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Les troubles du transit en gériatrie

vendredi 12 janvier 2007 par Michel

PRISE EN CHARGE DES TROUBLES DU TRANSIT

LA DIARRHEE :

Définition :

La diarrhée se définit par l’augmentation de volume des selles. Elle ne se juge pas sur la consistance ou sur l’aspect : une selle molle n’est pas une diarrhée. On ne parle de diarrhée qu’en fonction du nombre de selles.

En pratique [1] la diarrhée est « l’émission trop fréquente de selles trop liquides ».

On doit distinguer :
- La diarrhée aiguë, correspondant en général à une gastro-entérite virale. Elle est épidémique et de courte durée (2 jours).
- La diarrhée chronique, pour laquelle des examens compliqués sont nécessaires. Elle se définit par une durée supérieure à 15 jours. La diarrhée chronique est très rare.
- La fausse diarrhée sur fécalome, qui est en pratique la
situation la plus courante.

Stratégie devant une diarrhée :

S’agit-il d’une diarrhée ?

Non seulement on compte le nombre de selles (pas de diarrhée à moins de 3 selles dans la journée), mais on se renseigne sur le transit dans les semaines qui ont précédé (recherche d’un épisode de constipation).

On se renseigne également sur l’ordonnance. Le ridicule est l’association laxatifs-antidiarrhéiques.

Une des principales causes de diarrhée aiguë est l’infection urinaire. Les signes de la pathologie urinaire sont des signes digestifs.

Y a-t-il des signes associés ?

- Signes digestifs : vomissements, douleurs, sang. Dans ce cas le diagnostic médical devient urgent.
- Fièvre : une diarrhée fébrile conduit à de multiples diagnostics, tous urgents eux aussi, même si en pratique le plus fréquent restera la gastro-entérite virale bénigne.
- Fécalome : c’est l’obsession. La fausse diarrhée sur fécalome est facile à reconnaître quand on y pense ; elle est souvent caractérisée par des selles liquides mais peu abondantes.
- Signes urinaires : la bandelette urinaire doit être systématique, même si elle n’est pas facile... la recherche d’un globe vésical est fondamentale.
- Conséquences de cette situation : il faudra évaluer le risque de déshydratation, l’incidence sur le confort (douleurs...).

Quelle est la prise en charge ?

Avant toute prescription :

- 1. On commence par prendre des précautions au niveau cutané.
- 2. Arrêt des laxatifs.
- 3. Bandelette urinaire.
- 4. Se demander s’il y a d’autres cas.
- 5. Décision sur une éventuelle réhydratation : il suffit de vérifier qu’il n’y a ni tachycardie ni hypotension.

Du point de vue médicamenteux on dispose des pansements type argile, mais le plus efficace et le plus simple est l’usge de produits ralentisseurs, type lopéramide [2].

Les ralentisseurs ne sont pas donnés en présence de morphine :
- Parce que la morphine est le plus puissant d’entre eux.
- Parce que toute diarrhée sous morphine est d’abord une fausse diarrhée.
- Parce que ces produits sont des morphiniques, et que des interactions médicamenteuses sont possibles.

Le traitement par ralentisseur ne peut être donné plus de 24 heures sans vérification médicale. Au bout de 24 heures on surveille :
- L’évolution du transit.
- L’évolution de l’alimentation et des apports en eau.
- L’évolution des autres symptômes.

LA CONSTIPATION :

Autant la diarrhée est vite (souvent trop vite) repérée par les soignants, autant la constipation est négligée. C’est que la diarrhée est plus gênante pour le soignant que la constipation. Pourtant c’est là le problème essentiel.

Définitions :

- La constipation est le fait pour un sujet d’avoir des selles trop peu fréquentes.
- Pour un sujet âgé, il est normal de n’avoir que trois selles par semaine.

On va donc parler de constipation :
- A partir de trois jours sans selles.
- Ou parfois si le sujet se plaint : douleurs et inconforts sont souvent rapportés (mais il ne faut pas toujours y croire).

Les morphiniques (morphine, codéine, Di-Antalvic, Topalgic) induisent une constipation.

Le risque de la constipation est le fécalome, qui se révèle souvent par une fausse diarrhée :
- Toute diarrhée doit d’abord faire penser à un fécalome.
- Aucune diarrhée ne doit être traitée à moins de 3 selles par 24 heures.

L’insuffisance des boissons et d’exercice physique favorisent la constipation.

Toute constipation récente doit faire penser :
- A une infection urinaire.
- A un cancer colique.

Stratégie générale de prise en charge :

Le diagnostic de constipation suppose :
- Un chiffrage : moins de 3 selles par semaine.
- Un examen médical préalable.
- Une bandelette urinaire.
- Une révision de l’ordonnance (morphiniques, mais aussi diurétiques, etc...).

La prise en charge suppose :
- La mise en place d’une surveillance des selles.
- L’étude sur 1 semaine des apports en fruits et légumes.
- L’étude sur 1 semaine des apports en eau.
- L’étude sur 1 semaine de l’activité physique.

La constipation est bien prise en charge quand il y a au moins 3 selles par semaine et aucune plainte du malade. La stratégie est toujours révisée tous les mois.

Les moyens :

Les laxatifs :

Nous disposons de laxatifs :
- Les osmotiques : c’est le laxatif de base.
Ils agissent en augmentant la quantité d’eau contenue dans les selles. Ce sont donc les plus naturels de tous les laxatifs. Ils sont indiqué dans toutes les formes de constipation.
La dose est de 1 à 3 sachets par jour, parfois plus [3]. Attention : aucun autre médicament ne doit être pris en même temps.

- Les préparations pour coloscopie : C’est la même chose, mais le produit est plus concentré.
La dose est de 1 sachet par jour. En pratique il n’est utilisé qu’en présence d’un fécalome, ou lorsque le transit n’est obtenu qu’au prix de plus de 3 sachets de laxatifs osmotiques standard.

Les laxatifs végétaux (séné, csarcara...) : Ce sont des laxatifs très irritants, qui ne doivent être utilisés que pour traiter la constipation induite par la morphine ou pour certaines situations neurologiques (notamment les paraplégies et la maladie de Parkinson.

Les lavements :

Ils ne sont utilisés que pour éviter ou pour traiter un fécalome. Il y a deux types de lavements :

- Le lavement aux laxatifs osmotiques : C’est un lavement de petit volume. Il est utilisé en routine.

- Le grand lavement évacuateur : Il est utilisé après échec du précédent et se compose de 2 l d’eau tiède additionné d’un petit lavement [4]. Il suppose un patient coopérant et est réservé aux fécalomes prouvés ayant résisté aux autres mesures.

Les lavements sont utilisés :
En cas de fécalome.
En cas d’absence de selles depuis 4 jours.

Le fait d’administrer un lavement à un patient prenant des laxatifs impose de réviser la stratégie laxative.

La surveillance :

Le suivi du traitement laxatif comporte :
- Une surveillance des selles.
- Une surveillance de apports en eau.
- Un bandelette urinaire deux fois par mois.
- Une révision de la stratégie tous les mois.

Le fécalome :

Le fécalome est un événement extraordinairement fréquent dans une institution normale.

Il y a à cela de multiples raisons :
- Vieillissement du tube digestif, avec diminution des sécrétions et de la motricité.
- Diminution de l’activité physique.
- Diminution des apports en eau et en fibres.
- Médicaments.

Quand penser à un fécalome ?

Tout trouble digestif doit faire poser quatre questions :
- 1.Médicaments ?
- 2.Infections urinaires ?
- 3.Infarctus ?
- 4.Fécalome ?

On évoquera donc un fécalome devant :
- 1.Une constipation : soit constipation de plus de 4 jours, soit selles très espacées ; dans ce cas il peut y avoir une accumulation progressive de selles.
- 2.Une diarrhée : autant la constipation est fréquente, autant la diarrhée est rare. Le plus souvent il s’agit d’une fausse diarrhée : le fécalome irrite la paroi intestinale, et le sujet a la diarrhée parce qu’il est constipé.
- 3.Des vomissements, en sachant que c’est aussi un signe d’infarctus et d’infection urinaire.
- 4.Une anorexie.
- 5.Une agitation (chez le dément par exemple), un changement de comportement.

Diagnostic :

- 1.L’examen abdominal permet souvent de découvrir un intestin encombré.
- 2.Le toucher rectal repère les fécalomes bas situés.
- 3.La radiographie de l’abdomen repère les autres.
- 4.Le seul critère absolu est l’évacuation...

Le diagnostic de fécalome suppose notamment une recherche de globe vésical (le sondage doit être fait très facilement) et d’infection urinaire.

Traitement :

Il faut évacuer le fécalome. On fait donc un petit lavement, éventuellement un second. Si cela suffit, il ne reste plus qu’à mettre en place une stratégie laxative. Attention, l’évacuation d’une grande quantité de selles ne signifie pas la guérison : le fécalome est évacué non pas quand le lavement donne des selles, mais quand il n’en donne plus. Ne pas oublier d’envisager une évacuation manuelle.

En cas d’échec, il faut ajouter une préparation pour coloscopie pendant 1 semaine maximum. On envisage le grand lavement, éventuellement répété.

Il est capital de surveiller l’hydratation, car ces manoeuvres ne sont pas toujours bien tolérées de ce point de vue.


Notes

[1La théorie est un peu plus complexe, mais il s’agit ici de rester simple et efficace

[2Ils sont contestés, mais en pratique on garde le sentiment d’une efficacité irremplaçable.

[3Une expérience déjà ancienne avait été menée par une équipe qui proposait de préparer une boisson laxative donnée systématiquement.

[4Les formules sont aussi innombrables que pittoresques ; rien ne semble avoir fait la preuve de sa supériorité.

131 Messages

  • Les troubles du transit en gériatrie Le 16 juin à 16:53 , par Billiard Patricia

    Bonjour Docteur,

    Je travaille de nuit en EHPAD, et en ce qui me concerne, j’essaie de respecter le sommeil des Résidents, dans le sens où j’évite de les réveiller si ils DORMENT !!!

    Alors, est il normal, qu’à 20H30, on leur administre un normacol où un microlax ????

    Perso, en ayant toute ma tête, valide,et constipée (et il faudrait pouvoir dire que l’on est vraiment constipé) je ne prendrais rien avant de me coucher...

    J’arrive à 21h, et on me dit çà Pffffff......

    Il est évident que la personne sera gênée.... (Parfois non).

    Je ne sais plus quoi dire pour faire comprendre que la nuit est faite pour dormir et non pour évacuer des selles !!!

    je suis fatiguée de dire qu’il faut respecter le rythme de la personne et pas celui de la planification ..

    Que faire, suis je trop dans le trop ?

    Merci de me donner votre avis afin de pouvoir évoluer dans le bon sens ; je parle de moi.

    PS : merci pour l’info, j’ai compris comment poser ma, mes questions sur le forum

    MERCI


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 19 juin à 19:30 , par Michel

      Bonjour, Patricia.

      Votre position est de bon sens, et il faudrait que vos collègues se demandent pourquoi elles font ce qu’elles font. Il y a des cas où elles agissent ainsi pour s’économiser la peine de faire des changes, mais très souvent elles n’ont même pas réfléchi à la question.

      Le problème est que ces pratiques irrationnelles ont la vie dure (« On a toujours fait comme ça »), et que vous n’obtiendrez rien sans une réflexion d’équipe.

      Que dit votre cadre ?

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 25 mai à 11:14 , par Sophie

    Bonjour docteur Cavey,

    Suite à une radiothérapie pour soigner un cancer de l’anus, il arrive que ma mère ait des épisodes de " diarrhées" ( envies subites et selles très molles 1 à 2 fois par jour mais pas tous jours non plus), le souci étant , parce que cet inconfort l’embête, ma mère veut alors arrêter de manger, le gastro- entérologue m’a conseillé de lui donner du SMECTA ( 3 sachets par jour). Il a laissé un message sur mon portable suite à mon exposé ( à peu près dans les mêmes termes que mon écrit de ce jour) à sa secrétaire.

    Pourriez- vous , s’il vous plait m’expliquer en quelques mots pourquoi le gastro a conseillé ce médicament . Il est à noter également que ma mère souffre de troubles cognitifs, est aussi une personne âgée ( 88 ans) , pour caricaturer ( j’assume cette caricature) " pas contente si elle ne va pas à la selle et pas contente non plus si elle y va trop"

    Merci,
    Sophie


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 27 mai à 08:04 , par Michel

      Bonjour, Sophie.

      Je dois tout d’abord inlassablement renouveler ma mise en garde : si on pouvait faire de la médecine sur Internet, c’est qu’on aurait affaire à des problèmes simples qui n’auraient même pas besoin d’être posés.

      Cela dit le contexte dont vous parlez évoque bien sûr une rectite radique. Mais cela ne doit pas empêcher de penser que les troubles sont liés à tout à fait autre chose (surtout en l’absence de douleurs). D’autre part nous sommes dans la misère quand il s’agit de traiter ces rectites radiques.

      Le médecin agit donc sagement en proposant un produit qui pourra avoir un rôle de pansement intestinal et qui pourrait aider à redonner de la consistance aux selles sans risquer de constipation. Mais il ne faut pas s’illusionner outre mesure sur l’efficacité, le mieux étant de ne rien faire du tout. Je sais bien que la patiente ne l’accepterait guère...

      Bien à vous,

      M.C.


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      • Les troubles du transit en gériatrie Le 28 mai à 07:01 , par Sophie

        Bonjour docteur Cavey,

        " ... Je dois tout d’abord inlassablement renouveler ma mise en garde : si on pouvait faire de la médecine sur Internet, c’est qu’on aurait affaire à des problèmes simples qui n’auraient même pas besoin d’être posés..."

        Je vous remercie , malgré votre réserve, de m’avoir répondu.

        Mon souci :

        Alors que l’oncologue, le radiothérapeute puis le gériatre m’avaient prévenue qu’ à peu près à mi chemin de ses séances de radiothérapie, ma mère allait devoir affronter une période de grande fatigue, contre toute attente, les signes de grande fatigue sont apparus à peu près deux semaines après la fin de sa radiothérapie.

        J’ai bien cru à ce moment là que ma mère baissait les bras, elle ne s’alimentait plus, chutait fréquemment car se déplaçait alors à l’aide de deux cannes et connaissait l’inconfort des " fausses envies " et des " vraies envies" d’aller à la selle, jours et nuits etc.

        Bref il a fallu à ce moment là repenser de A à Z sa prise en charge quotidienne.

        Alimentation plus attrayante, Prises de tête afin qu’elle puisse conserver son autonomie pour aller aux toilettes seule jour et nuit et aussi envisager qu’elle puisse voir du monde puisque elle avait appréciér ses AR quotidiens en ambulance au service d’oncologie distant de 50 kms, les ambulanciers étaient, selon ses dires," formidables" "très attentionnés" avec elle.... de véritables petites mères.

        Ma mère ayant aussi des problèmes cognitifs, les visites habituelles de ses connaissances à la maison se sont bien sûr raréfiées, nous avons alors envisagé, un "ailleurs" en lui proposant l’accueil de jour, sauf qu’à l’accueil de jour elle a besoin d’aide pour aller aux toilettes car elle ne reconnait pas le chemin , marche désormais avec un déambulateur ( moins risqué que les cannes et peut envisager des poses si le trajet est trop long ( Insuffissance cardiaque dite sévère) alors qu’à la maison , nous installons sa chaise garde robe près de son lit ou près de son fauteuil dans le salon, libre à elle il est vrai, d’aller 10 fois par jour sur les toilettes si elle le désire.

        A l’accueil de jour elle est jugée trop demandeuse et ne veut plus y aller.

        Mon souci :

        Construire un argumentaire qui tienne la route. en direction des AMP de l’accueil de jour.

        Sophie


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        • Les troubles du transit en gériatrie Le 28 mai à 15:24 , par Michel

          Bonjour, Sophie.

          Je ne comprends pas votre question.

          Les AMP sont des professionnels de santé, que pour ma part j’ai toujours trouvés remarquablement formés et compétents. Ils n’ont nul besoin d’un argumentaire : il vous suffit de les rencontrer et de leur expliquer ce que vous croyez. Ils ne manqueront pas d’en tenir compte, même si je suppose bien qu’à l’occasion de leur prise en charge il n’ont pas manqué de faire leurs propres observations, qui ont pu éventuellement déboucher sur des conclusions inattendues pour vous. Mais la prise en charge ne sera bonne que s’ils entendent votre parole et vous la leur.

          Bien à vous,

          M.C.


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          • Les troubles du transit en gériatrie Le 28 mai à 18:07 , par Sophie

            " .. il vous suffit de les rencontrer et de leur expliquer ce que vous croyez. Ils ne manqueront pas d’en tenir compte, même si je suppose bien qu’à l’occasion de leur prise en charge il n’ont pas manqué de faire leurs propres observations, qui ont pu éventuellement déboucher sur des conclusions inattendues pour vous... "

            Quand je suis allée chercher ma mère le soir de sa première journée , l’AMP présente m’a dit que les demandes certes répétées de ma mère pour aller aux toilettes étaient de caractère obsessionnel , un peu comme si la démence de ma mère expliquait à elle seule ses demandes .

            Mon souci est d’expliquer que, certes ma mère souffre de démence, certes, ma mère à l’instar de beaucoup de personnes âgées donne une importance inouïe à la peur d’être constipée ou à l’inverse la peur d’être en diarrhée, mais il est aussi de dire qu ’un des effets secondaires probables d’une radiothérapie est d’induire de " fausses envies " d’aller à la selle comme de " vraies envies" se caractérisant par une difficulté de retenir ses selles et c’est sur ce dernier point ( effets secondaires) que je souhaite tenir un argumentaire le plus professionnel possible.

            Après,

            Je suis tout à fait consciente que passer une journée à l’accueil de jour ce n’est pas la même chose que passer une journée dans l’intimité de la maison. En tout cas c’est précisément ce que j’ai argumenté à ma mère : les AMP ne peuvent pas , parce qu’il ya d’autres personnes présentes, lui mettre à disposition une chaise garde robe dans la pièce de vie.

            A la maison ma mère a choisi l’option d’être autonome pour aller aux toilettes car je lui ai clairement dit que je ne tiendrai pas le coup si elle m’appelait sans arrêt jour et nuit pour l’accompagner aux toilettes.

