ici très rigoureux, très logique ; j’y tiens beaucoup, mais il faut bien que je vous dise que je n’ai jamais réussi à convaincre grand monde avec ça. La situation la plus fréquente, c’est celle de ces malades qui ne vont ni bien ni mal, pour lesquels on est inquiet sans plus, et à qui on administre de l’oxygène sans que ce soit réellement nécessaire ; on est là plus près de la pensée magique que de la science. Mais en médecine la pensée magique occupe une place bien plus importante qu’on ne croit (et qu’il ne faudrait). Il ne faut pas trop en vouloir aux professionnels : c’est par ces fragilités qu’ils se montrent humains, et ce qu’on perd ainsi en efficacité (théorique) se retrouve, et bien au-delà, en qualité de relation.

          J’espère seulement que les choses se sont arrangées.

          Bien à vous,

          M.C.


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        • bonjour,
          savez vous combien de L/min on administre a un patient palliatif avec une sat a 82 %


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          • Bonsoir.

            Je ne peux pas répondre à votre question.

            Un sujet qui désature à 82 % est en difficulté respiratoire, c’est évident. Mais vous trouverez plus d’un insuffisant respiratoire chronique dont la saturation en oxygène se maintient péniblement au-dessus de 82% et qui n’en ressentent aucun inconfort. La première question à se poser est donc de savoir quelle est la cause de cette désaturation.

            D’autre part, si on veut améliorer la saturation en donnant de l’oxygène alors la seule réponse est : il faut donner la quantité d’oxygène qui améliore la saturation, et peu importe quelle quantité.

            Mais en fait les choses ne se présentent pas ainsi.
            - Il y a le problème vital. Si le malade désature, ce n’est pas l’oxygène qui va le sauver, c’est le traitement de la cause (si on peut traiter).
            - Il y a le problème de confort. Je persiste à dire que si le malade est en fin de vie, il y a des choses plus pertinentes que l’oxygène.

            Et dans le cas qui vous touche, il est impératif de savoir d’abord quelle est la maladie en cause, et quel est le degré d’évolution. Si vous avez des informations sur ces points, nous pourrons peut-être aller plus loin dans la discussion.

            Bien à vous,

            M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 9 octobre 2011 à 23:21 , par doume

    Medecin en EHPAD, je vous signale que l’Hypnovel n’est pas disponible en ville.


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 10 octobre 2011 à 07:18 , par Michel

      Bonjour, et merci de ce message.

      Vous devez bien penser que j’ai réfléchi avant d’écrire cet article. Si je me suis décidé à le rédiger de la sorte c’est pour deux raisons :
      - Une raison militante : L’Hypnovel est nécessaire en ville, il doit pouvoir être prescrit.
      - Une raison pratique : je n’ai jamais eu la moindre difficulté pour administrer de l’Hypnovel à domicile.

      Si on tient à rester dans le strict cadre légal on dispose d’au moins trois procédés :
      - Travailler avec un service d’hospitalisation à domicile.
      - Utiliser le décret du 15 juin 2004, dont l’imprécision permet la délivrance de l’Hypnovel par la pharmacie hospitalière. On est en difficulté avec les pharmaciens obtus.
      - Utiliser le Versed, qui lui ne pose aucun problème si le pharmacien veut bien s’en tenir à la réglementation.

      Si vraiment vous ne pouvez absolument pas résoudre le problème localement, il vous reste bien entendu les solutions alternatives d’autres molécules, mais elles sont de maniement plus délicat, et plus toxiques. Personnellement j’ai toujours estimé que si l’intérêt du malade l’exigeait absolument, il fallait passer outre la réglementation, et que j’avais de bons amis réanimateurs. J’attends les poursuites.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 26 mai 2011 à 02:42 , par bruno c

    d’accord, l’explication est complète.
    Merci.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 24 mai 2011 à 23:51 , par bruno c

    "S’il ne l’est pas on doit choisir entre un transfert SMUR à l’hôpital de proximité ou une entrée en fin de vie.
    L’oxygène n’a pas d’indication en fin de vie."

    Pourquoi l’oxygène n’aurait-il pas d’indication en fin de vie s’il apporte un réconfort ? N’apporte-il pas un réconfort ?


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 25 mai 2011 à 18:58 , par Michel

      Bonsoir, Bruno.

      Non, précisément.

      Enfin, nous parlons de médecine, où "jamais" est un mot proscrit.

      La meilleure manière, en fin de vie, de traiter un trouble respiratoire est de donner de la morphine, à doses très précises. La morphine diminue la sensibilité du centre de la respiration, ce qui fait que le malade ne sait pas qu’il respire mal. Or l’inconfort de la dyspnée résulte uniquement de la conscience qu’on en a.

      Si on donne de l’oxygène on se trouve face à trois difficultés :
      - Cela par définition n’a qu’un temps : car le trouble progresse, et on se trouvera inéluctablement dans une situation où, malgré de très forts débits, on ne soulagera plus le malade.
      - Cela induit des inconforts qu’on aurait tort de négliger en termes de sécheresse des voies respiratoires, de masques, de sondes, de tuyaux.
      - Cela pose rapidement des questions d’acharnement thérapeutique : quand la dyspnée est terminale, on sait que d’autres éléments d’inconfort vont survenir, de sorte qu’on est fondé à penser qu’il est temps que la mort vienne, sans qu’on la retarde par une assistance respiratoire.

