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La douleur neurogène

Un petit texte pour la formation des aides-soignantes et infirmières

mardi 19 février 2008 par Michel

GENERALITES

La douleur est avant tout un message d’alerte. Elle se produit dans des circonstances où l’intégrité corporelle est menacée. C’est la raison pour laquelle elle est associée à un désagrément : il s’agit de déclencher une réaction d’évitement. La peur est un autre type de message d’alerte.

Pour fabriquer une douleur il faut :
- Un récepteur : dans la peau, les os, les muscles, les organes profonds...), il existe des structures qui sont sensibles à certaines stimulations ; ce sont des récepteurs ; il y a des récepteurs à la pression, à la mise en tension, au chaud, au froid, au frôlement, aux agressions chimiques. Le rôle de ces récepteurs est de renseigner le cerveau sur l’état du corps : par exemple ce sont les récepteurs à la pression situés au bout de mes doigts qui m’indiquent que je suis en train de taper sur mon clavier. Mais si la stimulation qu’ils subissent dépasse un certain seuil, alors la sensation devient douloureuse : si j’appuie sur le dos de ma main je sens la pression ; si j’appuie très fort cela devient désagréable. Notons enfin qu’il existe des nocicepteurs : ce sont des récepteurs dont la stimulation entraîne toujours une douleur.
- Un transporteur : c’est le nerf ; il existe des nerfs moteurs, qui conduisent les informations nécessaires au mouvement, des nerfs sensitifs, qui dans le sens inverse conduisent des informations au cerveau ; et des nerfs végétatifs, qui transportent des informations particulières (rythme cardiaque, sécrétion gastrique...). Naturellement les informations douloureuses sont transportées par les nerfs sensitifs ; mais les nerfe végétatifs en transportent aussi. Enfin et surtout de nombreux nerfs sont mixtes, avec des fibres motrices et des fibres sensitives.
- Un centre cérébral capable de les analyser et de les intégrer.

Il y a donc trois types de douleur :
- Douleur nociceptive, par hyperstimulation du récepteur.
- Douleur neurogène, par dysfonctionnement du transporteur.
- Douleur psychogène, par Hyperréactivité du centre cérébral.

Mais le plus souvent les douleurs sont mixtes :
- Une part nociceptive.
- Une part neurogène.
- Une part psychogène.

LA DOULEUR NEUROGÈNE

Un nerf est composé de différentes fibres. Certaines sont spécialisées dans le transport des messages douloureux. Parmi celles-ci, il y a :
- Des fibres dites "A-delta", qui transportent les informations liées à la douleur brutale.
- Des fibres dites "C" qui transportent les informations liées à la douleur continue.
- Des fibres dites "A-alpha" qui diminuent l’activité des deux autres.
L’état normal est donc le fruit d’un équilibre entre les messages douloureux et les messages apaisants.

Les fibres dites "A-alpha" sont plus fragiles que les autres. Quand elles sont abîmées, les messages des fibres "A-delta" et "C" ne sont plus contrôlés : il y a une douleur. La lésion d’un nerf entraîne une rupture d’équilibre, et c’est cette rupture qui entraîne une douleur.

QUAND Y A-T-IL UNE DOULEUR NEUROGÈNE ?

La douleur neurogène survient :
- Quand un nerf est coupé (amputation).
- Quand un nerf est comprimé (tumeur, sciatique...).
- Quand un nerf est abîmé (zona, SIDA, chimiothérapie, radiothérapie, diabète, alcool, accident vasculaire cérébral, sclérose en plaques...).

QUELS SONT LES SIGNES DE LA DOULEUR NEUROGÈNE ?

La douleur neurogène a deux composantes :

Une composante aiguë, sous forme d’élancements :
- Brûlures.
- Coups de poignard.
- Décharges électriques.

Une composante permanente sous forme d’un fond douloureux :
- Rongement, broiement.
- Chaleur ou froid pénible.

Mais il y a d’autres signes, qui sont localisés dans la zone où le malade a mal :

Ces signes sont importants à connaître et à détecter, car la douleur neurogène est souvent déroutante, et les malades ont du mal à se faire croire. Un examen soigneux permet en général de retrouver des signes objectifs, qui quand on les trouve mettent fin au débat.

- L’hyperalgésie : une sensation qui devrait faire un peu mal fait très mal. C’est ce qu’on voit dans les douleurs déclenchées par une pression modérée.
- L’hyperpathie : Une sensation qui devrait faire mal en un point fait mal sur une vaste zone. Ainsi la douleur sciatique s’étend-elle sur une vaste zone.
- L’allodynie : une sensation qui ne devrait pas faire mal fait mal. Inversement une sensation qui devrait faire mal calme la douleur. Par exemple le frôlement déclenche la douleur, la pression forte la diminue [1].
- L’anesthésie : une sensation qui devrait être reçue ne l’est pas. C’est un signe d’examen neurologique, qu’on recherche dans la zone douloureuse.
- La paresthésie : une sensation qui ne devrait pas exister existe. c’est ainsi qu’on trouve souvent, par exemplen des fourmillements dans la zone douloureuse. Ailleurs ce sont des illusions : sensation de gonflement, de peau cartonnée, etc, qui déroutent l’examinateur alors que ce sont des signes précieux.