            Sophie


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            • Les troubles du transit en gériatrie Le 28 mai à 19:28 , par Michel

              C’est une situation extrêmement classique de débat entre une équipe soignante et des proches, les premiers étant sensibles à l’anxiété des seconds et les seconds craignant que les premiers ne sous-estiment la situation. Je n’ai pour ma part aucun moyen d’entrer dans ce débat. Mais il me semble que si vous recherchez des éléments susceptibles de nuancer la position des soignants, c’est le gastro-entérologue qui peut vous les donner.

              Sur les rectites radiques, voyez par exemple : http://www.fmcgastro.org/postu-main/archives/postu-2007-lyon/traitement-des-rectites-radiques-chroniques-hemorragiques-les-forces-en-presence/.

              Bien à vous,

              M.C.


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              • Les troubles du transit en gériatrie Le 3 juin à 08:15 , par Sophie

                Bonjour Docteur Cavey,

                " ... Mais il me semble que si vous recherchez des éléments susceptibles de nuancer la position des soignants, c’est le gastro-entérologue qui peut vous les donner...3

                Lundi dernier nous avions RV avec le gériatre qui suit ma mère dans le cadre de sa prise en charge pluridisciplinaire de son cancer. Le cadre de cette prise en charge prévoit 3 RV avec le gériatre et le RV de lundi était le dernier.

                Le gériatre a trouvé bonne l’initiative de l’accueil de jour mais ma mère lui a dit qu’elle ne voulait pas y retourner car elle avait le sentiment de déranger les autres patients quand elle demandait d’aller à la selle pendant le temps de sieste ou de repos après le déjeuner.

                deux questions

                Est ce que je peux demander au gériatre qui suit ma mère de se mettre en relation avec le gériatre qui intervient à l’accueil de jour pour expliquer le ceci du cela. Je vous pose la question car si il y a une chose que la prise en charge du cancer de ma mère m’a enseigné, les différents médecins n’aiment pas trop que les autres marchent sur leur plates bandes ?

                Est ce que l’on peut demander que ma mère continue à être suivie par le gériatre "du cancer" même si nous avons " soldé" les 3 RV prévus car le courant passe très bien avec ma mère. Le gériatre qui suivait ma mère avant son cancer a pris sa retraite juste au moment où son cancer a été diagnostiqué ?

                Merci,
                Sophie


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                • Les troubles du transit en gériatrie Le 4 juin à 09:05 , par Michel

                  Bonjour, Sophie.

                  Vos deux questions appellent des réponses évidentes.

                  Est ce que je peux demander au gériatre qui suit ma mère de se mettre en relation avec le gériatre qui intervient à l’accueil de jour pour expliquer le ceci du cela.

                  La coordination de la prise en charge est une obligation pour tout médecin. Si donc le gériatre hospitalier ne prend pas l’initiative de contacter son confrère, c’est qu’il ne le juge pas nécessaire. Mais rien ne s’oppose à ce que vous lui posiez la question.

                  Est ce que l’on peut demander que ma mère continue à être suivie par le gériatre "du cancer"

                  Même remarque, la réponse est évidente : vous pouvez demander la continuation de ce suivi. C’est au médecin concerné qu’il appartient d’accepter ou non.

                  Bien à vous,

                  M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 14 mai à 22:54 , par hélène

    Bonjour,
    Ma mère de 82 ans a fait un AVC ischémique il y a 3 semaines. Elle est hémiplégique et aphasique.
    Elle est hospitalisée et souffre depuis plus d’une semaine en continu avec en plus des spasmes très douloureux à lui donner les larmes aux yeux (elle geint et se tord sur son côté non paralysé).C’est une femme qui est très dure au mal et qui ne s’est jamais plaint de quoi que soit. Cette souffrance freine à sa récupération post AVC.
    Elle est traitée pour un fécalome (lavements) depuis 10 jours et une infection urinaire depuis aujourd’hui (antibio).
    Je me posais la question sur la prise en charge de la douleur :
    - Est ce qu’un fécalome et une infection urinaire peuvent mettre une personne dans un état si douloureux ?(Car c’est la réponse que j’ai eu au CHU et il n’y a pas d’autres investigations)
    - On lui donne du paracétamol(1000mg) en perfusion toute les 6 heures (mais cela ne semble pas calmer les douleurs). N’y aurai t-il pas quelque chose de plus efficace à la place ou en complément ?
    - Est ce que des antidouleurs à plus forte dose seraient contre indiqué en cas de fécalome ?

    Je vous remercie par avance de prendre attention à mon message. Il est tellement dur de voir sa mère dans cet état de souffrance.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 15 mai à 16:22 , par Michel

      Bonjour, Hélène.

      Difficile de vous répondre, car votre présentation est tout de même (et comment ne le serait-elle pas ?) fragmentaire. En particulier nous ne savons pas quel va être le pronostic de cet accident : au bout de trois semaines il vaudrait mieux que la récupération ait commencé, faute de quoi il sera bon de ne pas entretenir d’illusions excessives.

      De la même façon il faudrait en savoir plus sur ces douleurs. Le fécalome est une excellente hypothèse mais ce n’est pas la seule, et il faudrait savoir comment les professionnels ont raisonné. Il y a peu d’examens à faire, mais il serait utile d’avoir une simple radiographe de l’abdomen, qui permet souvent de mettre en évidence des images très évocatrices.

      Supposons que le diagnostic soit le bon, et qu’on ait affaire à un fécalome. Il faut le traiter, et on sait bien que ce n’est pas toujours commode. L’infection urinaire est banale en présence d’un fécalome, soit comme cause soit comme conséquence. On pourrait souhaiter disposer d’une simple radiographie de l’abdomen, qui donne souvent des images caractéristiques. Et s’armer de patience.

      Quant à la douleur c’est plus délicat, car il existe assez peu de solutions. Le paracétamol est une bonne solution. On pourrait envisager des antispasmodiques, mais si les médecins y ont renoncé ils peuvent avoir leurs raisons. Bref rien de tout cela n’est simple. Tout ce que je peux dire c’est que je n’ai jamais vu un tel problème rester durablement sans solution.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • Les troubles du transit en gériatrie Le 22 mai à 10:20 , par hélène

        Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre.
        Nous avons demandé des investigations complémentaires de l’abdomen mais nous n’avons eu aucune suite à nos demandes.
        Nous avons heureusement réussi à trouver une place en SSR (gériatrie). Dès le jour du transfert nous avons eu une très bonne impression sur sa prise en charge avec un personnel soignant agréable, gentil et à l’écoute.
        Les progrès au niveau de la parole et la réduction de la douleur sont apparus dès le lendemain du transfert en SSR !
        Puis en quelque jours : reprise partielle de la parole, phase de conscience plus longue et surtout sourire+++ et quelques rires à bon escient. Bien sur c’est loin d’être gagné mais pour nous c’est énorme. Chaque jour nous amène son lot de petit progrès et surtout notre mère n’est plus triste et douloureuse bien que les lavements restent nécessaires.
        On reste donc sur notre idée que notre mère n’était pas bien prise en charge dans ce service du CHU, le changement radical dès le lendemain du transfert ne fait qu’appuyer notre sentiment.
        Bien à vous ;
        Hélène


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        • Les troubles du transit en gériatrie Le 22 mai à 19:35 , par Michel

          Bonsoir, Hélène.

          Je partage votre joie. Cela pourrait indiquer que nous ne rêvons pas quand nous disons que tout de même la prise en charge gériatrique présente quelques spécificités.

          Il faut toutefois rester prudent : il arrive que n’importe quel changement soit l’occasion d’une embellie qui ne dur pas. Et surtout rien n’indique que les progrès vont se poursuivre suffisamment pour permettre une vie acceptable sur le long terme.

          Il n’en reste pas moins qu’en effet cette amélioration est bonne à prendre.

          Bien à vous,

          M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 16 décembre 2016 à 10:30 , par Christel

    Bonjour Docteur,

    Je suis IDE en EHPAD, et mon problème porte sur deux points : constipation et trouble de la déglutition.

    Plusieurs de nos résidents souffrent de ces 2 troubles et prennent des laxatifs osmotiques dans un verre d’eau épaissie. C’est impossible !!! Je voudrais pouvoir l’expliquer à mes collègues sans avoir l’air de leur donner une leçon et en m’appuyant sur de la littérature mais je n’en trouve pas. Je voudrais que l’on améliore nos pratiques quant à la prévention de la constipation mais je rame...

    J’ai besoin d’être guidée un peu (beaucoup ?) dans ma démarche.
    Merci.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 18 décembre 2016 à 16:29 , par Michel

      Bonjour, Christel.

      Je ne crois pas que vous trouverez de la littérature : ce sont des sujets qui, comme tous les sujets importants de la prise en soins, n’intéressent personne.

      Mais il me semble que si vous voulez obtenir un résultat auprès de vos collègues vous n’avez pas forcément besoin de littérature : que voulez-vous prouver ? Si vous pouviez détailler chacun des temps de ce soin, vous pourriez mieux montrer ce qui ne va pas.

      Les malades qui ont des troubles de la déglutition peuvent être constipés pour de multiples raisons, mais surtout parce qu’ils sont grabataires, ou parce qu’ils sont soumis à une alimentation insuffisamment riche en fibres. Il n’est pas très difficile de mettre un laxatif osmotique dans de l’eau gélifiée, même si je n’aime pas beaucoup l’eau gélifiée. Mais avant de le faire il faut être sûr que le trouble de la déglutition l’exige, et je crois que ces troubles et leurs dangers sont très souvent surestimés.

      Je crois aussi qu’on méconnaît l’efficacité et la simplicité de techniques alternatives qui peuvent être précieuses chez le sujet âgé. Mais cela ne peut s’étudier que dans le cadre d’une réflexion globale, avec une implication forte du médecin.

      N’importe : la première chose à faire est de préciser votre problème en disant : c’est impossible parce que… A partir de là nous travaillerons.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • Les troubles du transit en gériatrie Le 22 décembre 2016 à 11:10 , par Christel

        Merci Docteur pour votre réponse.

        Vous avez raison sur tellement de points. La prise en soins des personnes grabataires est si complexe... Notre système étant basé sur l’immédiateté que dès qu’une personne est constipée (et encore...) on lui donne un laxatif sans se poser plus de questions. Je me sens si impuissante parfois à essayer de faire comprendre le pourquoi du comment, faire en sorte que nos prises en soins soient réfléchies. Si je cherche des écrits, ce n’est pas pour prouver quoique ce soit, c’est pour justifier une demande. C’est une façon de dire "ce n’est pas moi qui le dit".
        Ce qui est impossible, c’est de mélanger un laxatif osmotique dans un verre d’eau épaissie (avec Magic Mix par ex) parce que le mélange redevient liquide avant que la personne n’aie eu le temps de terminer son verre. En plus ce doit être dégoûtant !

        Je vais impliquer le médecin traitant et revoir la prise en soins plus globalement.

        Cordialement.


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        • Les troubles du transit en gériatrie Le 22 décembre 2016 à 18:55 , par Michel

          Bonsoir, Christel.

          Je ne connaissais pas cette tendance des laxatifs osmotiques à reliquéfier l’eau gélifiée. Peut-être cela dépend-il du gélifiant utilisé ? D’autre part vous avez des gels d’huile de paraffine qui peuvent contribuer à résoudre cette question.

          Mais les problèmes que vous posez sont réels. Non seulement sur le goût, auquel je n’ose penser, mais bien plus sur l’absence de réflexion. Je crois que le comportement des professionnels en matière de transit est totalement irrationnel, et il y aurait là, en termes de symbolique, beaucoup à écrire. Une bonne stratégie laxative doit se penser sur le long terme, on ne doit pas procéder au coup par coup. Il faut définir les objectifs, qui sont de deux à trois selles par semaine, et savoir que les choses doivent se faire en douceur. Tout au plus ajouterai-je qu’en institution la constipation est un tel problème que je ne suis pas contre une attitude systématique : il se peut que le prix à payer pour être efficace soit de traiter tout le monde, y compris ceux qui n’en auraient pas besoin.

          En tout cas il faut mettre un peu de pensée dans tout cela.

          Bien à vous,

          M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 8 décembre 2016 à 09:01

    Bonjour j ai 83 ans des diverticules et des infections urinaires à répétition depuis un an je souffre régulièrement de forts maux de ventre flactulendes ect c est le cas en ce moment je ne dors plus mon ventre m en empêche mon docteur pense que c est une diverticulite il me donne du flagyl que je ne supporte pas alors de l ercerfuryl carbo levure spafon ect depuis 15 jours que ça dur aucune amélioration je n ai pas de fièvre je n ai pas faim très fatiguée j ai l impression que je vais mourrir je suis seule chez moi et je ne suis pas rassurée par ce mal j ai l impression de ne plus avoir de forces c vrai que je suis souvent I


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 9 décembre 2016 à 07:54 , par Michel

      Bonjour, et merci de ce message.

      Je ne peux pas vous répondre sur le fond : vous imaginez bien que la médecine ne se fait pas sur Internet, et on ne voit pas comment je pourrais, moi qui ne vous ai pas examinée, avoir une opinion plus justifiée que votre médecin. C’est donc à lui qu’il faut en reparler.

      Mais ce qui me frappe c’est la crainte que vous avez d’avoir quelque chose de grave. Et je vois bien que cette crainte vous envahit. Sur ce point par contre je crois qu’on peut être formel : votre crainte n’est pas justifiée par la situation. Bien sûr il va être important de régler ce problème ; mais dans ce que vous décrivez il n’y a pas d’élément de gravité. Je crois que vous avez raison : si vous n’aviez pas ce sentiment de solitude vous auriez moins peur. Et je le comprends, mais si ce sentiment est inconfortable il n’en reste pas moins que je ne vous crois nullement en danger.

      Non : le mieux est décidément de revoir votre médecin, en insistant sur votre inquiétude, même si elle est irrationnelle.

      Bien à vous,

      M.C.


      Répondre à ce message

  • Les troubles du transit en gériatrie Le 27 novembre 2016 à 20:02 , par Reine

    Bonsoir,

    Je vous écris pour un cas désespéré. J’ai ma grand-mère qui habite dans un pays tropical, et qui fait la diarrhée depuis 10 jours. A cette diarrhée s’associe de la fièvre, et une très grande fatigue. Des examens de selles doivent être fait dès demain, mais y a t-il un médicament qu’ils peuvent acheter sur place pour stopper la diarrhée ? La situation est t-elle qu’elle a souvent des moments où elle ne peut plus parler, tellement elle est fatiguée.

    Pouvez-vous me donner un conseil ?

    Je vous remercie,


    Répondre à ce message

    • Les troubles du transit en gériatrie Le 27 novembre 2016 à 21:03 , par Michel

      Bonjour, Reine.

      Je ne peux évidemment pas me faire une idée précise de la situation : je n’ai pas vu la malade, et on ne fait pas de la médecine sur Internet. Ma réponse sera donc forcément évasive.

      Mais il y a tout de même des choses assez simples qu’on peut dire sans grand risque de se tromper.

      La conséquence la plus immédiate d’une diarrhée est la déshydratation. On peut donc tenir la situation assez longtemps si on veille tout simplement à faire boire la malade. Que lui faire boire ? N’importe quoi du moment que c’est de l’eau et qu’il y en a suffisamment. On pourrait ajouter des médicaments mais leur efficacité a de grandes chances d’être limitée, et on ne serait pas à l’abri d’une toxicité ou d’un effet indésirable. Je serais donc très imprudent en vous conseillant un traitement.

      Après il faut s’occuper de la cause. Il va de soi que la première idée qui vient chez une personne qui fait une diarrhée fébrile en pays tropical est celle d’une diarrhée infectieuse. Dans ce cas il n’y a pas lieu de prévoir une difficulté de traitement, et on doit s’attendre que l’évolution soit très simple.

      Mais pour vous en dire plus il faudrait être sur place...

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 6 novembre 2016 à 18:32 , par Magnon François

    Bonsoir. Quels sont les aliments à éviter pour limiter les diarrhées ou celles molles chez des personnes agées (90 ans homme). merci


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 6 novembre 2016 à 19:15 , par Michel

      Bonsoir, François.

      Il n’y a pas d’aliment à éviter. Du moins aucun autre que ceux qui tombent sous le sens : vous savez bien ce qui vous arrive quand vous mangez trop de cerises.

      Mais chez le sujet âgé, il y a trois obsessions :
      - Ne pas favoriser la dénutrition en créant des interdits alimentaires inconsidérés.
      - Ne pas déshabituer le côlon à s’accommoder de tous les aliments.
      - Maintenir le plaisir de manger.

      Il faut donc avant tout se demander d’où viennent les diarrhées. Cela fait, s’il n’y a aucune explication, on peut observer le phénomène, repérer des aliments suspects, tester ce qui se passe quand on les retire, voir ce qui se passe quand on les réintroduit, et si vraiment certaines évictions font la preuve de leur pertinence, les maintenir pour un temps, sans omettre d’essayer une réintroduction prudente de temps en temps. Toute autre attitude est injustifiée.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 14 octobre 2016 à 13:26 , par meriem ahmed

    bonjour j’ai eu 6 mois de diarrhée a cause d’un champignon au colon j’ai fait une coloscopie j’ai pris un antibiotic cest bon il est parti mais maintenenant le probleme qui me reste c’est la peur quelle m’a laissé psychiquement mon qastro ma préscrit dogmatyl mais il ne ma rien fait maintenant je prend du sulpirene sa calme un peut mais je veux un medicament une fois pr toute aidez moi svp


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 15 octobre 2016 à 20:54 , par Michel

      Bonjour, Meriem.

      Je ne peux rien vous dire : vous postez sur un site qui s’occupe de personnes très âgées ou en fin de vie ; et vous n’êtes ni dans un cas ni dans l’autre. Qui plus est vous parlez de trouble psychique et non de trouble du transit. Je ne peux donc pas vous aider, n’ayant aucune compétence pour le faire.