      Donc je crois que, si on est assuré d’être face à une dyspnée terminale, il vaut mieux proposer d’emblée des traitements plus centrés sur le confort. Mais il y a bien sûr des exceptions.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 29 novembre 2010 à 00:59 , par d.o

    pourquoi un dosage de l’hemoglobine tous les mois ?
    vous ne parlez pas de l’observance ni de l’utilisation de l’oxymetre de pouls ???


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 29 novembre 2010 à 07:39 , par Michel

      Bonjour, et merci de vos remarques.

      Cet article répond à un besoin très précis : il ne s’agit pas de faire un cours sur l’oxygène, mais de préciser un mode de raisonnement en maison de retraite. Il est né le jour où je n’ai plus supporté, arrivant dans le service et écoutant les transmissions, d’entendre : "Ce malade a été très mal cette nuit, on lui a mis de l’oxygène, et il a été mieux". Et il s’agit uniquement pour moi de faire comprendre cette règle pourtant évidente : si le malade a besoin d’oxygène, il a besoin du médecin. Si donc l’équipe juge, et peu importe ses raisons, qu’elle doit utiliser l’oxygène, cela implique qu’elle prend son téléphone et appelle le médecin ; la mise sous oxygène n’a pas de sens si elle se s’accompagne pas d’autres mesures.

      Dans ce contexte, je ne crois pas que l’oxymètre serve à quelque chose, sinon à faire croire que la dyspnée n’est pas une urgence en soi (ne serait-ce qu’en raison de l’inconfort qu’elle induit) ; mais vous avez raison : je n’ai pas été réaliste en n’en parlant pas, et je vais compléter l’article pour en dire un mot.

      Quant à l’hémoglobine, cela reste pour moi le marqueur le plus simple, et peut-être le plus précoce, d’une aggravation inapparente : un insuffisant respiratoire chronique dont la situation se dégrade compense par une polyglobulie, et donc une augmentation de son hémoglobine. Naturellement ce point est mentionné non pas parce qu’il reviendrait à l’infirmière de prescrire le dosage mais pour lui indiquer qu’elle ne devra pas s’en étonner.

      Par contre la question de l’observance n’a pas sa place ici : comme je vous l’ai dit ce n’est pas le but de l’article, dont l’ambition est bien plus limitée.

      Bien à vous,

      M.C.


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    • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 15 mars 2016 à 16:56 , par pege michel

      Bonjour .Comme vous avez dû lire au fil de ce forum,je suis HTAPISTE sous oxygène 24h24 a 6 litres/mn et 9 Lt pour faire ma toilette.J tenais à vous dire que l’oxymetre de pouls ne sert à rien car je peu avoir les doigts bleus et être très essoufflé et o2 indiquant 97.Il se passe plusieurs mn avant que l’indication soit descendue .Je ne vais probablement pas vivre encore très longtemps et je souhaiterai être sous morphine.Mais ces toubibs"s’entêtent à me faire souffrir lorsque je suis très fatigué et crises difficile à décrire.Je souhaite qu’un Medecin puisse un jour expliquer ce phénomène.Si docteur M.Calvey le peu je serais très à l’écoute.merci d’avance. Michel Pege


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      • Utilisation de l’oxygène en maison de retraite Le 15 mars 2016 à 19:29 , par Michel

        Bonsoir, Michel.

        Je comprends bien, je crois, ce que vous dites. Juste un détail cependant : il est tout à fait habituel de constater un décalage entre les indications de l’oxymètre et une éventuelle cyanose ; mais une fois qu’on le sait, l’oxymètre retrouve sa pertinence ; d’autre part la baisse du taux d’oxygène n’est pas le seul mécanisme de cyanose.

        Sur votre désir, je ne peux vous répondre qu’avec prudence : vous abordez des points terribles, qui ne peuvent s’étudier que dans une relation face à face. Il faudrait que vous puissiez être pris en charge par une équipe de soins palliatifs ; ce n’est pas forcément très difficile, car il existe des réseaux de soins palliatifs à domicile qui peuvent intervenir en maison de retraite. il en va de même d’un psychologue, qui me semble indispensable, non qu’il faille vous remonter le moral, mais pour vous aider à faire le point en toute lucidité.

        Je ne sais pas ce que vous entendez par "être sous morphine". L’intérêt de la morphine est de limiter la sensation d’essoufflement, mais au prix d’effets secondaires en termes de sédation et d’une (très relative) aggravation de l’état respiratoire. Je me demande si pour vous il ne s’agit pas d’un équivalent de sédation,voire d’euthanasie. Je ne reviens pas sur ma position personnelle en ce qui concerne l’euthanasie ; sur la sédation par contre, et même si je suis assez hostile à la récente loi, il demeure que la décision de sédation relève de votre seule liberté. Sous condition, donc que vous puissiez élaborer une réflexion et un cheminement avec une équipe compétente, votre droit absolu est que cette discussion ait lieu.

        Avez-vous établi des directives anticipées ?

        Bien à vous,

        M.C.


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