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Euthanasie

Dernier ajout : 27 août 2016.

Articles de cette rubrique

  • La loi Claeys-Léonetti

    27 août 2016 par Michel

    Récemment a été publié le « Décret no 2016-1066 du 3 août 2016 modifiant le code de déontologie médicale et relatif aux (...)

  • Procès Bonnemaison : clap de fin

    29 octobre 2015 par Michel

    Le second procès du docteur Bonnemaison est terminé. J’ai eu l’occasion de commenter longuement cette affaire lors du (...)

  • Le rapport Claeys-Léonetti

    19 décembre 2014 par Michel

    La mission Claeys-Léonetti a rendu son rapport, et le Président Hollande va déclencher un débat parlementaire.
    Soit. (...)

  • Petite chronique du procès Bonnemaison

    16 juin 2014 par Michel

    Je commence ici une série de commentaires sur le procès du docteur Bonnemaison.
    Je ne voulais pas m’en occuper : la (...)

  • Vincent Lambert

    20 janvier 2014 par Michel

    Pour le médecin que je suis la décision du Tribunal Administratif de Châlons en Champagne est choquante.
    Commençons (...)

  • Euthanasie : un point à deux voix II

    10 avril 2012 par le géomètre, Michel

    Le droit au suicide.
    Nous avons analysé la question de la fin de vie et de l’euthanasie. Il nous faut examiner si (...)

  • Euthanasie : un point à deux voix I

    7 avril 2012 par le géomètre, Michel

    Au cours de l’année dernière, j’ai eu l’occasion d’échanger avec un lecteur, à propos de divers articles de mon site, puis plus particulièrement du sujet de l’euthanasie.
    Il s’est attaché à comprendre le problème dans plusieurs de ses dimensions.
    Nous avons continué à échanger en vue de clarifier nos conceptions respectives. Voici le résultat de ces échanges, essentiellement rédigés par mon correspondant qui a choisi de se nommer "Le géomètre".

  • Un débat avec un partisan de l’euthanasie

    29 octobre 2011 par Michel

    A l’occasion de l’affaire de Bayonne, j’ai eu l’occasion de débattre avec un partisan de l’euthanasie. Malheureusement (...)

  • L’affaire de Bayonne

    23 août 2011 par Michel

    Le 12 août dernier, un médecin de l’hôpital de Bayonne a été mis en examen dans le cadre d’une affaire d’euthanasie. Y (...)

  • L’affaire Michèle de Somer

    6 juillet 2011 par Michel

    Les informations du jour rendent compte de l’histoire de Michèle de Somer, récemment décédée d’un cancer, et qui laisse (...)

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Sur le Web

Actualités

  • L’euthanasie en Beglique : une évaluation

    On trouvera une étude sur l’euthanasie en Belgique sur le site du collectif "Plus digne la vie"

    Rappelons que ce collectif, animé notamment par l’Espace éthique de l’Assistance Publique, a pris position contre l’euthanasie.

  • Le collectif "plus digne la vie"

    Le collectif "Plus digne la vie" propose une pétition pour réaffirmer l’absolue dignité de l’homme jusqu’à la fin de sa vie.

    Ce collectif est créé à l’initiative notamment de l’espace éthique de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

    A titre personnel je soutiens cette action sans aucune réserve.

    http://www.plusdignelavie.com/

  • Le verdict de Périgueux

    Le docteur Tramois a été condamnée à un an de prison avec sursis.

    Je remarque tout d’abord que ce verdict confirme ce que j’ai déjà écrit : il n’y a aucun exemple de professionnel de santé condamné en France à une peine effective pour un fait d’euthanasie simple. La fameuse nécessité de sécuriser l’activité des médecins, dont on nous rebat les oreilles, est une affabulation pure et simple.

    Mais je remarque aussi que ce verdict est le plus sévère jamais prononcé depuis trente ans.
    - J’ai déjà dit, mais je le redis encore, que le docteur Tramois mérite le soutien et l’estime de tous. Nous devons faire ce que nous pouvons pour partager un peu de la peine qui doit être la sienne ce soir.
    - Mais il ne fait pour moi aucun doute que la justice n’aurait pas éprouvé le besoin de rappeler le droit si l’affaire n’avait pas été à ce point médiatisée. Ce que le docteur Tramois paie, ce n’est pas un geste de désarroi effectué il y a trois ans et qui, ne méritant qu’un rappel aux bonnes pratiques palliatives, n’aurait jamais dû la conduire aux Assises ; non, ce qu’elle paie c’est d’avoir été conseillée n’importe comment. Les partisans de l’euthanasie l’ont ainsi envoyée au massacre sans le moindre égard pour les risques qu’ils lui faisaient prendre. Ils n’ont pas eu davantage le souci des protagonistes de l’affaire de Mantes-la-Jolie : que sont devenus les soignants du service de pneumologie ? Qu’est devenue Chrisitne Malèvre ? Ils n’ont pas eu davantage le souci des protagonistes de l’affaire de Berck : Marie Humbert a dit comment elle avait été manipulée par l’ADMD ; on ne se demande pas comment vivent les soignants qui entouraient Vincent Humbert.