      Mais il me semble que ce n’est pas un médicament qui va vous aider. Votre trouble me fait penser bien davantage à un état de stress post-traumatique, et c’est un psychologue qu’il vous faut voir.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 5 octobre 2016 à 17:39 , par marie

    Bonjour, j’aimerai avoir votre avis si possible, je suis aide soignante depuis plus de 10 ans.
    Actuellement je travail dans une maison de retraite depuis plus de 3 ans sans problème particulier, la semaine dernière la directrice nous dit (aux 2 équipes de nuit) qu’une personne a été retrouvé avec des selles sèches aux fesses. Nous passons vers 5h et ils l’ont trouvé vers les 7h. Connaissant mes collègues et moi même est-il possible que la personne a eu des après notre passage et qu’elles aient seché, sachant qu’il y a 20 degrès dans la chambre. Pour résumer, j’aimerai savoir en combien de temps des selles peuvent secher. (désolé si je suis hors sujet)
    merci de votre reponse


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 6 octobre 2016 à 21:45 , par Michel

      Bonsoir, Marieline.

      Il y a deux questions dans votre message.

      La première est celle que vous posez : en combien de temps des selles peuvent-elles sécher ? Et vous devez bien penser que personne ne peut vous répondre parce que personne ne l’a étudié. Tout ce que je peux dire c’est que je n’imagine guère que, dans les conditions habituelles, des selles émises en début de nuit soient sèches en fin de nuit.

      La seconde est bien plus importante. Ce que vous racontez, en somme, c’est que votre Directrice vous a critiquée à ce sujet. Il serait important d’en savoir davantage sur ce contexte : une remarque isolée, même si elle n’est pas justifiée, n’a pas une grande importance, et le mieux serait de l’oublier. Si par contre la situation est tendue je comprends mieux que vous cherchiez des éléments susceptibles d’assurer votre défense.

      Mais pour cela il faut comprendre ce qui s’est réellement passé, ce qui suppose qu’on réponde à la question : qui a constaté quoi ? Ou qui s’est plaint de quoi ? Si je comprends bien on soupçonne votre équipe de négligence : soit que vous ayez omis de changer la personne, soit que vous n’ayez pas fait une toilette suffisamment soigneuse. Mais alors on ne comprend pas cette histoire de selles sèches : pourquoi sèches ? Il suffirait de vous reprocher d’avoir laissé des selles. Il faut aussi savoir ce qu’on a vu : des selles ? des traces ? Que signifie sèches ? Je serais surpris qu’il existe une échelle permettant de mesurer le degré de sécheresse. Bref tout cela n’a pas beaucoup de sens.

      Ajoutons que pour ma part je ne suis pas très partisan des changes de nuit. La nuit, c’est fait pour dormir, et il existe des changes suffisamment performants pour permettre au patient de passer toute une nuit dans des conditions suffisantes de confort. Ajoutons également que la question est tout de même de savoir quel dommage en est résulté pour la patiente ; ou quel dommage aurait pu en résulter.

      Je crois donc qu’il n faut pas vous inquiéter outre mesure, mais discuter cet incident en équipe, voir ce qui s’est passé et au besoin en tirer des conclusions ; mais gardez en tête qu’en lui-même cet incident n’a absolument aucune importance.

      Bien à vous,

      M.C.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 9 octobre 2016 à 09:37

      Bonjour,

      Et je suppose qu’en vous disant cela votre directrice arborait sur le visage un sourire bien ripoliné, bien surfait,

      bref,

      bien dans le registre " je ne vous accuse pas ... mais etc"

      Mais peut-être que je suppose mal ?

      Sophie


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  • fecample 7 jours Le 27 août 2016 à 01:08 , par marlounette

    Bonjour, il y a 4 jours je suis allée aux urgences pour mal de ventre et de dos atroce. Après radiographie ils m’ont trouvé un fecalome (Ca fait 1 semaine que je ne suis pas allée à la selle). Traitement : mavicol, lansoyil, denridat et Spasfon. Au bout de 3 jours toujours aucun effet, je décide alors je faire un lavement au normacol qui ne donne rien. Au boulot (je suis ash en Ehpad) l’infirmière me donne 3 huiles (paraffine et je ne sais plus quoi), je rentre chez moi 3h après toujours rien je décide de refaire un lavement au normacol et là quelques heures après direction les toilettes, grosse diarrhée (Desolee des détails). Mais le bouchon n’est toujours pas sortie et je n’arrête pas de me vider de selle liquide.
    Que faire ?
    Retourner aux urgences ?
    attendre ?
    Je vous remercie.


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    • fecample 7 jours Le 27 août 2016 à 15:54 , par Michel

      Bonjour, Marlène.

      Vous postez votre question sur un site qui traite de gériatrie et de fin de vie. Je dois attirer votre attention sur le fait que votre situation ne relève ni de l’une ni de l’autre, et que je n’ai pas de compétence particulière pour vous répondre sur un problème de gastro-entérologie.

      Ce que je peux c’est ceci :
      - En une semaine, on ne développe pas un fécalome. Votre problème est un problème de constipation, et il demande un diagnostic de spécialiste. Cela ne relève pas d’un service d’urgences.
      - Si je comprends bien, cela ne fait que quelques jours que vous avez engagé un traitement. C’est court pour s’inquiéter.
      - Mais votre situation est très inconfortable.
      - J’ai l’impression qu’il s’agit effectivement d’une constipation très bas située ; il ne sert donc probablement pas à grand-chose de prendre des laxatifs ; l’huile peut avoir un intérêt, mais il faut un ou deux jours pour que cette huile arrive à lubrifier suffisamment la selle pour qu’elle puisse sortir.

      La seule chose qui puise vraiment vous aider est donc de voir un gastro-entérologue.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 13 juin 2016 à 12:39 , par Thérèse

    Bonjour à vous, merci pour cet article et pour le temps que vous passez à répondre à vos lecteurs !

    Mon père a 83 ans. Il vient de traverser une année difficile (plusieurs opérations dont une ablation de la thyroïde suite à une hyperthyroïdie qu’il a été impossible de contrôler) et est très fatigué. Il est autonome chez lui, sort faire ses courses (en voiture), mais fait de moins en moins d’exercice physique. Il assure faire attention à son alimentation (boissons, légumes), mais je ne suis pas toujours chez lui pour vérifier...
    Depuis 3 mois, il se plaint d’inconfort pour ce qui est de l’élimination : il va à la selle de temps en temps (3 ou 4 par semaine) mais avec le sentiment permanent d’avoir l’anus plein (et la sensation très désagréable que "ça va sortir"), avec depuis peu des crampes au ventre. Ca ne semble pas une situation grave du point de vue de sa santé, en revanche, l’impact sur son moral est terrible : il passe beaucoup de temps aux toilettes (pour rien), dort difficilement la nuit, a du mal à penser à autre chose et ne cesse de dire qu’il n’en peut plus de vivre comme ça. J’ai le sentiment que son médecin traitant, par ailleurs compétent, ne prend pas très au sérieux ce mal-être.
    Que me conseilleriez-vous comme démarches pour lui trouver une solution ?
    Cordialement


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 13 juin 2016 à 20:48 , par Michel

      Bonsoir, Thérèse.

      Très simple.

      Il arrive assez fréquemment, surtout après les interventions chirurgicales, qu’une personne âgée développe une sorte d’obsession de son transit intestinal. C’est à considérer. Mais il y a deux autres choses à considérer, qui sont encore plus évidentes.

      La première est que votre père a été opéré de la thyroïde. On sait que le prix à payer pour ces interventions est très souvent une insuffisance thyroïdienne ; la constipation fait partie du tableau. C’est la première chose à vérifier.

      La seconde est que votre père décrit un trouble très précis : non pas réellement une constipation mais un trouble de la défécation. Ce peut être trompeur, cela peut être favorisé par une constipation, mais on ne peut se passer d’un examen spécialisé.

      Il vous faut donc tout simplement en parler avec son médecin, qui jugera de l’opportunité d’une consultation gastro-entérologique.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 28 avril 2016 à 04:20 , par broder

    Bonsoir, ma mère âgée de 69 ans est hospitalisée en service de médecine interne post urgence depuis 5 jours pour un syndrome subocclusif sur fecalome. En effet samedi je l ai retrouvée un peu confuse avec un état altéré : fort malaise avec chute tension elle importante ; j ai appelé les ami puis elle a été conduite aux urgences ou ils ont fait le diagnostic cite ci dessus. Ils ont fait un scanner qui a montré cet état subocclusif et le fecalome. Ils lui ont lavement sans succès puis toucher rectal qui a permis une petite evacuation. Depuis elle est hospitalisée ; son état clinique est stable : bonne TA, ventre souple, gaz présents , pas de signe de gravité clinique. Les médecins ont essayé divers lavements per os ( dont xprep, duphalac...) et hier lavement évacuateur sans succès. Je tiens a préciser que ma mère est diabetique insulino dépendant compliqué d une coronaropathie ( 3 stents poses) et malvoyante (retinopathie diabetique ). Les médecins veulent continuer a essayer des traitements médicamenteux. Je vous avous que je commence a m inquiéter car rien ne s évacue apparement. Elle mange correctement. Que nous conseillez vous ? Merci beaucoup


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 29 avril 2016 à 22:17 , par Michel

      Bonsoir, Gaëlle.

      Rien ; je ne vous conseille rien.

      D’abord parce que la situation n’est pas grave. Un fécalome peut mettre du temps à s’évacuer, mais on n’en a jamais vu qui ne finisse pas par sortir.Les médecins y vont doucement, ils ont raison.

      Ce qui est plus ennuyeux, c’est qu’elle en ait fait un : 69 ans c’est tout sauf vieux (j’y tiens d’autant plus que c’est à peu près mon âge) et il n’est pas usuel de faire des fécalomes quand en est jeune. Cela tendrait à indiquer qu’elle n’est pas en très bon état général ; à moins qu’il ne s’agisse que d’une complication du diabète ; dans ce cas, ce n’est pas une très bonne nouvelle, mais pas pour autant une nouvelle dramatique. En tout cas c’est la seule question à se poser.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 26 avril 2016 à 18:54 , par Paule

    Ces troubles se traitent souvent par des laxatifs osmotiques : le Lactulose. Mais quand on voit les effets secondaires : ventre gonflé, ballonnements... on peut se demander s’il n’existe pas autre chose de plus efficace et de plus confortable.
    Surtout que ces sachets se soldent vite par une accoutumance, donc une inefficacité.
    Le problème est : à quoi bon le prescrire ? puisqu’il devient inefficace, et que sa prise se caractérise surtout par ses effets indésirables visibles ? Les résidents de l’EHPAD qui prennent ce Lactulose finissent tous par se ressembler : ils ont tous le même ventre gonflé.

    Dernièrement, j’ai entendu un nouveau raisonnement : " peu de selles, car le résident mange peu et de surcroît avec peu de résidus, donc il n’y a pas à s’inquiéter", paroles de médecin généraliste." Le ventre est souple, bien que gonflé, le ventre n’est pas douloureux. C’est simplement de l’atonie intestinale liée à l’âge, à la vie en fauteuil et au lit. Il n’y a pas à avoir de l’inquiétude par rapport aux selles qui sont rares" et "insuffisantes".
    Si la nourriture est avec peu de résidus, à quoi bon prescrire ce type de laxatif ? Pour en avoir que les effets indésirables et aucun bénéfice ?
    Est-il opportun de prescrire du Diffu K pour compenser la perte de minéraux lors de diarrhées (qui sont inexistantes) puisqu’en ce moment la personne âgée mange peu et évacue peu.
    Quel est l’intérêt de prendre un laxatif ? quelle est son utilité ? son efficacité ?
    J’ai parfois l’impression que les résidents de l’EHPAD sont comme des oies qu’on gave de médicaments.
    Et dès que l’on questionne un peu le pourquoi ? l’utilité ? le rapport bénéfices/risques, on a l’impression d’être le trouble-fête des prescripteurs de médicaments, qui n’en ont rien à faire de voir le ventre de leur clientèle gonfler au fil des mois et des années. N’est-il pas paradoxal de prescrire des sachets de L. 3 fois / jour au résident de l’EHPAD à qui on dit : "nourriture sans résidus ou presque, donc selles très espacées peu inquiétantes".
    Une logique dans le discours suivie d’une logique dans la prescription serait plus rassurante.
    Ce qui pose problème, c’est cette absence de cohérence manifeste.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 27 avril 2016 à 19:26 , par Michel

      Bonsoir, Paulette.

      Le lactulose n’est pas le seul laxatif osmotique. Vous constaterez sans peine, d’ailleurs, que mon article ne le mentionne pas ; il ne mentionne d’ailleurs aucun nom dans cette catégorie.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 20 février 2016 à 23:35 , par fany

    bonjour,

    je rentre des urgences... j avais été pris en charge a cause d un fecalom. ce fut extrêmement douloureux... cela fait deux jours que je suis rentrée et je n ai toujours pas été à la selle. ca me stresse, je ne veux pas retourner aux urgences. je n ai pas d envie d aller à la selle mais ca me fait peur. j applique un régime alimentaire riche en fibres et je suis enceinte.
    dois je m inquieter ?
    merci de votre réponse


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 24 février 2016 à 18:57 , par Michel

      Bonsoir, Fany.

      Je vous répondrai très rapidement et très simplement trois choses.

      La première est que votre situation est sans doute inconfortable mais qu’elle est tout sauf inquiétant. Ces choses-là s’arrangent toujours.

      La seconde est que... Je suis un gériatre qui s’est occupé de soins palliatifs. Quelque chose me dit que vous n’êtes ni une très vieille dame ni une malade en fin de vie. Je suis donc fort mal placé pour vous donner un avis.

      La troisième est que, par conséquent, si les choses ont du mal à s’arranger, votre interlocuteur doit être un gastro-entérologue.

      Mais surtout, ne stressez pas : vous n’êtes nullement en danger.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 18 février 2016 à 22:13 , par giot

    Bonsoir,

    Ma mère a 92 ans et est atteinte depuis une dizaine d’année de la maladie d’Alzheimer. La neurologue qui la suit a prescrit de la miansérine ce qui a permis de régulariser son sommeil et de réduire les comportements agressifs et l’agitation qui la caractérisaient, traitement qu’elle suit depuis environ un an. Au mois d’août dernier elle a eu des douleurs au ventre, puis une infection urinaire suivie ensuite de vomissements. Le médecin traitant après une échographie a diagnostiqué une diverticulite sigmoïdienne qui a été traitée par antibio-thérapie. Depuis cette période elle a des problèmes de transit. Elle a eu des lavements pour évacuer la formation de fécalums. Actuellement elle prend du Movicol. Elle vient d’avoir malheureusement un nouvel épisode d’infection urinaire avec fécalurie ce qui laisserait soupçonner la formation d’une fistule et une communication entre l’intestin et la vessie. Elle prend à nouveau des antibiotiques. Depuis le mois d’aôut dernier elle s’alimente très peu et ne boit pas beaucoup. Pourriez-vous me dire quel effet a la miansérine sur le transit ? Est-il souhaitable qu’elle poursuive ce traitement compte-tenu de ses troubles actuels ? Vu la grand âge de maman et sa pathologie, quels types d’examen et d’ intervention peuvent être pratIqués ? Elle n’a pas encore consulté de gastro-entérologue. Que me conseillez-vous ?


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 24 février 2016 à 18:23 , par Michel

      Bonjour, Élisabeth.

      Vous parlez d’une situation bien difficile.

      La miansérine peut avoir un effet négatif sur le transit. Mais vous auriez tort de trop considérer ce point. Car l’essentiel se trouve probablement dans les diverticules.

      La diverticulose est une banalité, dont il n’y a guère lieu de s’occuper tant qu’elle ne fait pas parler d’elle. Mais quand elle parle (et c’est notre cas) les choses deviennent tout de suite beaucoup plus délicates ; et ici elles sont aggravées par le fait qu’il y a très probablement une fistule colo-vésicale.

      La seule manière de faire le point est de remettre la situation aux mains d’un gastro-entérologue, et de faire les examens nécessaires. Mais... faut-il le faire ?

      Car le diagnostic est probablement le bon. Dans ces conditions les examens ne pourraient servir qu’à décider d’une stratégie thérapeutique, et cette stratégie ne peut guère être que chirurgicale. Or il existe de nombreux arguments pour penser que personne n’osera jamais opérer votre mère. Il est donc sage de se borner à croiser les doigts et à laisser un traitement laxatif, et encore, pas trop violent.

      Quant à la miansérine, je raisonnerais en tenant compte du fait que, si la chirurgie est récusée, alors la situation devient de type palliatif : la miansérine a des inconvénients, elle a aussi des avantages, notamment en termes de confort pour elle et pour son entourage. Or les troubles du comportement sont une souffrance pour vous mais aussi pour elle. Il est donc probable que le rapport bénéfice/risque de ce traitement est positif, et qu’il vaut mieux le garder.

      Mais il y a danger, en effet.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • troubles du transit en gériatrie Le 17 janvier 2016 à 16:20 , par Michèle

    Bonjour,
    Ma mère âgée de 95 ans est traitée depuis un vingtaine d’année pour une maladie de Parkinson assez légère.
    D’autre part, et ce depuis plusieurs années, elle est plusieurs fois par mois surprise par des diarrhées qui ne lui laissent même pas le temps d’arriver jusqu’aux toilettes. Cela peut se reproduire deux ou trois fois dans la journée (selles extrêmement liquides). Elle prend alors un comprimé d’imodium qui, selon elle, lui permet de pouvoir sotie de chez elle avec un peu plus de sécurité. Elle est par ailleurs autonome, vit seule et est capable de gérer son quotidien. Elle boit beaucoup d’eau mais en est arrivée à supprimer la plupart des fruits et légumes de son alimentation car elle leur a d’abord attribué la responsabilité de ses maux.
    Pensez-vous qu’une visite chez un spécialiste et les analyses et traitements qui s’ensuivraient pourraient améliorer sa situation sachant qu’elle a une peur bleue du corps médical et que toute démarche en ce sens aura aussi un côté traumatisant pour elle ?
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Cordialement,
    Michèle


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    • troubles du transit en gériatrie Le 17 janvier 2016 à 23:22 , par Michel

      Bonsoir, Michèle.

      Vous posez là une question délicate, à laquelle d’ailleurs j’ai déjà répondu dans d’autres circonstances.

      Ce qui est certain, c’est que si la situation dure depuis longtemps c’est qu’elle ne présente pas de caractère de gravité. Je ne m’inquiéterais donc pas trop vite : le problème est uniquement un problème de confort.

      Du coup il faut le renvoyer à votre mère : si elle en souffre, il faut consulter, car ces troubles sont souvent d’analyse fort complexe, et on ne va pas s’en tirer avec des traitements approximatifs ; souvent il n’est même pas si simple de poser un diagnostic précis.

      Mais si son rejet des médecins est tel qu’elle ne veut pas se soumettre à une investigation rigoureuse, alors il n’y a rien d’autre à faire que de laisser faire. Encore une fois, il n’y a pas d’enjeu en termes de santé, et on a plutôt affaire à une de ces petites pathologies auxquelles souvent on ne comprend rien mais qui n’ont jamais tué personne.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 5 décembre 2015 à 14:11 , par bekhti

    bonjour,

    je m’occupe de ma mère atteinte de la maladie d’alzheimer très évoluée son problème n’est pas la constipation
    ni diarrhé juste elle n’évacue pas les selles je suis obliger de lui faire des lavements régulièrement à domicile et moi meme comment savoir si le fécalome à bien disparu en sachant qu’elle ne communique pas et qu"elle a aucune réaction ni douleur ni bien etre elle a 78ans et elle a cette maladie depuis 2003 que dois-je faire

    cordialement mme bekhti


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 6 décembre 2015 à 21:26 , par Michel

      Bonsoir, Djeida.

      Il est très difficile de répondre à votre question : les troubles du transit demandent qu’on examine le patient, et je ne peux pas le faire. Or c’est important, car vous écrivez : son problème n’est pas la constipation
      ni diarrhée juste elle n’évacue pas les selles
      , ce qui n’a rien d’évident. Si vous avez raison, alors le problème est un problème de constipation terminale, c’est-à-dire de motricité ano-rectale ; mais pour dire cela il faut être certain que la production de selles est normale.

      Bon ; supposons que vous ayez raison, et que le problème se limite à cette question de motricité. Alors il est illusoire de penser que vous allez trouver une solution radicale : on y parvient déjà difficilement chez le sujet jeune et coopérant, mais chez une personne qui commence à devenir âgée et qui ne participera pas à la rééducation, c’est inenvisageable. Dans ces conditions la seule solution, mais elle est très bonne, est de faire ce que vous faites.

      Quant à savoir si le fécalome est évacué, ou plutôt s’il y a un fécalome (car rien ne permet de le dire), il n’y a guère d’autre moyen que la radio de l’abdomen, ce qui n’est pas très réaliste. Mais je vous le redis : le mieux est de faire ce que vous faites.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • douleurs audoigt Le 4 décembre 2015 à 11:47 , par jean denis

    bonjour,
    ma question peut paraître un peu bizarre mais voilà :
    avant d’aller à la selle ou d’uriner ou même de devoir faire un gaz, j’ai une petite douleur au doigt qui disparaît de suite après le passage aux toilettes
    pour info j’ai été opéré il y a 9 ans d’une prostatectomie radicale sans chimio ni radio et mon psa est à 0.
    l’anus est depuis très sensible..
    le generaliste, l’urologue ne voient pas !
    auriez vous une explication, merci pour votre aide


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    • douleurs audoigt Le 6 décembre 2015 à 17:39 , par Michel

      Bonjour, Jean-Denis.

      Je comprends la perplexité de mes confrères devant une situation qu’ils n’ont sans doute, comme moi, jamais rencontrée.

      Si on veut réfléchir, on se dit que les sphincters sont commandés en partie par le système nerveux volontaire, en partie par le système végétatif. Et il y a des interactions complexes entre le système sensitif et le système végétatif. C’est là que le lien pourrait se faire. Mais je crois que vous ne trouverez personne pour vous aider, car il faudrait avoir une idée de la manière dont on pourrait explorer ce symptôme ; et il faudrait aussi avoir une idée de ce qu’on ferait de ce qu’on aurait découvert...

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 11 novembre 2015 à 15:14 , par lambelin

    Bonjour
    Ma mère qui a 93 ans est hospitalisée souvent pour un problème de fécalome. Elle prend 2 movicol le matin mais le fécalome est placé très haut ce qui doit lui donner des nausées. En effet, elle mange peu car elle a toujours des nausées. L hôpital vient de lui donner une préparation à boire pour évacuer mais ce ne sont encore que des selles liquides. Nous ne savons plus quoi faire et nous pensons l’emmener voir un ostéopathe.

    Qu’en pensez-vous ?
    Cordialement,
    C.L.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 11 novembre 2015 à 19:35 , par Michel

      Bonjour, Claudine.

      Je ne pense rien des ostéopathes, je ne connais pas cette pratique.

      Mais sur le fécalome, j’en dirais davantage.

      S’il est haut situé, ce qui est fréquent, il n’ a rien d’autre à faire que donner des laxatifs. Et si l’hôpital vient de lui donner une préparation à boire (la plus classique est celle qui sert à nettoyer l’intestin en prévision d’une coloscopie) il faut attendre le temps nécessaire, qui peut être long. Pour le moment, donc, je ne ferais rien de plus.

      Dans une dizaine de jours il sera utile de refaire une radio de l’abdomen, qui dira si le fécalome a été évacué. Je n’ai pas le souvenir d’une situation où on n’y soit pas arrivé.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 5 novembre 2015 à 11:09 , par Anastasia

    Bonjour Docteur,

    je vous sollicite ici concernant ma grand-mère, charmante dame de 88 ans.
    Elle est autonome à domicile, sans antécédents particuliers au niveau gastro-entérologique. Elle ne prend aucun traitement influant sur sa motricité intestinale. Elle est traitée actuellement pour de l’HTA (Loxen + Cotareg avec association de Diffu K), des troubles du rythme (Hemigoxine), Kardégic, Actonel et Ginkor Fort.

    Cependant, depuis environ un an, elle souffre régulièrement de selles liquides ; elle a environ 1x par mois un gros épisode de selles liquides qui dure 2h environ et se calme ensuite, suivi par quelques jours de douleurs abdominales avec ballonements, traités par Spasfon. Ce qui me fait dire que cela ne rentre pas dans les critères traditionnels pour appeler cela une diarrhée.
    Dernier épisode en date fin de semaine dernière, 3 grosses selles liquides foncées et un peu verdâtres en 1H "le pire de ma vie" m’a t-elle dit.
    Elle se traite pas Tiorfan, 2cp au moment de l’émission de selles puis rien d’autre, hormis quelques mesures hygiéno-diététiques.
    Elle a eu en septembre un épisode de 5 jours de constipation, soulagé par ses bons soins grâce à une cuillère d’huile d’olive (le vrai remède de grand-mère).
    Depuis environ un mois, elle prend des probiotiques. Elle y a trouvé un effet régulateur de transit appréciable.
    En parallèle, elle a eu plusieurs infections urinaires (4 en un an), en lien avec des traitements par Vesicare ou Toviaz, qu’elle ne prend plus actuellement (pas de réelle efficacité). Elle a donc été traitée plusieurs fois par Oroken. La dernière, une infection à citrobacter frendii, antibio terminé il y a une semaine.
    Je me pose donc les questions suivantes :
    - dans quelle mesure la situation est-elle à prendre au sérieux ? sachant qu’hormis le jour de la selle liquide, où elle est un peu fatiguée, il n’y a pas de retentissement sur son état de santé (hormis une grande inquiétude de voir le cataclisme revenir)
    - les antibiotiques peuvent-ils impacter le transit, même après la fin du TTT ?
    - les infections urinaires ont-elles un impact sur le transit ?

    Merci par avance pour vos conseils et votre réponse
    Cordialement


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 5 novembre 2015 à 21:39 , par Michel

      Bonsoir, Anastasia

      Je n’ai pas assez d’indications pour formuler une hypothèse diagnostique. D’ailleurs je ne me lasserai jamais de répéter qu’il est très dangereux de faire de la médecine sur Internet : il faut examiner les patients.

      Ce point rappelé, on peut avoir quelques intuitions. Et tâcher de se repérer.

      Il y a un épisode par mois depuis un an (jamais rien avant ?). Ou ces épisodes sont liés entre eux ou ils ne le sont pas ; il faudrait vérifier que le trouble est vraiment périodique : il se peut qu’en réalité les épisodes surviennent à des intervalles très variables. Cela inciterait notamment à se demander s’il n’y a pas un facteur déclenchant (alimentaire ? allergique ?) passé inaperçu.

      Si les épisodes sont liés entre eux, alors il y a une pathologie chronique en cours. On ne peut la détecter qu’en faisant appel à un gastro-entérologue.

      Or il y a une quasi certitude : un trouble qui a débuté voici maintenant un an et qui ne s’est pas accentué ne correspond certainement pas à une maladie grave. Cela ne pousse donc pas à s’engager dans des examens compliqués ou pénibles. Le plus raisonnable est donc de ne pas trop s’en occuper.

      La réponse à vos deux autres questions n’est pas beaucoup plus facile.

      En principe quand les antibiotiques induisent des troubles du transit ils le font au cours du traitement, ou juste après. Mais les perturbations qu’ils induisent peuvent être plus complexes. Je ne retiendrais donc pas cette piste en première intention, mais sans l’exclure totalement.

      Quant aux infections urinaires, c’est encore plus compliqué, car elles peuvent être liés aux troubles du transit dans un sens comme dans l’autre : elles peuvent en causer, mais elles peuvent être causées par eux. Et ce trouble peut être une diarrhée ou une constipation.

      Non. Plus j’y réfléchis plus je me dis qu’il n’y a que deux attitudes rationnelles :
      - La première est de ne pas s’inquiéter outre mesure, et de continuer au coup par coup comme vous faites.
      - La seconde est de prendre un avis gastro-entérologique.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 31 août 2015 à 16:25

    C’est très gentil.....Mais rien de curatif ou de diagnostic.. La liste des erreurs à ne pas commettre


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 31 août 2015 à 18:01 , par Michel

      Sans doute voudriez-vous quelque chose de plus complet. Mais ce n’est pas le but de ce site, et il y a d’excellents livres sur la question, vous les trouverez sans peine.

      Ce que je cherche à faire, c’est à donner une fiche technique pour les soignants ; cela dit l’article est conçu en paragraphes comportant à chaque fois une étape de diagnostic et une étape de traitement ; et dans ma pratique je n’ai jamais eu besoin d’autre chose que de ce que j’expose ici...

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 12 août 2015 à 21:30 , par Aude

    Bonjour Docteur,
    Je vois dans la notice du Spagulax qu’ il est déconseillé de le donner en cas de fécalome or vous dites que fécalome égale administration de laxatif du coup je ne comprends pas ?
    Merci pour votre réponse et pour votre site qui est très intéressant.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 20 août 2015 à 21:53 , par Michel

      Bonjour, Aude.

      Je comprends votre perplexité, mais en fait c’est très simple : il faut distinguer le traitement du fécalome, pour lequel on ne peut pas espérer grand-chose des laxatifs. Si le fécalome est vraiment là, constitué, solide, il faudra bien en passer par les lavements. Et à part certains laxatifs dits osmotiques (et encore) les laxatifs ne feraient qu’augmenter la taille du fécalome et donc la difficulté.

      Par contre, une fois le fécalome évacué, il faut maintenir un traitement laxatif, au moins tant que l’état général ne s’est pas modifié. Et pourquoi pas le Spagulax. Le choix du laxatif ne dépend que de la cause du fécalome.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Bonsoir, voila je suis constipée depuis des années, suis obligée d’appuyer sur le coccix pour évacuer ( des selles qui sont aussi fine qu’un crayon, de plus très peut de selles sortent !!!!!!!!!!!!!!!et aujourd’hui, j’ai mis un Normacol lavement, et beaucoup de sang est venu avec les selles, est ce possible que ce soit un fécalome que j’ai évacuer ou est ce plus grave ??? meci de votre réponse, car suis très inquiète j’ai 55 ans, et ai déja été opérée d’hémorroides il y a 4 ans. Sincèrement votre.


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    • Bonjour, Patricia.

      Je n’ai aucune compétence pour vous répondre : votre situation ne relève ni de la gériatrie ni des soins palliatifs.

      Tout ce que je peux dire c’est que votre récit évoque une constipation liée effectivement à ce qui se passe dans la partie terminale de votre intestin. Elles sont rarement graves, pas toujours simples à soigner, et demandent des examens spécifiques. Et comme il y a du sang (et même si on se doute bien que ce sang est provoqué par la constipation et non par sa cause), il faut de toute manière vérifier et en discuter avec un gastro-entérologue.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Diarhee tree longue pour personne agee Le 31 mai 2015 à 21:02 , par Sara

    Bonjour j’ai besoin d’aide ma grand mere a 66ans est depuis 3ans elle a un diarrhee. A chaque foi qu’elle mange elle le ressort en fesent ces besoin elle a du malle a marcher et tout les antibiotiques que les médecins lui donne non aucun effet au contraire il lui provoque des mots de tête. Donc je viens ici pour vous demander de l’aide en urgence s’il vous plaît. Je commence réellement a avoir peur pour elle aider moi plus les jour passe et plus j’ai peur


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    • Diarhee tree longue pour personne agee Le 1er juin 2015 à 17:58 , par Michel

      Bonjour, Sara.

      Je ne vais pas pouvoir vous aider beaucoup : ce site est consacré à la gériatrie, et votre grand-mère n’est pas une personne âgée. Il vous faut donc prendre ce problème comme un problème de pure gastro-entérologie.

      Tout ce que je peux ajouter c’est que si la majorité des diarrhées est d’origine infectieuse, ce n’est nullement obligatoire. Ici nous avons affaire à une diarrhée chronique, et il n’est probablement pas adéquat de traiter par antibiotiques sans preuve bactériologique (il se peut qu’on en ait une) ni sans avoir fait le tour de toutes les causes de diarrhée fonctionnelle. Cependant dans la liste des causes à envisager, je n’en connais pas qui fasse courir de grands dangers à court ou moyen terme.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 18 mars 2014 à 01:57 , par m13

    Bonjour actuellement aide soignante en geronto et preparant le concour ide cet article est complet simplement merci


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 31 octobre 2013 à 16:37

    bonjour docteur,
    je suis jacqueline, je vs ai ecrit sur "grabataire", la femme du malade atteint de demence fronto temporale, grabataire depuis 1 an, diabétique, sous cachets, et a ce jour, probleme de transit.
    oui en effet depuis quelques mois, 4 a peu pres mon mari , vu qu’il est somnolant tte la journée, ne fais plus ses besoins normalement !!le docteur m’a prescrit (normacol) plus "dulcolax", le matin en cas de constipation et l’infirmiere m’a fait achete du lansoyl, est ce pas trop ?
    je reprends n/conversation sur les soins palliatifs et je suis d’accord avec vs, quand au fait que mon mari n’aurait pas voulu que ses enfants, son fils de 30 ans qui vit chez ns, et moi meme soyons "spectateurs", en souffrance ) de ses douleurs !!
    docteur pouvez vous me dire si son transit peut fonctionné sans laxatifs ou faut t-il surveiller tout le temps (chose que je fais) svp ?
    merci de me repondre, et merci a nouveau pour le précédent conseil que vs m’avez donné !!
    trés cordialement
    jacqueline


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 3 novembre 2013 à 22:12 , par Michel

      Bonsoir, Jacqueline.

      Vous m’avez envoyé un message similaire sur le forum de l’article Le grabataire en fin de vie. je vos propose de regarder la réponse que j’y ai faite, je crois qu’elle couvre également les questions que vous posez ici. Si ce n’est pas le cas, si j’ai mal compris, n’hésitez pas à me préciser ce que vous souhaitez.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 23 juillet 2013 à 23:08 , par joel

    Bonsoir, je suis désolé de demander ici alors que je n’ai que 30 ans, mais je n’ai pas trouvé d’autres forums où quelqu’un pourrait me répondre précisément.
    Je sort d’une hospitalisation (pneumothorax spontané) de 4 jours où j’ai du rester alité. Le drain m’empêchant de bouger et ma grande timidité on fait que je ne suis pas allé à la selle durant mon séjour, et que j’évité de boire trop souvent pour ne pas trop devoir uriner dans le pistolet (je regrette !) ajouté à cela les calmants sous perfusion et je me retrouve hier (en rentrant chez moi) avec un fécalome bas empêchant toutes selles et provoquant de très vives douleurs (auto-diagnostique, mais en lisant beaucoup sur le net c’est pour moi une évidence)
    Je me demande donc si un lavement au Normacol peut-être efficace comme pour un fécamol haut ? j’évite de manger depuis hier pour ne pas qu’il grossisse, est-ce utile ? j’ai aussi prit des laxatifs de hier à aujourd’hui pensant que ce n’était qu’une mauvaise constipation, ça aide ou est-ce au contraire néfaste ?
    Vu ma timidité je ne tiens pas à devoir retourner à l’hôpital pour faire une sortie "manuelle" qui me mettrait très mal à l’aise et qui parait il est douloureuse...
    Merci d’avance pour votre réponse.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 24 juillet 2013 à 18:10 , par Michel

      Bonjour, Joël.

      Effectivement, votre question semble sortir du cadre de la gériatrie. Mais il n’est pas très difficile de vous répondre.

      La seule chose qui me gêne, c’est qu’il n’y a aucune raison pour qu’un sujet jeune et en bonne santé par ailleurs ait un problème de fécalome après quatre jours d’hospitalisation. Chacun sait qu’en voyage par exemple il arrive qu’on reste une semaine sans aller à la selle. Donc je vous vous répondre sous cette réserve, et en vous rappelant qu’il y a quelques hypothèses à envisager :
      - Vous avez une constipation passagère banale, et il suffit d’attendre.
      - Vous êtes constipé de manière bien plus chronique que vous ne pensez, simplement l’hospitalisation a été pour vous l’occasion de vous en apercevoir. Il suffit d’attendre.
      - Il se passe quelque chose qui vient aggraver la situation. Ce serait surprenant, mais si c’est le cas la seule manière d’en avoir le cœur net est de consulter un médecin.