    Ce soir, j’ai la rage. Mais pas parce que le jury a condamné le docteur Tramois. J’ai la rage parce que des gens qui se targuent d’agir par générosité, par altruisme, par amour de l’humanité, n’ont pas hésité à la sacrifier comme un vulgaire pion sur un échiquier. Les gens qui ont fait cela n’ont pas de coeur.

  • Enfin un manifeste contre une médicalisation de l’euthanasie

    A l’initiative de la Société Française d’Accompagnent et de soins Palliatifs un manifeste a été publié contre les projets des partisans d’une légalisation de l’euthanasie.

    Le texte est touffu ; pour tout dire il n’est pas aussi sexy que les simplismes des partisans de la légalisation. Mais il est touffu parce que les choses sont compliquées. J’en publierai sous peu un commentaire.

    Il est vital de diffuser ce manifeste, de le signer, de le faire signer.

    Voir en ligne : Manifeste des professionnels de santé débat sur la fin de vie

  • L’euthanasie : pourquoi y mêler les médecins ?

    Pourquoi diable veut-on mêler les médecins à la pratique de l’euthanasie ? Un texte du Pr Louis Puybasset, responsable de l’unité de neuroréanimation chirurgicale, groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, analyse magnifiquement cette question.
    Publié dans le Quotidien du Médecin, il est mis en ligne à http://www.admd.net/vupoint.htm

    Voir en ligne : Puybasset

  • La critique de "L’euthanasie" dans la revue "Médecine Palliative"

    Dans sa livraison de décembre 2005 la revue "Médecine Palliative" a publié sa critique de "L’euthanasie".

    Ecrire un livre sur un sujet déjà bien défriché est une entreprise angoissante : et si ce qu’on a écrit était tout simplement faux, dépassé, ridicule ?

    C’est donc un grand réconfort que de se voir ainsi validé par ses pairs.

    Cet ouvrage est l’aboutissement d’une longue et profonde réflexion menée par son auteur, gériatre et exerçant régulièrement en soins palliatifs. L’intérêt de cet ouvrage est qu’il aborde la question de l’euthanasie, sans passion, sans a priori, sans tomber les sempiternelles arguties que l’on nous ressasse depuis si longtemps et qui nous empêchent de réellement réfléchir à cette question essentielle.

    Il ne s’agit pas d’un ouvrage philosophique, ni d’un livre médical. Mais, au contraire, et c’est tout son intérêt, c’est un véritable essai sur la question. Certes on pourrait discuter, ici ou là, l’argumentaire, regretter que tel ou tel aspect ne soit pas plus approfondi. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit très probablement d’un des meilleurs ouvrages sur cette difficile question de l’euthanasie. L’auteur nous prouve que l’on peut aborder cette question sans outrance, sans oukase, sans se limiter à l’affrontement d’idées déjà arrêtées pour ne pas dire dogmatiques.

    Il s’agit, en outre, d’un hymne à l’humain, avec appel aux valeurs comme au sens de l’homme. Emprunts d’humanismes et d’humanité, enrichis de l’expérience humaine et professionnelle de l’auteur, les chapitres s’égrainent avec une parfaite harmonie.

    On ressort de la lecture avec la sensation d’avoir mené une véritable réflexion en profondeur et en toute sérénité.

    Un ouvrage à lire absolument."

    Voir en ligne : Médecine Palliative, décembre 2005

  • Un non-lieu dans l’affaire Vincent Humbert ?

    Ainsi donc le Procureur de la République a requis le non-lieu dans l’affaire de la mort de Vincent Humbert.

    D’un côté c’est probablement le mieux qu’il y avait à faire : il y a eu tant de souffrance dans cette histoire que la sagesse commandait de couper court.