      Si maintenant nous supposons que c’est une constipation récente sans autre cause que l’hospitalisation, alors c’est très simple :
      - Il est exclu de constituer un fécalome en quatre jours. C’est une simple constipation.
      - Un lavement type Normacol est parfaitement indiqué (il ne serait guère efficace sur un fécalome haut situé).
      - Les laxatifs sont moins logiques, mais ils ont toute chance de vous aider aussi.
      - Il ne faut pas arrêter de manger, encore moins de boire.

      Et il serait surprenant que les choses ne s’arrangent pas dans les demi-journées qui viennent. Si elles ne le font pas, reparlons-en.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 21 mars 2013 à 07:21 , par Laeti

    Bonjour, mon grand père à 89ans, il a été hospitalisé il y a 2 mois pour des problèmes de démence mais au bout de 2 semaines d’hospitalisation, il a été pris de diarhee importante (6 a 7 selles tres liquide) et cela dure depuis 7 semaines. Il est sous médicament anti-diarrhéique depuis mais rien y fait. Il a passe une radio et des prises de sang , son gastro refuse qu’il passe une colioscopie ! Nous ne voyons pas la fin, nous souhaiterions que cette diarrhée cesse afin qu’il puisse rentrer chez lui ! Que faire ? L’hôpital commence à baisser les bras et parle de le laisser rentrer chez lui avec sa diarrhée ce qui va être totalement ingérable pour ma grand -mère ? Merci pour votre aide


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 21 mars 2013 à 22:19 , par Michel

      Bonsoir, Laetitia.

      Je ne voudrais surtout pas vous laisser croire que ces choses-là sont assez simples pour pouvoir se régler sans même qu’on ait vu le malade. Tout ce que je peux faire est donc de raisonner dans l’absolu, avec le risque de vous induire en erreur si vous accordez à mes propos plus de valeur qu’ils n’en ont.

      Mais raisonnons.

      Comme vous l’avez lu dans l’article qui précède, la diarrhée prolongée est rare chez le sujet âgé. D’autre part une diarrhée vraie consomme beaucoup d’eau. Un patient très âgé qui a une diarrhée vraie pendant près de deux mois a donc toutes les chances d’avoir une déshydratation majeure, du moins si on ne le perfuse pas. Or je suppose bien que si on parle de faire rentrer votre grand-père à la maison ce n’est pas avec une perfusion. Je présume donc qu’il n’est pas déshydraté, ce qui impliquerait qu’il n’a pas de diarrhée.

      Mais alors, de quoi parlons-nous ?

      Nous parlons d’un malade qui a des selles fréquentes et liquides, mais dont le volume global est peu important. Et nous savons que la cause de loin la plus fréquente en pareille situation, c’est la fausse diarrhée du fécalome.

      C’est pour cette raison que la première chose à faire chez un sujet âgé qui a une diarrhée tenace, c’est de lui donner... des laxatifs ou, mieux, chaque fois que c’est possible, de faire quelques lavements évacuateurs. Il arrive assez souvent qu’on ait la chance de voir sur une radio de l’abdomen un côlon encombré de selles. Quand c’est le cas on est à peu près renseigné ; si on ne voit rien il vaut mieux faire de principe un essai de lavement.

      Ici le soupçon vient de la grande banalité de ces situations, surtout chez un malade qui est hospitalisé, qui est resté couché, et dont le régime alimentaire s’est trouvé modifié.

      La coloscopie n’a pas beaucoup d’intérêt : si c’est un fécalome on ne pourra pas la faire, et si c’est une pathologie chronique on a toute chance de se trouver sans perspective thérapeutique raisonnable à cet âge. On pourra en reparler, mais une fois le test des lavements fait.

      Je comprends votre inquiétude quant au retour à la maison. Je sais combien ces troubles peuvent être invalildants et difficiles à gérer. Je me demande toutefois si le pire ne sera pas la démence.

      Je serais heureux de connaître la suite.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 18 février 2013 à 01:15 , par MN

    Bonsoir. Je viens de tomber par hasard sur votre site et comme Dr House n’existe pas je suis à la recherche de solutions et réponses.
    Depuis mon dernier accouchement (aout 2008) ; je souffre de constipation. J’ai 30 ans et je suis hôtesse de l’air, et aussi hypothyroidique. Ma fréquence de selles est de 3- 4 jours, ou j’ai un ventre de femme enceinte de 8 mois. En 4 ans, je suis arrivé au stade de l’utilisation manuelle pour faire expluser mes matières fécales ( consistance dure, puis boueuse, puis diarrhée, puis jaune d’oeuf — de forme très très fine (deux stylos billes collés)). Depuis deux semaines, c’est un saignement constant lors de l’évacuation. Ce n’est pas douleureux, mais c’est invivable.
    1. J’ai vu 4 ou 5 médecins en 4 ans qui m’ont donné des laxactifs, lavements, fait des colloscopie (dont quelque polype enlevé), fibroscopie (ulcère estomac soigné par inexium), manométrie anale normale. J’ai bu des morceaux de plastiques qui montrent sur la radio une stagnation du côté droit.
    2. Un médecin m’a enfin prise au sérieux et a demandé une deféco IRM :
    je n’arrivais pas à expluser le liquide injecter dans l’anus. On voit clairement sur l’IRM que lors de la poussée, mes organes partent à l’arrière et se colle sur le colon. Lors du toucher rectale, je sens clairement une boule (peut-être la vessie) que je déplace un peu et ça me facilite cette évacuation. Je suis passé à deux conseils disciplaires de deux grands hôpitaux. Leurs dernières conclusions c’est de voir un kiné ?!?!?!

    SI VOUS CONNAISSEZ QUELQU’UN QUI PEUT M’AIDER, je vous en remercie d’avance. Je ne veux plus entendre "vous êtes jeune" ou "c’est à cause de votre métier"... Salutations. MN


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 20 février 2013 à 07:24 , par Michel

      Bonjour, MN.

      Je veux d’abord prendre une précaution : vous rappeler que ce site est dédié aux soins palliatifs et à la gériatrie. Je n’ai donc aucune compétence pour vous répondre. Je vais donc devoir me résigner à utiliser mon cerveau.

      La première remarque à faire est effectivement que vous êtes jeune. Cela ne doit pas pousser à relativiser le symptôme, mais cela signifie qu’il y a une liste de pathologies qu’on peut écarter.

      La seconde est que cette constipation survient après un accouchement (enfin, vous ne dites rien de ce qu’était votre transit avant votre grossesse ; je le suppose donc normal). Quelles sont alors les hypothèses ?
      - Il ne faut pas oublier les contrecoups psychologiques d’une grossesse, même heureuse. Le problème est délicat car si ces contrecoups peuvent entraîner des constipations, la constipation elle-même finit presque toujours par tourner à l’idée fixe il n’est donc pas simple de dire ce qui est cause et ce qui est conséquence.
      - La grossesse est un événement hormonal important. Il est banal dans ces conditions de voir une hypothyroïdie se décompenser à cette occasion. J’espère bien qu’on a vérifié ce point, car le lien entre hypothyroïdie et constipation est une évidence ; malheureusement il arrive que le traitement soit équilibré mais que certains symptômes fassent de la résistance.
      - Mais ce que vous décrivez fait penser au premier chef à un problème mécanique lié à l’accouchement. Et votre hypothèse : On voit clairement sur l’IRM que lors de la poussée, mes organes partent à l’arrière et se colle sur le colon. Lors du toucher rectale, je sens clairement une boule (peut-être la vessie) que je déplace un peu et ça me facilite cette évacuation, est effectivement la première à envisager. Il est simplement dommage qu’il ait fallu une IRM pour arriver à cette conclusion de bon sens.

      C’est donc celle-ci que je retiendrais. Je ne dis pas que c’est la bonne, mais je dis qu’il est inutile d’essayer quoi que ce soit tant que cela n’aura pas été exploré.

      Du coup votre interlocuteur redevient le gynécologue. Car ce que vous devez faire maintenant c’est effectivement de la rééducation, et il s’agit de trouver le kiné adéquat, ayant les compétences et le matériel pour un traitement efficace (ajoutons que les séances de rééducation nécessaires sont pour lui une activité assez peu rentable, il faut donc un professionnel très motivé).

      Quand vous aurez fait cela, alors seulement vous pourrez envisager d’autres recherches. Car s’il y a un blocage mécanique à la sortie des selles, rien de ce que vous essaierez de faire n’aura de résultat tant que ce blocage n’aura pas été levé : autant essayer de déboucher un tuyau alors qu’on a oublié d’ouvrir le robinet.

      Mais je vous dis ça... mon métier, c’est la gériatrie.

      Bien à vous,

      M.C.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 10 avril 2013 à 13:58 , par Wah

      Boujour, je suis dans le même cas que vous, même âge aussi, je ne peu pluss c invivable :’( si entre t’en vous trouver une solution je suis preneuse car vous été plus motivé que moi et mercii d’avance ....


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      • Les troubles du transit en gériatrie Le 10 avril 2013 à 20:19 , par Michel

        Bonsoir, et merci de ce message.

        Malheureusement je ne via spas pouvoir vous répondre : outre qu’il ne parle pas de gériatrie, vous donnez trop peu d’indications pour que je puisse seulement me faire une idée de ce qui vous arrive. Or tous le cas sont particuliers...

        Bien à vous,

        M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 30 janvier 2013 à 09:17 , par Suria hano

    Bonjour docteur
    J’ai une preoccupation,actuellement je prepare mon TFE sur<< la surveillance des selles en Institution>>. Je me demande s’il faut seulement parler des troubles du transit chez la personne agee ou il y a autre chose. En fait,je ne sais pas comment aborder mon theme.J’aurai besoin de votre avis docteur.
    Merci d’avance.
    Gloria dorothee.


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 4 février 2013 à 13:28 , par Michel

      Bonsoir, Dorothée.

      Je crois voir ce que vous voulez dire.

      Mais ce n’est pas très simple. Car en fait la surveillance des selles se résume bel et bien à une question de quantité et de fréquence.

      Il serait passionnant de reprendre une par une toutes les choses qu’on affirme sur les selles (ou les urines) : l’odeur, la couleur… Et peut-être y aurait-il un savoir scientifique à élaborer sur ces points. Actuellement ce n’est pas le cas, et tout ce qu’on raconte sur ces points relève de la croyance, de la légende, de la pensée magique. Autant dire qu’il s’agit là d’un travail d’historien, voire de folkloriste. Si vous en avez le courage, vous ne serez pas déçue.

      Mais je veux bien que nous y réfléchissions ensemble : je sais que mon article a besoin de compléments.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • Les troubles du transit en gériatrie Le 7 décembre 2015 à 09:52 , par Evanescent

        Bonjour. Je suis étonné de cette réponse. Il y a quand même me semble-t-il des circonstance où l’aspect, la couleur ou l’odeur ont leur importance. Quid des selles blanchâtres, des selles noires, des selles glaireuses ou encore de l’odeur particulière du méléna ?
        Par ailleurs, je souhaiterais avoir votre avis sur un point : chez la personne âgée en institution, la consommation quotidienne et systématique de laxatifs sur de nombreuses années peut-elle au final aggraver la constipation (colon paresseux voire atone) ? Merci d’éclaircir ce point.
        Pour terminer je souhaite vous dire que votre site est utile notamment car il s’adresse à des professionnels de santé pas toujours très bien formés à leurs responsabilités grandissantes. En effet, dans beaucoup d’EHPAD, l’infirmier se voit gérer seul ces problèmes d’élimination et ne va "déranger" le médecin qu’en cas de grande difficulté. Ces médecins se faisant de plus en plus rares, les glissements de tâche risquent d’ailleurs de s’intensifier et la formation continue me parait souvent insuffisante ou intervient trop tard. Il est heureux que les professionnels puisse trouver des informations qui soient accessibles tout en étant de qualité professionnelle.


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        • Les troubles du transit en gériatrie Le 7 décembre 2015 à 18:47 , par Michel

          Bonsoir.

          C’est votre étonnement qui m’étonne...

          Il ne vous a certainement pas échappé que j’avais fortement limité l’ambition de mon propos. Il ne s’agissait nullement d’écrire sur la question des selles, mais uniquement sur les troubles du transit ; et que mon objectif était de donner des idées simples sur la diarrhée et la constipation. C’est pourquoi délibérément je n’ai pas traité du reste.

          Sur votre seconde question, je dirais que les avantages l’emportent en pratique sur les inconvénients. On a beaucoup écrit et parlé sur la question de l’abus des laxatifs, mais ce qu’on observe c’est que les dégâts se produisent à la très longue, et avec certains produits seulement. En pratique je n’ai jamais observé de conséquences dommageables de l’utilisation des laxatifs couramment prescrits (la gamme des produits dits osmotiques) en institution ; et il est bien difficile d’avoir une stratégie ciblée et personnalisée, qui pourtant serait souhaitable. Or le risque principal reste le fécalome ; si le prix à payer est une administration systématique, je crois qu’on peut sans grande crainte accepter ce principe.

          Bien à vous,

          M.C.


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          • Les troubles du transit en gériatrie Le 7 décembre 2015 à 20:16

            J’avais bien compris le cadre restreint de votre article mais en l’occurrence j’étais intervenu à la suite d’une étudiante qui vous interrogeait pour la réalisation de son travail de fin d’étude à propos de << la surveillance des selles en Institution>>. Ce à quoi vous aviez répondu "la surveillance des selles se résume bel et bien à une question de quantité et de fréquence", éludant ainsi les autres aspects de cette question, et les reléguant même au rang de "folklores"... Pour le reste je découvre avec bonheur des articles qui vont vraiment au fond des choses, celui sur les protocoles est très intéressant car il me parait poser les bonnes questions et j’ai hâte de lire les autres.


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            • Les troubles du transit en gériatrie Le 7 décembre 2015 à 20:50 , par Michel

              Alors il me faut préciser.

              Ce qui est folklorique, c’est l’usage qui est fait actuellement des autres aspects de l’examen des selles. C’est pour cette raison que je préfère qu’on n’en parle pas : cela vient brouiller le message essentiel. N’oublions pas l’objectif, non seulement de l’article mais de la question posée sur le forum : la surveillance des selles en institution. Et je plaide pour une attitude pragmatique :
              - Ce qui importe en pratique c’est la question de la diarrhée, de la constipation et du fécalome.
              - Toujours en pratique, ce qui vient perturber le raisonnement des soignants, c’est très souvent l’observation (ou l’impression, d’ailleurs) d’autres anomalies qui dans leur écrasante majorité n’ont aucune signification.
              - Quant aux modifications majeures que vous énumérez, je ne suis pas sûr qu’elles aient leur place dans un tel travail : à ce compte il y en aurait bien d’autres à envisager, et surtout ce ne serait pas nécessaire, car je doute que les soignants oublient de les signaler. Elles sortent alors immédiatement de leur registre.

              Mais je redis qu’il y aurait à travailler d’une manière bien plus approfondie sur les questions d’aspect, d’odeur etc. Ce qui n’est d’ailleurs qu’un cas particulier d’un problème plus général en médecine, voire en sciences : nous n’utilisons guère que notre vue et notre ouïe, et nous ne savons même pas comment nous pourrions utiliser nos autres sens.

              Bien à vous,

              M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 31 janvier 2012 à 10:20 , par Dr Sylvie

    Monsieur et cher collègue,
    Je suis medecin et habite a l’etranger.
    Mon père, age de bientot 87 ans, habite a Paris et est une personne extremement active et dynamique.Il fait partie d’un club de randonneurs et marche en foret 15 à 20km chaque semaine, suit des cours a la Sorbonne, donne des conferences sur Spinoza et est solo dans une chorale. Il y a 3 ans, a la suite d’une decouverte de sang microscopique dans les selles, il a subi l’ablation d’un polype benin au cours d’une colonoscopie, qui par ailleurs etait normale. Depuis 1 an et demi environ, a la suite vraisemblablement d’une intoxication par un aliment avarié(?)il souffre d’episodes de fausses diarrhees et de douleurs abdominales que ses medecins attribuent a une colopathie spasmodique ou/et fecalome(?il n’ apas eu de toucher rectal)et traitent par forlax, normacol et spasfon, mais la situation ne s’ameliore que partiellement, avec des poussees douloureuses abdominales et des recrudescences des selles liquides et imperieuses accompagnees de parfois de vomissements. Qu’en pensez vous ? Merci de me repondre le plus rapidement possible Dr Sylvie


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 2 février 2012 à 00:01 , par Michel

      Bonsoir, et merci de ce message.

      Je ne puis vous cacher qu’il me met un peu en difficulté : vous êtes bien placée pour savoir que la médecine ne se fait pas sur Internet ; que penserions-nous, que pensons-nous de ces médecins qui dans les dîners en ville donnent leur avis sur des malades qu’ils n’ont même pas vus ?

      Tout ce que je peux faire, donc, c’est essayer de raisonner.

      Vous me décrivez un sujet âgé dont l’état général est excellent, ce qui rassure quant à la gravité de son problème ; restons sur nos gardes cependant : on sait que cela peut être trompeur. Il en va de même d’une coloscopie normale et de moins de trois ans.

      Il présente des symptômes digestifs chroniques, puisqu’ils durent maintenant depuis un an et demi ; vous ne dites pas qu’ils s’aggravent, je présume donc que c’est une situation stable.

      Vous parlez d’une intoxication alimentaire, mais sans argument autre que la vraisemblance. Nous n’avons donc pas de preuve de ce qui s’est passé. D’autre part on voit mal par quel mécanisme une intoxication alimentaire pourrait donner des symptômes un an et demi après : s’il y avait une infection on aurait d’autres signes, et s’il s’agit d’un dérangement lié à un toxique ou un irritant cela devrait être terminé.

      Il nous faut donc envisager l’hypothèse qu’il se passe autre chose depuis dix-huit mois. Et même si la symptomatologie est parfaitement compatible avec un problème de colopathie ou de constipation je crois que la première démarche à envisager est de refaire une coloscopie.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 26 juillet 2011 à 16:27 , par Hélène

    Bonjour,

    IDE en EHPAD, avec beaucoup de "faisant fonction" d’AS, donc des personnes non formées, bien que de bonne volonté, je recherche une comparaison pour réussir à leur fait "côter"ou plutôt quantifier les selles des résidents. Car je me trouve avec des constipations, alors qu’il est noté qu’il y a eu des selles, mais combien ????

    Il faudrait quelque chose de concret, assez simple.
    A quoi pourrai-je comparer des selles +, ++, +++...?
    J’avais pensé une nectarine pour +, un pamplemousse pour ++...

    Merci d’avance pour eux !


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 1er août 2011 à 10:03 , par Michel

      Bonjour, Hélène, et merci de ce message.

      Je vous répondrais de trois manières.

      La première est que la bonne solution est celle qui marche. De ce point de vue je trouve votre idée excellente, avec tout ce qu’il faut de ludique et de commode. Vous n’aurez que les discussions sur le calibre des nectarines, mais cela ne devrait pas vous empêcher d’avoir de bons résultats.

      Mais la seconde réponse est une question : pourquoi voulez-vous quantifier le volume des selles ? Ce que je vous suggérerais (je l’ai fait) est de décider que, pendant deux semaines, vous allez noter la fréquence, la quantité, la consistance de vos selles. Je prends le pari que vous serez surprise de l’invraisemblable variabilité de ces données (même si j’ai des raisons de penser que mon tube digestif n’est pas la partie la plus solide de mon corps). Bref ce qui me semble légitime en gériatrie c’est de noter :
      - S’il y a eu des selles.
      - Si elles étaient liquides.
      - S’il y a autre chose à dire (présence de sang…).

      En routine cela devrait suffire à vous permettre de repérer les constipations et les fausses diarrhées. Le reste n’a pas de valeur prédictive ; en particulier je n’ai pas le souvenir d’un malade qui ait des selles de fréquence normale et qui se constipe : si l’intestin sait évacuer des selles il les évacue toutes, et les fécalomes se constituent sur l’espacement des selles, non sur la réduction du volume. Enfin, c’est à voir.

      La troisième réponse est plus générale ; que signifie votre désir de quantifier ?

      Et je crois qu’il est très important, notamment sur le plan pédagogique ; quantifier, c’est devenir professionnel, c’est le premier pas d’une démarche scientifique ; mais c’est aussi ce qu’on fait quand on ne sait pas quoi faire : vous avez remarqué que quand on vous annonce que votre belle-sœur vient d’accoucher, comme on n’a rien d’autre à dire on vous donne le poids du bébé ; franchement je préférerais le numéro de la chambre. Les soignants me paraissent souvent dans une sorte d’entre deux : d’un côté ils cherchent à quantifier (et parfois même des choses pour lesquelles la quantité n’est critère de rien de particulier, ou si peu) ; de l’autre ils ont tendance à en rester à un système analogique, et c’est pourquoi ils adorent les pictogrammes. Je n’aime pas beaucoup les pictogrammes parce que si on mesure on mesure, je veux dire qu’on doit passer de l’analogique au digital : mesurer c’est utiliser des chiffres. le système des croix est un système intermédiaire : il est analogique en ce qu’il s’agit de traduire par une image visuelle (le cimetière militaire) un ressenti ; il est digital en ce qu’il constitue une ébauche de numération. Mais c’est un système faussement précis, d’ailleurs vous avez constaté comme moi qu’en règle générale un malade qui « ne mange absolument rien » a plutôt moins mal mangé que celui qui ne mange pas ; les croix traduisent le ressenti du soignant, non son observé. En matière de surveillance alimentaire, le moins imprécis est la quantification : tout le plateau, le demi-plateau, etc.

      Quantifier c’est remplacer une conception analogique par une conception digitale. C’est ce que fait l’échelle visuelle (analogique…) de la douleur : il s’agit de remplacer une impression par un chiffre. Ce chiffre vaut ce qu’il vaut, mais il implique que le soignant accepte de ne plus parler d’un malade qui a mal ++++ mais d’un malade dont la douleur est à 8. On sort alors de l’affectif pour entrer dans l’objectif, et même si c’est un objectif de pacotille, c’est déjà un pas de géant, car cela oblige à penser autrement.

      Votre système est analogique dans la mesure où il s’agit toujours de remplacer l’image de la couche souillée par l’image d’un fruit. Mais il s’approche d’un système digital en ce que derrière le fruit il y a un nombre, un poids, un volume ; cela me paraît donc une bonne formule de transition.

      J’espère que vous me raconterez le résultat.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • Les troubles du transit en gériatrie Le 28 septembre 2011 à 09:52 , par Sylvie F.

        bonjour à vous, je vous remercie pour la clarté de votre démonstration.
        Je suis IDE en Ehpad. Je trouve vos explications à la fois évidentes à la fois difficiles à transmettre dans l’équipe qui parfois s’accrochent à de vieux réflexes : monsieur X a la diarrhée alors qu’il n’a eu qu’1 selle liquide mais qui a redécoré la salle de bain ! Monsieur Y aura droit à 1 lavement à 3 jours sans selle mais sans "enquête" ou laxatif.
        La transmission à faire au gériatre doit être objective et nette, comme pour la douleur : une échelle comportementale simplifiée à 9 est plus parlante qu’1 sentiment, qu’1 impression.
        Je vous remercie. Sylvie F.


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        • Les troubles du transit en gériatrie Le 1er octobre 2011 à 18:29 , par Michel

          Bonjour, Sylvie.

          Je comprends votre dépit, voire votre agacement.

          Oui ; il s’agit de choses simples, élémentaires, évidentes, mathématiques. Et on ferait un grand progrès si on cherchait à analyser ce qui peut bien se passer dans la tête des soignants pour qu’ils résistent à ce point à ce qui tombe sous le sens.

          Si on le faisait, je prends le pari qu’on tomberait très vite sur un conflit autour des enjeux de savoir. L’un des éléments de ce conflit est que tout ce qui touche aux soins du corps renvoie à une figure maternelle. Et cette figure maternelle est celle de l’infirmière et de l’aide-soignante. Même si la démographie professionnelle appellerait à sérieusement nuancer ce que je dis, les faits sont que symboliquement le médecin est un homme et l’infirmière et l’aide-soignante une femme (voilà du beau grain tout frais à moudre pour les partisans de la théorie du genre). Toujours est-il que ce savoir maternel est le savoir infirmier. Du coup celui qui remet en question ce savoir commet un double crime :
          - Il met en cause la soignante en tant que bonne mère, c’est-à-dire notamment comme mère compétente.
          - Il met en cause le savoir infirmier. La question du savoir infirmier, celle du rôle propre, celle du diagnostic infirmier, est pour moi capitale. J’y ajoute même la question, non soulevée me semble-t-il, du rôle propre aide-soignant. Mais personne à ma connaissance ne va au fond des choses sur ce sujet.

          La base du rôle propre, c’est le savoir infirmier ; à condition de dire que ce savoir n’est pas une simple démarque du savoir médical : tant qu’on réduira le rôle propre à un assortiment de choses qu’une infirmière est tout de même bien assez capable de faire, on passera à côté de ce qu’il faut voir. S’il y a un savoir infirmier, il doit être distinct du savoir médical ; il doit s’agir d’un ensemble de choses que l’infirmière sait parce qu’elle est infirmière, et que le médecin ne peut pas savoir parce qu’il est médecin. Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas tout savoir, ce n’est pas parce que nos savoirs sont lacunaires, c’est parce que par endroits ils sont radicalement incompatibles. Je dis à propos d’Yves Gineste que ce que j’ai appris de lui c’est tout ce qui concerne le mouvement, parce que le médecin travaille sur l’immobile, et que lui est professeur d’éducation physique.

          Ce que je décris existe ou n’existe pas. Mais s’il n’existe pas, alors il n’y a pas de savoir infirmier. Je maintiens qu’il existe, mais jusqu’ici je n’en ai pas trouvé d’exemple totalement indiscutable.

          On comprend mieux alors pourquoi les choses se passent comme elles se passent. Les infirmières revendiquent cette spécificité, et elles ont raison. Mais tant qu’elles chercheront à élaborer ce savoir sur le modèle du savoir médical, elles passeront à côté de la question. Du coup, conscientes malgré tout de la fragilité de ce savoir à côté de la plaque, elles montent au créneau chaque fois qu’on le questionne ; elles s’insurgent chaque fois qu’on essaie d’apporter des éléments scientifiques car elles croient trouver leur salut dans un empirisme ; et elles verront d’un très mauvais œil un médecin qui s’intéresse à leur savoir. J’ai été sidéré, un jour où je voulais procéder à l’évaluation en équipe de la douleur d’un patient pendant sa toilette (l’évaluation en équipe est une obligation méthodologique chez le sujet non communiquant), d’apprendre que les infirmières avaient pris cette demande comme une marque de défiance de ma part, comme si je doutais de leur observation, comme si je doutais de leur compétence en matière de toilette.

          Et c’est aussi ce qui explique que si les infirmières revendiquent très fort leur savoir infirmier et leur rôle propre, on n’a guère de succès quand on leur propose (je l’ai fait) de participer à un travail sur le rôle propre aide-soignant : quand on le fait on n’obtient qu’un rappel aux textes qui disent clairement que l’aide-soignante n’a pas de rôle propre, oubliant par là qu’il n’y a pas si longtemps les textes disaient la même chose de l’infirmière.

          Je vous recommande de continuer votre combat. Et la question du transit est un extraordinaire terrain pour cela.

          Bien à vous,

          M.C.


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          • Les troubles du transit en gériatrie Le 4 octobre 2011 à 17:17 , par Sylvie F.

            Monsieur,
            à nouveau Sylvie, infirmière en Ehpad ;
            Merci encore pour cette impulsion à réfléchir sur le savoir infirmier : à nous de le rendre visible - matériellement - de prouver qu’il a du sens, qu’il peut et doit nous servir à être de meilleurs soignants.
            Je pense qu’il faut évaluer les situations délicates ensemble : médecin, infirmière, aide-soignante sans redouter le regard, le jugement mais en les considérant comme utiles pour, par exemple, évaluer :
            la douleur
            la prise en charge des troubles du transit
            les repas et ce qui fait plaisir aux personnes âgées mais pas toujours aux soignants
            les médicaments vraiment utiles
            le fauteuil roulant qui sert de fauteuil-tout-court toute la journée
            Je vais donc continuer mes combats en pensant à vos pistes de réflexion.
            Merci.
            Sylvie F.


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            • Les troubles du transit en gériatrie Le 4 octobre 2011 à 22:13 , par Michel

              Bonsoir, Sylvie.

              Je ne sais pas ce que je cherche en proposant cette définition du rôle propre.

              Je le fais parce que je ne veux pas refuser d’y croire.

              J’avais un peu étudié ces questions quand est sortie, ce n’est pas si vieux, la notion de diagnostic infirmier. Franchement, ça n’allait pas très loin, et ça donnait vraiment l’impression qu’il s’agissait de se construire en rivalité avec les médecins.

              Je comprends ce sentiment, il n’est que la réponse de la bergère au berger, et répond au mépris que les médecins professent trop souvent envers les infirmières. Oui, je sais, les temps changent, mais pas assez, pas assez vite et pas assez à fond. Et je note que la féminisation de la médecine n’y change pas grand-chose.

              Je veux donc qu’il existe un rôle propre ; je veux qu’il existe un domaine de savoir qui est celui de l’infirmière, non point tant à cause de ce qu’elle a appris que de ce qu’elle est radicalement. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Je n’en sais trop rien. Je ne veux pas qu’on persiste dans ce refrain selon lequel l’infirmière est plus au contact du malade : c’est insuffisant, j’ai toujours tenu à être très au contact des malades dont j’avais la charge ; j’ai toujours détesté qu’on oppose les médecins et les soignants : je suis un soignant.

              Un jour, une aide-soignante m’a dit : "La différence entre nous et vous, c’est le temps. Vous, quand vous venez, c’est pour voir tel ou tel résident, vous faite événement dans leur vie, vous représentez le temps qui advient. Nous, nous sommes en charge du quotidien, nous représentons le temps qui passe". Elle m’a appris que la vieille distinction grecque entre chronos et kairos s’incarne dans le fonctionnement même de l’équipe. Je n’ai jamais su approfondir cette réflexion, mais c’est quelque part par là que se trouve une partie du secret de cette histoire.

              Bien à vous,

              M.C.


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            • Les troubles du transit en gériatrie Le 5 décembre 2012 à 18:27 , par vincent

              bonsoir , je viens de lire avec une certaine attention les propos , partagés entre vous monsieur et madame ide en hepad , sur les soucis de fiabilité dans la surveillance des troubles de la digestion chez la personne agée . Je ne peut que constater que l homme aide soignant est absent de vos échanges ... Nous existons je vous le confirme , j ai été pendant plusieurs années dans un service de gériatrie et je peut vous dire que le soucis le plus important a mes yeux c est le manque de considération de l ensemble de la base qui est composée des agents et des aides soignants (es) , les transmissions ne se faisant que sur l état clinique et les protocoles , parfois ils serait peut etre bon de savoir s écouter et partager . Et ne pas négliger ou apporter que peut d intension aux observations faites par tous ... Tout le monde dois tendre a former une réelle équipe , pluridisciplinaires dans l intéret du confort , du bien etre , et du rétablissement du patient quand cela est envisageable ... Et pour moi qui suit depuis 17 ans dans un centre hospitalier , et en formation d aide soignant , j aspire a remplir mon role avec humanité et empathie... Pour finir , mon propos je ne pense pas qu il soit bon de chercher un responsable , a certains disfonctionnements , mais plus tot donner a l ensemble du personnels le temps de pratiquer les soisn dans des conditions humaines pour tous ... Bien a vous , respectueusement .


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              • Les troubles du transit en gériatrie Le 5 décembre 2012 à 20:00 , par Michel

                bonsoir, Vincent.

                Je vais d’abord vous faire une réponse un peu sèche ; rassurez-vous, j’en ferai une autre.

                Réponse un peu sèche parce que si, comme vous me l’écrivez, vous avez lu avec attention la discussion dont vous parlez, alors il n’a pas dû vous échapper que j’y ai évoqué (c’est dans mon message du 1er octobre 2011) la notion de rôle propre aide-soignant. Vous n’avez pas dû lire ça souvent, je n’ai jamais entendu personne en parler, à part moi. Vous n’avez pas manqué non plus de lire l’article qui donne lieu à ce forum, et il ne vous a pas davantage échappé que les mots médecin, infirmier et aide-soignant n’y figurent nulle part. La raison en est précisément que la question de la surveillance du transit est le modèle d’une prise en charge d’équipe, et que je tiens si fort à ce point que je refuse d’en distribuer les rôles (ajoutons que quand j’ai voulu mettre ce principe en application, je n’ai pas eu beaucoup de succès, que ce soit auprès des infirmiers ou des aides-soignants).

                Mais je sais lire, et je vois bien de quoi vous voulez en réalité me parler. Je sais bien que vous me décrivez votre vécu quotidien, et j’ai connu suffisamment d’équipes, de services, de médecins, pour comprendre ce que vous entendez par "manque de considération". Je sais quelle souffrance cela peut engendrer chez les soignants, et je sais encore plus quelle perte d’information, et quelle perte de chance pour le malade, cela peut induire.

                Mais précisément, si vous faites le tour des quelques protocoles qui sont en ligne (quand aurai-je le temps d’en mettre d’autres ?) vous constaterez sans peine, ou alors ce site est un échec, que je les ai conçus de telle sorte que tous y trouvent un espace pour leur pratique, je crois même qu’ils sont inutilisables sans cette condition.

                Bien à vous,

                M.C.


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      • Les troubles du transit en gériatrie Le 2 décembre 2011 à 15:51 , par Florence

        Bonjour,

        Ma maman, de 79 ans atteinte depuis environ 8 ans de "démence" diagnostiquée alzheimer, depuis 1 an et en maison de retraite depuis 1 an aussi est atteinte d’un fecalome trouvé lors d’un scanner pour une sciatique. Pour elle tout va bien, mais de toute façon tout va bien depuis toujours, dès qu’un problème ne se voit pas comme une sciatique : tout va bien...Elle n’a plus aucune notion du temps et zappe chaque élément assez rapidement . Elle a dans cette maison de retraite de bons repas bien équilibrés, et des activités "physiques" , de plus n’ayant aucune perte en spacio elle se promène en ville et marche dès qu’elle peut. Son fecalome est haut placé et mesure environ 70 cm.
        Depuis la découverte de ce fecalome il lui donne du Forlax mais sans résultat pour l’instant... Mais 70 cm cela me parait énorme voir anormal .... N’y a t il pas un autre moyen plus rapide de la soulager, même si elle dit que tout va bien surtout de ce côté là . De part sa maladie elle est de toute façon très souvent confuse, parfois violente en paroles ou nostalgique quand elle est "lucide" . Je m’inquiète. Avez vous un avis ???
        Je vous remercie si vous pouviez m’apporter une réponse.
        Bien sincèrement
        Florence


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        • Les troubles du transit en gériatrie Le 4 décembre 2011 à 19:19 , par Michel

          Bonsoir, Florence.

          Je ne m’inquiéterais pas trop.

          D’abord, on trouve un fécalome sur une radio. N’oublions pas que la radio ne donne pas des images suffisamment précises pour qu’on puisse parler de fécalome, et encore moins un scanner. On prend là le problème à l’envers : si un malade a des symptômes compatibles avec un fécalome et que la radio donne des images évocatrices, alors il faut en tenir compte. Mais s’il n’y a que la radio et pas les symptômes, il faut être prudent avant d’affirmer quoi que ce soit.

          Et c’est bien dans cette situation que vous êtes, n’est-ce pas ? N’y a t il pas un autre moyen plus rapide de la soulager ? Non, bien sûr, puisqu’il n’y a rien à soulager.

          Maintenant, faut-il décider qu’on va tout de même essayer d’évacuer le fécalome avant qu’il ne fasse parler de lui, c’est une autre question. Et je crois qu’en effet il serait prudent de le faire. Mais faut-il jouer la patience, comme le médecin le fait, ou bien employer des moyens plus agressifs, c’est plus difficile à dire. Les moyens plus agressifs existent ; je ne serais pas tenté de les utiliser tant que la malade ne se plaint de rien. Ou alors il faut imaginer que les petits troubles du comportement que vous constatez sont liés au fécalome, ce qui est possible. Seule l’équipe qui s’occupe de votre mère peut en juger.