    Mais de l’autre…

    Voici que le Procureur fonde sa décision sur une sorte d’état de nécessité : les protagonistes de cette affaire n’avaient pas le choix de leur attitude, ils étaient contraints d’agir. Mais justement, c’est de cela dont il est question.
    Rappelons d’abord une règle de prudence : nous ne savons de cette histoire que ce qu’on nous en a dit.
    Mais des propos des uns et des autres il ressort ceci : la mère de Vincent Humbert lui a administré un produit toxique. C’est à n’en pas douter l’amour qui a parlé en elle, et je ne connais personne qui pense à autre chose qu’à s’incliner devant elle, à rendre hommage à son courage, et à se révolter à l’idée même qu’on puisse la juger.
    Vincent Humbert n’est pas mort sur le coup. Il a été transféré en réanimation, et là l’équipe soignante a décidé qu’il ne fallait pas poursuivre cette réanimation. S’il est vrai que Vincent Humbert avait clairement exprimé une position de refus de soins, et indépendamment de l’état dans lequel il se trouvait, alors cette équipe a eu raison.
    Mais pourquoi le Docteur Chaussoy, s’il est vrai qu’il l’a fait (mais j’ai cru comprendre qu’il l’a dit lui-même), a-t-il pris la décision de provoquer un arrêt cardiaque, alors qu’il avait bien d’autres moyens d’assurer le confort de son mourant sans provoquer délibérément le décès.
    L’acte d’euthanasie, le seul, est là. Et cet acte n’a pas de justification du point de vue du malade. Le Procureur n’a pas raison sur ce point : les protagonistes certes étaient contraints d’agir, mais ils avaient le choix de leurs moyens. Invoquer la nécessité dans cette occurrence, c’est légitimer par avance dans leur principe tous les actes d’euthanasie.

    Voici que Marie Humbert crie au déni de justice. Elle l’a dit à la télévision le 2 janvier. Le déni de justice est constitué à ses yeux alors même qu’elle échappe à toute sanction.
    Que signifie cela ? Qu’elle se sent injustement frustrée dans son combat.
    Oh, ces paroles sont dures à prononcer. Car il s’agit d’une femme courageuse, et qui sans doute a tant souffert qu’on est pris de nausée à l’idée de seulement la critiquer.
    Mais déjà on avait de quoi s’étonner de la manière dont elle avait procédé : si j’ai un jour à tuer quelqu’un par amour de lui, la première précaution que je prendrai sera la discrétion. Si je ne la prends pas, alors la réalité humaine est que je prends le risque de compromettre le succès de mon entreprise au nom de la défense d’une cause. Défendre une cause est respectable, et je le respecterai. Mais du coup, l’acte que je pose est moins immédiatement un acte d’amour.
    Dans quoi cette mère, au fond de son horrible deuil, s’est-elle fourvoyée ? Depuis le début cette affaire sent la manipulation. Cela devient manifeste aujourd’hui.

    Quant aux promoteurs de la loi Léonetti, ils disent que si leur loi avait été en vigueur en 2003, l’affaire Vincent Humbert n’aurait pas eu lieu. Ils se trompent dangereusement.
    Je n’aime pas cette loi.
    Je ne l’aime pas parce que, contrairement à ce que tout le monde dit, l’état du droit permet depuis longtemps aux équipes soignantes de consentir aux refus de soins. La loi Léonetti n’apporte aucun principe nouveau, elle ne fait que clarifier une problématique. Or il est inutile et dangereux de multiplier les lois, et d’en promulguer dont on pouvait se passer.
    Je ne l’aime pas parce qu’elle n’a en rien éteint la polémique, comme on le voit tous les jours. Elle a donc manqué son but.
    Je l’aime encore moins depuis que j’entends les promoteurs dire, précisément, qu’ils ont fait avancer le droit. Car le droit n’avait pas à avancer.

    Bref, le Procureur a agi sagement. Mais la contrepartie aura été le renoncement à des principes fondamentaux. C’est cher payé.

    Faisons silence, donc. Mais que du fond de ce silence monte une pensée d’amitié, pour cette autre équipe soignante de Berck, celle du Docteur Rigaux, qui avait en charge Vincent Humbert, qui l’assumait avec courage, droiture et souffrance, et depuis deux ans accepte sans un mot d’être vilipendée par la moitié de la France, alors qu’elle a donné le meilleur d’elle-même.

  • La critique de Lucien Mias sur le livre "L’euthanasie"

    Le livre de Michel Cavey "L’euthanasie" va devenir le texte de référence.
    Le problème de la mort programmée y est éclairé selon ses multiples facettes.

    L’auteur a les pieds sur terre... et "les mains dans le cambouis", puisque en tant que gériatre il affronte au quotidien les problèmes de fin de vie en institution. Les demandes des malades et des familles, la compassion des
    soignants il connaît !
    Aussi, sa réflexion marquée au sceau du vécu quotidien lui a permis de peaufiner des réponses médicales et éthiques face aux arguments péremptoires émis par "les pour et les anti".

    Ce livre ne va pas à contre-courant ; il montre comment éviter les écueils et taille en pièce les idées reçues. Il souligne aussi que le médecin est un praticien du vivant et qu’il n’a pas à ramer dans la galère euthanasique.

    À lire absolument pour éviter de parler à tort et à travers de l’euthanasie.

    Dr Lucien Mias,

  • Publication de "L’euthanasie"

    Publication fin juin de "L’euthanasie", par M. Cavey, chez l’Harmattan.


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Gériatrie, soins palliatifs - Michel Cavey (Michel Cavey)
Directeur de publication : Michel Cavey