          En tout cas je ne tiendrais aucun compte des dimensions du fécalome, cela n’a aucune valeur pronostique.

          Bien à vous,

          M.C.


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      • Les troubles du transit en gériatrie Le 15 février 2013 à 12:54 , par patou

        bonjour, c’est vrai je reponds tardivement , mais je suis aide soignante de nuit en maison de retraite au sein d’un centre hospitalier, et je peux vous assurer qu’il est très désagréable pour les résidents de se retrouver ds les selles à 2,3, où 4h du matin,pour ceux qui sont capable de le dire.... mais pour ceux qui sont ds l’incapacité d’exprimer leur besoins, nous sommes ds l’obligation de les changer et parfois leur réactions sont vives...(agréssivété gestuelle et vervale, ce que je comprend tt a fait)... la question est : faut il leur donner encor un laxatif le soir ??? je suis , nous sommes désemparées....nous voullons optimiser le repos de nos personnes agées.... que faire ????


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        • Les troubles du transit en gériatrie Le 15 février 2013 à 21:03 , par Michel

          Bonsoir, Patou.

          Votre désarroi est bien compréhensible ; cependant j’aurais tendance à me dire que la solution est plus simple que vous ne pensez. Enfin, sur le papier ; quand il s’agira de la faire partager à vos collègues, vous aurez un peu plus de travail.

          Car que me dites-vous ?

          je peux vous assurer qu’il est très désagréable pour les résidents de se retrouver ds les selles à 2,3, où 4h du matin, pour ceux qui sont capable de le dire

          Ne m’assurez pas : je le sais. Du temps où je m’occupais aussi d’un hôpital possédant une maison de retraite, j’y prenais des gardes, et je ne manquais jamais une occasion de traîner la nuit dans les couloirs. Temps précieux de partage avec l’équipe.

          Mais vous me parlez là des résidents qui sont capables de se plaindre. Et ceux-là sont pratiquement capables de sonner, ce qui fait qu’il est très simple d’adapter le plan de soins : souhaitent-ils être changés même s’ils dorment ? Faut-il attendre qu’ils sonnent ? faut-il ne rien faire ? Cela dépend de leur décision.

          Vous ajoutez ensuite :

          mais pour ceux qui sont ds l’incapacité d’exprimer leur besoins, nous sommes dans l’obligation de les changer

          Là, je vous suis moins. Il me semble que vous utilisez un raisonnement dangereux, qui est : "Puisque les résidents qui sont capables de se plaindre se plaignent, puisque moi-même dans ces circonstances je demanderai probablement à être changé, mon devoir est de changer les résidents qui ne peuvent exprimer leurs besoins." Je comprends ce raisonnement, mais je ne le généraliserais pas trop rapidement. Votre obligation n’est pas de changer ces malades, elle est de pressentir si vous devez le faire. Autrement dit, tout comme vous passez avec les "résidents lucides" un contrat de soins, il vous faut établir un contrat avec chacun des résidents non lucides, avec cette difficulté qu’ils ne vous diront pas ce qu’ils en pensent.

          Du coup :

          parfois leur réactions sont vives... (agressivité gestuelle et verbale, ce que je comprend tout a fait)

          Et moi aussi, je le comprends. Mais... si cela signifiait tout simplement que le mieux est de ne pas les déranger ? S’ils étaient tout simplement en train de vous dire qu’ils veulent dormir ; ou même, si cela signifiait tout simplement qu’ils sont incapables d’analyser ce que veut dire votre intrusion dans leur chambre, et qu’il est plus nuisible qu’utile, par conséquent, de les réveiller ? Vous ne pouvez pas à la fois regretter qu’ils ne s’expriment pas et regretter qu’ils le fassent.

          Mais naturellement j’ai eu l’occasion d’organiser des réunions de travail entre équipes de jour et équipes de nuit, et il ne m’a pas échappé que la question des changes y est brûlante, notamment parce que l’équipe de jour reproche à celle de nuit de lui laisser des malades dans un état épouvantable. Il ne m’a pas échappé non plus que les laxatifs sont, consciemment ou non, donnés à une heure où les selles on plus de chance de survenir la nuit, ce qui diminue le nombre de changes à effectuer par l’équipe de jour.

          Et que nous manipulons là des forces redoutables.

          Bien à vous,

          M.C.


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        • Les troubles du transit en gériatrie Le 29 octobre 2014 à 22:04 , par patricia Billiard

          bonjour !je réitère ma question : faut il donner des laxatifs 3 fois par jours et en particulier au repas du soir à nos résidents déjà hostiles au change de nuit ? perso avec toutes mes capacités, je ne prendrai pas de laxatifs avant d’aller me coucher !!!! c’est une question de logique !!! peut être que notre corps réagi mieux la nuit , je ne sais pas . alors expliquez moi et je prendrai alors plus en compte leur agressivité que je le fais déjà.merci de m’aider à comprendre.


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          • Les troubles du transit en gériatrie Le 1er novembre 2014 à 14:49 , par Michel

            Bonjour, Patricia.

            Il me semble qu’il y a trois points à envisager.

            Le premier, c’est que vous "réitérez votre question". Mais cette question ne me rappelle rien. Pourriez-vous me renvoyer votre premier mail ?

            Le second, c’est votre question elle-même : faut il donner des laxatifs 3 fois par jours et en particulier au repas du soir à nos résidents déjà hostiles au change de nuit ?. Telle quelle elle n’a pas de sens : la prescription de laxatifs, comme toute prescription, doit être personnalisée. Tout ce que je peux dire c’est que les laxatifs de type osmotique se donnent souvent selon ce schéma. Mais il ne faut pas. Il ne faut rien. Il faut donner au malade ce dont il a besoin.

            Le troisième point est votre commentaire : je ne prendrai pas de laxatifs avant d’aller me coucher !!!! c’est une question de logique !!!. Mais, précisément, il y a là une faute de logique, car votre raisonnement ne tient pas compte du fait que les médicaments ont un délai d’action. Par exemple quand on utilise un laxatif de type anthraquinonique, on s’attend à un effet au bout d’une douzaine d’heures, ce qui fait que la logique commande au contraire de les donner le soir.

            Après, il y a toute une démarche à analyser. Car la vieille personne qui est hostile aux changes de nuit peut très bien être quelqu’un qui a gardé une continence suffisante pour, moyennant une aide, aller aux toilettes ou sur le bassin. Il faut donc être sûr que les changes de nuit sont indispensables, ou à défaut que les conditions locales dans l’établissement rendent illusoire une stratégie de maintien de la continence. Ou alors on peut négocier avec la vieille personne un changement de traitement : remplacer les laxatifs osmotiques par des anthraquinoniques (ils ont mauvaise réputation, et à juste titre, mais cette mauvaise réputation concerne bien plus le sujet jeune ; ou alors proposer de petits lavements évacuateurs, par exemple un jour sur deux. Tout s’envisage et tout s’essaie.

            Bien à vous,

            M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 13 juin 2011 à 05:17 , par Aline

    Bonjour et merci par avance pour votre réponse.

    Mon père, 81 ans, est hospitalisé pour un fécalome trop haut placé pour envisager pour l’instant une évacuation manuelle. Il se "traite" lui m^m depuis des mois avec Dulcolax 2cp tous les deux jours. Parfois il avait recourt au normalcol quand ça allait mal preuve que pour lui c’est depuis longtemps un problème.

    Il n’est pas très mobile, ses jambes ayant quelques difficultés en cours de diagnostique, mais il est tout de m^m autonome, parfaitement lucide et vit seul depuis la mort de notre mère. Il gère ses comptes sur internet, boursicote, s’occupe de son linge...

    Depuis cette hospitalisation il passe de grandes périodes très confus et lui qui n’a jamais fait de mal à personne peut être très brutal. Il a eu 5 normacol le jour de l’hospitalisation et un grand lavement qu’il n’a pu conserver assez longtemps apparemment. puis d’autres normacol cette semaine et depuis hier une poudre à dissoudre dans de l’eau sur trois jours (préparation pour coloscopie ?)

    J’ai lu vos réponses et crois comprendre que cela peut prendre du temps. Ce qui m’inquiète c’est cette confusion mentale intermittente, car il se met en danger voulant se sauver au point qu’on me l’attache. Mon père est un homme très cultivé et d’ordinaire accessible à la raison.

    Un tel épisode peut-il le "détruire" durablement et l’entraîner dans une confusion quasi permanente au point de lui faire perdre son autonomie ?

    Merci


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 13 juin 2011 à 19:37 , par Michel

      Bonjour, Aline.

      Vous posez les bonnes questions ; mais le problème que vous décrivez est compliqué.

      Il y a de multiples raisons pour développer un fécalome, qu’il soit haut ou bas. Nous avons des explications très logiques, mais je voudrais être sûr que la nature, elle, est toujours logique ; c’est pourquoi il faut prendre ces explications avec un peu de distance. Toujours est-il qu’il faudra se demander pourquoi votre père s’est trouvé dans cette situation. L’ordonnance est souvent en cause.

      La stratégie la plus logique (mais justement, la logique...) est de prendre ces traitements qu’on utilise pour préparer une coloscopie. Les autres traitements n’ont pas de raison d’être efficaces.

      Les troubles psychiques sont fréquents en cas de fécalome, et ils guérissent le plus souvent avec son évacuation. Il ne faut malheureusement pas oublier qu’ils sont plus fréquents chez les patients qui ont déjà un trouble intellectuel, sachant que ce dernier (j’en ai eu un exemple éclatant dans ma propre famille) peut passer inaperçu très longtemps. Il n’y a donc rien d’autre à faire qu’attendre (ce d’autant plus que les sédatifs auraient un effet constipant), et espérer que tout rentrera dans l’ordre.

      Mais effectivement cela peut prendre du temps, et votre père peut laisser des forces dans ce combat. Tout de même, 81 ans, ce n’est pas le très grand âge, et je ne m’inquiéterais pas outre mesure sur ce point. La question n’est pas dans le fécalome mais dans sa cause, et le danger de la confusion n’est pas dans la confusion mais dans ce que, peut-être, elle révèle.

      Mais le moment n’est vraiment pas venu de s’inquiéter.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 26 avril 2011 à 14:08

    bonjour,
    Maman (94 ans)a un fécalome situé assez haut dans l’instestin.. Elle a fini par être admise aux urgences jeudi après 15 jours de traitements à la maison... (elle a pris de la lamaline pendant un mois pour réduire de grosses douleurs au doigt et il semblerait que cela a favorisé ce fécalome) mais je pense qu’il était déjà présent depuis quelques semaines...mais on ne s’est pas méfié.
    Elle a eu depuis jeudi au moins 4 ou 5 grands lavements, sans résultat. Elle prend des traitements oraux pour aider à l’élimination de ce fécalome. Toujours aucun résultat.. cela est-il fréquent et si le facalome ne s’en va pas avec les lavements quelle est la solution. ? Un fécalome peut-il cacher une autre pathologie. Je suis malgré tout inquiète, bien qu’à l’hôpital ils n’ont pas l’air de s’inquiéter.. merci de votre rélponse.

    PS - Tant que le fécalome est présent, la sortie de l’hôpital est-elle impossible ??


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 27 avril 2011 à 19:38 , par Michel

      Bonsoir, Jacqueline.

      La situation que vous décrivez est assez classique, et vous la décrivez très bien.

      Il est probable que la Lamaline a largement favorisé le fécalome. Insistons encore et toujours : tout morphinique, même faible, impose qu’on envisage un laxatif, et ce d’autant plus qu’il n’y a pas de corrélation entre la puissance du morphinique et son pouvoir constipant. Mais il est probable aussi que d’autres causes ont joué, que nous ne connaissons pas, mais qui sont très fréquentes chez le sujet âgé.

      Alors il faut traiter. Peut-être faut-il des grands lavements ; à l’expérience ils ne sont pas forcément plus efficaces que les petits, et ils sont tout de même moins bien tolérés. Tout ce que je peux dire c’est qu’il n’y a rien d’autre à faire, et qu’il ne faut pas s’étonner si on a besoin de pratiquer un grand nombre de lavements. On finit toujours par y arriver. Et on a raison d’ajouter des traitements oraux.

      Une bonne solution, mais vos médecins le savent, est d’utiliser les produits qui servent pour la préparation des intestins dans la perspective d’une coloscopie.

      Un fécalome peut-il cacher une autre pathologie ? Oui, bien sûr. J’ajouterais même que s’il n’y a pas d’autre pathologie il n’y a pas de fécalome. Mais de là à s’inquiéter, non, car ces pathologies sont souvent très banales.

      Non : le seul danger de cette situation, mais là aussi vos médecins le savent, c’est qu’il faut compenser les désordres, au niveau de l’eau et du sel, que peuvent engendrer des lavements multiples.

      Tant que le fécalome est présent, il n’est pas logique d’envisager une sortie : si les moyens hospitaliers tardent à faire leur effet, vous n’avez pas votre chance à domicile.

      Mais tout se passera bien, n’ayez crainte.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 18 février 2011 à 09:31 , par marie

    Bonjour,

    quels sont les risques et les précautions à prendre lors d’un grand lavement chez des personnes âgées à mobilité très réduite voire inexistante et présentant souvent une insuffisance cardiaque.

    Marie


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 23 février 2011 à 17:50 , par Michel

      Bonjour, Marie.

      On peut imaginer deux sortes de risques.

      Le premier serait lié au fait que le grand lavement est tout de même un acte relativement agressif et fatigant. Le risque serait alors, chez un malade très fragile, de décompenser une situation d’insuffisance cardiaque précaire. Ce n’est pas fréquent, et il faut comparer ce risque à celui d’un fécalome laissé en place. Toutefois il doit nous inciter à être prudents et à ne pratiquer de grand lavement que quand il n’y a aucune autre solution, ce qui est rare.

      Le second risque serait de déclencher une poussée d’insuffisance cardiaque parce que l’intestin du malade résorberait de l’eau du lavement. Je n’y crois pas une seconde.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • normacol à 20 heures Le 6 janvier 2011 à 12:13 , par roro

    madame, monsieur,

    je vais vous poser la question suivante : donner un normacol à 20 heures à une résidente de 88 ans pour embêter la collègue de nuit comment qualifiez vous cet acte ?


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    • normacol à 20 heures Le 6 janvier 2011 à 21:53 , par Michel

      Bonsoir.

      Je suppose que je le qualifierais comme vous. Car le plus grave dans cette affaire n’est pas tellement qu’on embête la collègue de nuit mais qu’on crée un inconfort chez la résidente. Il s’agit donc d’une maltraitance caractérisée pour laquelle la seule réponse est d’exiger que cela cesse immédiatement.

      Après, bien sûr, il faut comprendre comment l’équipe a pu en arriver là...

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 20 décembre 2010 à 08:38

    Bonjour,

    Pourquoi les personnes âgées sont- elles aussi obsédées par leur transit et/ou celui de leurs conjoints ?

    Sophie


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 23 décembre 2010 à 19:38 , par Michel

      Bonsoir, Sophie.

      Je crois qu’il y a de multiples raisons. Notamment les psychanalystes ont de quoi se régaler.

      Mais il me semble que la piste de réflexion la plus intéressante est culturelle. D’ailleurs il n’y a pas que les personnes âgées : voyez les soignants...

      Cette connotation culturelle est très négligée, et il faudrait en faire l’histoire : vous êtes vous déjà demandé de quoi on s’enquiert quand on vous demande : "Comment allez-vous ?" ?

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 7 septembre 2010 à 21:44

    Bonjour,
    30ans, j’ai un fecalum haut dû a une intervention chirurgicale lourde il y a 3 mois, traitée avec de la morphine, j’ai tout essayé, forlax 4/jours, colopeg 4l, débridat, fruits, légumes,hepar et fibres...
    Je ne sais plus quoi faire.
    De grosses douleurs sous les cotes, des bulles d’air qui enflent dans mon bas ventre. Que pourriez vous me conseiller de plus, mon Dr dit qu’il faut attendre qu’il n’y a rien a craindre puisque mon ventre est souple. Merci pour vos conseils


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 8 septembre 2010 à 22:51 , par Michel

      Bonsoir.

      Un mot tout d’abord, pour vous appeler à la méfiance : il ne vous a pas échappé que le titre de cet article est les troubles du transit en gériatrie. Si vous avez trente ans c’est encore un peu tôt pour tomber sous ma coupe, et il vaudrait mieux que vous alliez voir un gastro-entérologue.

      Cela dit, que pourrais-je vous répondre ?

      D’abord qu’il faudrait savoir pourquoi vous avez été opérée ; car il se peut qu’une chirurgie digestive modifie le transit, le plus souvent de manière peu grave et peu durable.

      Ensuite que votre médecin a grandement raison : la meilleure stratégie est la patience. On n’a jamais vu un fécalome du sujet jeune durer bien longtemps, et les stratégies laxatives ont souvent tendance à compliquer les choses. Ce qu’il faut c’est calmer le jeu, avec au besoin quelques antispasmodiques quand l’intestin proteste un peu trop.

      Ce que je ne comprends pas c’est cette impression de bulles d’air dans le bas-ventre : je ne vois pas comment un fécalome haut placé pourrait donner ce type de sensation à cet endroit.

      Une autre question serait de savoir comment le fécalome a été prouvé : il a fallu faire une radio. Que disait-elle exactement ?

      Mais tout cela dit, je vous le répète, votre médecin a raison.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 7 août 2010 à 00:03 , par Margie

    Bonjour

    Voilà plus de 5 ans au moins que je souffre de dolichocholon, de troubles du transit et de douleurs intestinales..J’ai passé plein d’examens et, suite à tout ceci, on m’avait prescrit de la rééducation anale..Or, domiciliée en banlieue, je n’avais trouvé personne à proximité....!!
    Je viens donc seulement de commencer 10 séances avec une "kiné" qui m’en prévoit 30 pour remuscler mon sphincter anal...!!
    Ceci étant je me retrouve dans le cas de nombreux patients avec alternance de constipation et de fausses diarrhées..Tout particulièrement ces derniers jours !!Alors je me demande si je n’aurais pas un fécalôme qui entraînerait ces troubles...Pensez-vous qu’un simple généraliste puisse le vérifier ? Merci de votre aide éventuelle.

    Cordialement


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 8 août 2010 à 11:50 , par Michel

      Bonjour, Maryse.

      Il n’y a pas de réponse toute faite en la matière.

      En principe un fécalome ne se développe que chez une personne dont la motricité intestinale est très perturbée ; c’est surtout une pathologie du sujet alité. Et j’aurais tendance à penser que si vous souffrez de cette alternance diarrhée-constipation (au fait, quelles en sont les conséquences pratiques ? Il arrive souvent que les troubles du transit n’aient d’autre inconvénient que d’inquiéter celui qui en est atteint, de sorte que le plus simple est de ne pas s’en soucier outre mesure) c’est à cause d’autre chose qu’un fécalome ; en particulier il serait sans doute utile de diminuer puis d’arrêter tout médicament agissant sur le transit.

      Cela dit rien ne vous empêche d’éliminer de principe cette hypothèse, et de traiter un fécalome. S’il n’y en a pas vous n’aurez pas d’autre inconvénient que d’avoir pris des laxatifs pour rien ; et s’il y en a un vous aurez tout gagné. Votre médecin traitant peut parfaitement vous aider sur ce point.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 17 juillet 2010 à 20:46

    Je suis assez surprise... soit, mais si l’équipe soignante met en place avec l’équipe restauration de l’EHPAD des repas équilibrés, de l’eau Hépar à table, des compotes pruneaux.. ne serai-ce pas mieux que de distribuer à tout va des laxatifs à tous les résidents ? On passe de la diarrhée, à la constitpation sans arrêt... sur quel terrain doit-on "jouer" ? Je pensais que les laxatifs otaient la flore intestinale ?
    signé : CR : une IDE débutante en EHPAD... Merci


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 24 juillet 2010 à 17:49 , par Michel

      Bonjour, CR.

      Non, ne soyez pas surprise.

      J’ai écrit, et je le maintiens, que les gériatres se méfient toujours des réponses systématiques ; en ce sens vous avez tout à fait raison de penser qu’on aurait des solutions plus efficaces avec des stratégies personnalisées.

      La proposition de R. Sebag-Lanoë s’explique par le fait que la constipation est un problème redoutable ; du coup l’idée de donner des laxatifs systématiquement est simplement celle qui a le meilleur rapport avantages/inconvénients dans une population donnée. Ajoutons que personnellement je ne l’ai jamais mise en application.

      Mais il me faut attirer votre attention sur trois points :

      si l’équipe soignante met en place avec l’équipe restauration de l’EHPAD des repas équilibrés,

      Alors il y a un problème : ce que vous proposez là est aussi une attitude systématique. Vous avez remarqué comme moi que les goûts des résidents sont volontiers fort éloignés des nécessités de la diététique, et qu’il nous faut bien cependant les respecter : si vous donnez à la personne âgée autre chose que ce qu’elle veut, vous courez le risque de favoriser les dénutritions, ce qui sera bien pire. Il en va de même

      de l’eau Hépar à table,

      dont le goût n’est pas forcément adapté à ceux de la personne âgée (et dont on ne m’a jamais expliqué par quel mécanisme, à part que c’est de l’eau, elle peut bien être laxative.

      des compotes pruneaux

      Il y a en gros trois sortes de laxatifs : ceux qui agissent en augmentant le volume des selles (c’est le cas des laxatifs osmotiques, type Spagulax ou Movicol) ; ceux qui agissent comme des lubrifiants, type Lansoÿl ; ceux qui agissent par irritation ; tous les laxatifs végétaux (sauf les algues) sont irritants, ce sont donc les plus toxiques ; les pruneaux sont essentiellement des laxatifs irritants.

      Il faut se faire une raison : ou bien on utilise des laxatifs végétaux à dose laxative, et alors on a un effet irritant (puisque c’est le seul mécanisme par lequel ils sont laxatifs), ou on les utilise à dose non irritante, et alors on n’a pas d’effet laxatif.

      ne serait-ce pas mieux que de distribuer à tout va des laxatifs à tous les résidents ?

      Vous avez maintenant la réponse à votre question : ce serait mieux, mais à condition d’assumer les inconvénients de la méthode. Et à condition d’avoir les moyens d’une personnalisation parfaite ; il est rare qu’on les ait en maison de retraite.

      Grande difficulté, n’est-ce pas ? Faut-il donc renoncer à toute action diététique chez la personne âgée ? En pratique, je crois que oui, mais je ne le dirai jamais.

      Je pensais que les laxatifs ôtaient la flore intestinale ?

      Non, il n’y a pas de raison ; les laxatifs, surtout les irritants, engendrent d’autres désordres (en particulier ceux qui, comme les pruneaux, agissent en accélérant le transit), et en perturbant le cycle de vie des bactéries. Mais ils ne les tuent pas.

      Quant à ces situations où on passe de la diarrhée à la constipation, une première réponse tombe d’elle-même : si c’est le cas, alors c’est que la stratégie laxative de l’établissement est inadaptée. Mais il y a une seconde réponse : le sujet âgé qui passe de la diarrhée à la constipation est neuf fois sur dix un constipé : quand il a des selles liquides c’est parce qu’il a un fécalome autour duquel se produisent des réactions irritatives, de sorte que le premier traitement à essayer chez un sujet âgé qui a de la diarrhée c’est... d’augmenter sa dose de laxatifs.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 15 juillet 2010 à 20:26 , par cr

    Bonsoir,
    Je désire savoir les risques majeurs d’une mise sous laxatif systématique chez la personne âgée mobile ou non avec alimentation équilibrée.
    Merci


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 16 juillet 2010 à 21:22 , par Michel

      Bonsoir.

      Franchement, des risques, il n’y en a pas beaucoup.

      D’une manière générale les gériatres n’aiment pas les attitudes systématiques.

      Mais l’idée de donner des laxatifs à tout le monde (du moment qu’on n’utilise pas n’importe quoi) a du sens en termes de santé publique ; d’ailleurs cela fut préconisé en son temps par Renée Sebag-Lanoë, qui a été une des grandes gériatres de la fin du XXe siècle ; la constipation est si sournoise chez le sujet âgé qu’en institution il est prudent de ratisser large.

      Je ne serais donc pas choqué qu’une telle mesure soit prise en maison de retraite, où les effectifs soignants ne permettent guère la surveillance qui serait nécessaire.

      Bien à vous,

      M.C.


      Répondre à ce message

  • Les troubles du transit en gériatrie Le 22 juin 2010 à 23:37 , par antoine

    Bonsoir
    En tant qu’externe en médecine (dcem2) il m’est arrivé de réaliser des touchers rectaux à la "recherche d’un fécalome" sous les conseils de mes internes ou médecins chefs.

    Je n’en ai par ailleurs jamais détectés, est ce qu’un fécalome se détecte comme une masse dure dès les premiers cm ou est ce qu’ils sont le plus souvent au bout du doigtier ??

    Je n’ai jamais vu de fécalome en radiographie, peut-on le comparé à une stase stercorale ? (je ne pense pas mais en réalité j’aimerai connaitre "l’aspect" radiologique)

    Un intestin encombré à l’exam abdo ? je ne comprend pas trop bien, vous parlez de météorisme ? défense ?


    Répondre à ce message

    • Les troubles du transit en gériatrie Le 23 juin 2010 à 22:25 , par Michel

      Bonjour, Antoine.

      Les choses se présentent exactement comme vous les décrivez : un fécalome rectal se perçoit en général très facilement, et il n’est pas rare que le fécalome occupe toute l’ampoule rectale. Quelquefois ils sont plus haut situés, et il arrive qu’on ne les perçoive qu’à bout de doigt. Mais de toute manière c’est une masse, le plus souvent dure, qui ne peut passer inaperçue, car c’est un phénomène qui se développe non dans le rectum mais dans l’ampoule rectale ; ils sont donc pratiquement toujours accessibles au doigt.

      Si donc vous n’en avez pas trouvé, c’est qu’il n’y en avait pas. Et que vos "chefs" ne vous ont pas présenté les bons malades. Pourquoi l’ont-ils fait ? pour deux raisons :
      - Il s’agissait pour eux d’un simple bizutage.
      - Ils n’en savent pas plus long que vous sur les fécalomes.

      J’avoue que la seconde hypothèse me tente particulièrement.

      Quant aux fécalomes hauts, il n’y a pas de différence avec une stase stercorale. Sur la radio vous voyez donc une sorte de grisaille qui moule le côlon et où il n’y a pas de clartés gazeuses. C’est donc ce que vous avez vu, simplement vous ne vous êtes pas cru.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 14 avril 2010 à 11:48 , par Nbat ide ref

    un lavement évacuateur type normacol peut il être
    fait par une aide soignante par delegation de l’ide ?
    Quel cadre légal ?
    Références ??
    Merci
    Nbat IDE REF dans un EHPAD


    Répondre à ce message

    • Les troubles du transit en gériatrie Le 14 avril 2010 à 19:31 , par Michel

      Bonsoir.

      Je ne connais pas de texte qui régisse la délégation des actes à l’aide-soignante.

      L’aide-soignante n’a pas de rôle propre (ce qui est aberrant) ; elle agit toujours par délégation de l’infirmière, à qui il appartient de dire ce qu’elle délègue et ce qu’elle ne délègue pas.

      Les situations de ce type sont donc, à ma connaissance (mais il faudrait certainement vérifier : il s’agit d’un de ces domaines où tout le monde sait des choses sans en avoir nécessairement recherché les bases) régies par le bon sens.

      Et le bon sens me semble dire que si le Normacol pose problème à l’aide-soignante, c’est qu’on a affaire à une situation particulière, et qu’il vaudrait mieux avoir un avis médical.

      Bien à vous,

      M.C.


      Répondre à ce message

  • Les troubles du transit Le 14 mars 2010 à 03:15

    Bonjour,

    Alors voila, j’ai 19 ans et je fais souvent des fausse diarhée qui me font souffrir.

    Que pensez vous que je doit faire pour que cela s’arrête ?


    Répondre à ce message

    • Les troubles du transit Le 14 mars 2010 à 17:42 , par Michel

      Bonjour.

      Il est absolument impossible de vous répondre : vous avez 19 ans, il faut avant tout essayer de comprendre ce qui vous arrive. C’est un âge où les fausses diarrhées ne sont pas fréquentes ; vous ne pouvez donc pas éviter de consulter, d’abord votre médecin traitant, puis si nécessaire un gastro-entérologue. En tout cas les indications que je donne, qui concernent les personnes âgées ou les malades en fin de vie, ne peuvent vous être d’aucune utilité.

      Bien à vous,

      M.C.


      Répondre à ce message

  • Les troubles du transit en gériatrie Le 7 février 2010 à 15:31 , par Cathy

    Bonjour, je voudrais savoir si les gélules de "Boldo" peuvent aider le transit et surtout éviter les fécalomes, et pendant combien de temps peut-on le prendre pour éviter la récidive. Merci de votre réponse. Cathy


    Répondre à ce message

    • Les troubles du transit en gériatrie Le 7 février 2010 à 21:17 , par Michel

      Bonjour, Cathy.

      La réponse à votre question peut se faire en trois temps.
      - Le boldo est un laxatif végétal donc toxique (ceux qui s’imaginent que les produits naturels sont sans danger ont simplement oublié de réfléchir : tous les poisons de l’Antiquité étaient à base de plantes). Les laxatifs végétaux agissent par irritation, ce qui les rend très agressifs pour l’intestin ; et les dégâts sont bien connus.
      - La prévention constipation est chez le sujet âgé un enjeu majeur. Il est certain que dans ces conditions le rapport bénéfice/risque des laxatifs irritants doit être réévalué.
      - Du coup, il faut se souvenir que le plus souvent on n’a aucun besoin de laxatifs irritants pour traiter la constipation du sujet âgé. Mais il y a des exceptions, et quand on ne s’en sort pas avec des moyens simples, il ne faut pas hésiter à utiliser des produits toxiques. Il y a plusieurs produits dans cette gamme, le boldo n’a pas d’avantage particulier sur les autres.

      Bien à vous,

      M.C.


      Répondre à ce message

  • Les troubles du transit en gériatrie Le 10 janvier 2010 à 21:38

    Bonjour à vous. Est-il possible d’avoir des maux d’estomac/ intestins et des selles souvent molles à cause d’un fécalome ?


    Répondre à ce message

    • Les troubles du transit en gériatrie Le 13 janvier 2010 à 22:31 , par Michel

      Bonsoir.

      Vous avez parfaitement compris le problème : effectivement le fécalome est tout à fait capable de donner ce type de symptôme. Mais n’oublions pas que le fécalome est très rare chez le sujet non âgé. En ce qui me concerne je n’en ai jamais vu chez un patient qui avait une mobilité normale.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 1er octobre 2009 à 14:31

    vous semble t il possible, chez une personne agée présentant une escarre sacrée, de faire un lavement ts les 2 ou 3 jours en systématique, permettant ainsi de gerer l’emission de selles à un instant T et donc determinant ds la bonne tenue des pansements et donc bonne efficacité


    Répondre à ce message

    • Les troubles du transit en gériatrie Le 1er octobre 2009 à 22:48 , par Michel

      Bonsoir, Dominique.

      Oui, cela me semble possible. J’avais eu cette idée, je n’ai jamais pu la mettre réellement en pratique.

      Mais vous avez raison, et rien ne m’exaspère plus que ces sondes urinaires qu’on met systématiquement en cas d’escarre sacrée alors qu’on ne se demande pas si les selles...

      Bien à vous,

      M.C.


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  • Les troubles du transit en gériatrie Le 18 juin 2009 à 09:16 , par Monique

    Ma maman a 87 ans.Elle souffre depuis 6 semaines d’un fécalome détecté par radiographie.Elle a subi 2 petits lavements et 4 d’un litre sans succès.Elle a perdu l’appétit, devient confuse et souffre par intermittence.On lui dit d’attendre encore 10 jours avant de pratiquer une colonoscopie.Je suis sceptique .Qu’en pensez-vous ?


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 18 juin 2009 à 18:56 , par Michel

      Bonsoir, Monique.

      J’en pense que je ne comprends pas très bien.

      Ma maman a 87 ans. Elle souffre depuis 6 semaines d’un fécalome détecté par radiographie.

      Si cela dure depuis 6 semaines, je ne suis pas sûr qu’il y ait quelque chose à gagner à attendre.

      Elle a subi 2 petits lavements et 4 d’un litre sans succès.

      C’est assez fréquent. Les fécalomes sont parfois très rebelles ; mais il n’y a rien d’autre à faire que continuer les lavements, utiliser les laxatifs (y compris ceux qui servent, par exemple, aux préparations à des coloscopies), jusqu’à ce que le fécalome sorte.

      Elle a perdu l’appétit, devient confuse et souffre par intermittence.

      Ce qui est classique dans les fécalomes ; reste à prouver cependant que la confusion est causée par le fécalome et, non par une autre pathologie qui serait cause à la fois du fécalome et de la confusion. Mais enfin, la première hypothèse est tout à fait convaincante.

      On lui dit d’attendre encore 10 jours avant de pratiquer une colonoscopie.Je suis sceptique.

      Il doit y avoir un malentendu.
      - Si le fécalome est toujours en place, on ne verra rien à la coloscopie.
      - La coloscopie n’est pas un moyen d’enlever un fécalome.
      - Elle n’a donc de sens qui si les choses se sont suffisamment améliorées et qu’on recherche autre chose. Mais si ce n’est pas le cas, si le fécalome est toujours en place, alors il est logique d’utiliser ces dix jours à poursuivre lavements et laxatifs.

      Ne vous étonnez pas de l’échec : c’est fréquent ; et il ne faudra pas hésiter à proposer une hospitalisation, elle serait parfaitement justifiée.

      Bien à vous,

      M.C.


      Répondre à ce message

  • Les troubles du transit en gériatrie Le 5 juin 2009 à 11:15

    par rapport à la législation qui doit pratiquer l’évacuation manuelle du fécalome : médecin infirmier ou aide soignant ?


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    • Les troubles du transit en gériatrie Le 6 juin 2009 à 10:44 , par Michel

      Bonjour.

      "par rapport à la législation qui doit pratiquer l’évacuation manuelle du fécalome : médecin infirmier ou aide soignant ?"

      Ce n’est pas "qui doit", mais plutôt "qui peut".

      L’extraction d’un fécalome est un acte infirmier ; il peut donc être effectué par l’infirmier, avec toujours la même réserve : dans la mesure où l’infirmier estime pouvoir le faire ; autrement dit s’il y a une difficulté il peut demander l’aide du médecin et il doit l’obtenir.

      Quant à l’aide-soignant, la règle est toujours la même : il agit par délégation de l’infirmier, qui a estimé que dans telles et telles circonstances cette délégation était possible.

      Bien à vous,

      M.C.


      Répondre à ce message

  • > Les troubles du transit en gériatrie Le 10 janvier 2008 à 10:50 , par N. Dekkiche

    bonjour,

    quelle est l’intensité de la douleur dans le cas d’un fécalome chez une personne de 85 ans.

    cordialement,
    Dr. N. Dekkiche.


    Répondre à ce message

    • > Les troubles du transit en gériatrie Le 10 janvier 2008 à 18:32 , par Michel

      Bonsoir.

      Il est très difficile de répondre à une telle question.

      D’un côté j’aurais tendance à croire que l’intensité des phénomènes douloureux dans le fécalome est souvent sous-estimée. Cela fait qu’on ne pense pas au fécalome quand un patient a des douleurs abdominales.

      De l’autre je me demande s’il est possible d’attribuer à un fécalome des douleurs très intenses. Il me semble que le fécalome se développe souvent en raison d’une atonie intestinale plus ou moins chronique ; or les douleurs sont souvent spasmodiques, ce qui suppose que l’intestin soit, précisément, capable de se spasmer. Au maximum on a la problématique du fécalome morphinique, dont les douleurs sont évidemment peu intenses puisque le malade est sous morphine...

      Après, tout se discute. Je crois que le plus simple est de faire l’essai, et de voir ce que devient la douleur quand on traite le fécalome. Mais évidemment cela ne résout pas le problème de tous ces malades pour qui on n’a que des présomptions...

      Bien à vous,

      M.C.


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