Il faut détecter la douleur neurogène, car elle obéit à des traitements différents de ceux qu’on utilise habituellement. Il existe un questionnaire appelé DN4 qui systématise la recherche des douleurs neurogènes. on le trouvera par exemple à http://www.pediadol.org/article.php3?id_article=299.


Notes

[1Cela met en évidence le déséquilibre entre les fibre "a-delta" et les fibles "a-alpha" : quand après une brûlure on se frotte la main pour diminuer la douleur, on ne fait rien d’autre que stimuler ses fibres "a-alpha".

34 Messages

  • La douleur neurogène Le 13 mars 2012 à 02:55 , par annic

    moi j’ai eu un accident en 2009 .j’ai eu 1 coup de couteau dans le bras droit en dessous a 2 pouce du coude,le couteau a entrée environ 1po et demi dans mon bras . tous les tests sont négatifs emg j’en ai passé 2 mais tous les tests moteur me dise que c’est mon nerf ulnaire.il n’a pas été sectionné mais a été atteind en parallèle
    j’ai des douleurs sans cesse et beaucoup de douleur quand j’utilise ma main et si je l’utilise trop j’ai des tremblement et des douleur qui partent du bout de mon 4ème et 5ème doigt et vont jusqu’au coude et des fois monte jusqu’a la moitié du bras


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    • La douleur neurogène Le 17 mars 2012 à 14:04 , par Michel

      Bonjour, et merci de votre message.

      Mais quelle est votre question ? Notamment vous ne précisez pas quel traitement vous prenez.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La douleur neurogène Le 16 mars 2011 à 23:04 , par André Raguin

    Bonjour

    Suite à une chute d’éscalade j’ai eu une fracture ouverte très grave du calcaneum droit.Depuis j’ai des douleurs neurogènes insupportables (à cause d’une lésion du nerf tibiale interne).Je prends 200mg de lyrica +40mg d’oxycontin par jours.Cela me soulage un peu mais pas suffisament.Est ce que mon nerf peut se refaire ?Un geste chirurgicale est il possible ?Ou autre ?

    Date de l’accident:25/07/2010 (opération ce même jour)

    20/01/2011:arthrodèse de l’articulation sous astragaliene

    merci de me rèpondre


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    • La douleur neurogène Le 17 mars 2011 à 19:27 , par Michel

      Bonsoir, André.

      Il n’est pas possible de vous donner une réponse absolue. Je veux dire que les douleurs neurogènes sont souvent des douleurs tardives, et qu’il faut se donner le temps de voir comment elles s’aggravent, ou bien plus souvent s’améliorent, au fil d’un temps qui peut être long.

      Intuitivement je dirais trois choses.

      La première est qu’on est intervenu récemment. Cela signifie sans doute que tout cela n’est pas très ancien, et qu’il y a donc des raisons d’espérer que les choses s’améliorent.

      La seconde est que vous êtes loin d’avoir utilisé toutes les ressources de la pharmacopée pour améliorer vos douleurs ; en particulier je n’ai jamais eu beaucoup de goût pour le Lyrica, qui est un bon produit, assez bien toléré, mais qui ne me semble pas de nature à détrôner les vieux traitements à base d’amitritpyline et de carbamazépine, qui coûtent trois francs six sous mais sont bien plus efficaces. Il vous faut voir cela avec votre médecin.

      La troisième est que la chirurgie peut être envisagée, mais certainement pas trop vite : mieux vaut, me semble-t-il, attendre que la situation soit stabilisée. Cela dit, sept moins après l’accident, on peut y penser. Tout cela est affaire d’appréciation de la part du chirurgien, et je ne vais certainement pas donner un avis précis alors que je ne vous ai pas examiné...

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La douleur neurogène Le 28 novembre 2009 à 09:15 , par HILAIRE

    Bonjour,
    Mon cas est particulier car pesonne n’a encore trouvé la réponse à mes douleurs, en 98 vaccination hépatite et de suite vertiges baisses de tensions, en 9ç deux fausses couches puis suite à l’intervention un matin en baissant la tête sensation que le sang ne passait plus au cerveau, puis ébriété et ftaigue intense , amigrissement important 42 kilos pour 1.64 m je continuai à travailler avec mes veryiges mes migraines qui elles perdurent depuis mes 15 ans
    Puis un matin en baissant la tête au dessus de la photocopieuse pareil le sang ne passait plus , malaise, depuis irm scanner avec injection, prises de sang RAS , pourtant syndrome claude bernard horner, défilé des scalènes légers et non opérables douleurs cervicales terribles, position debout affreuse, diplopie à l’oeil gauche, visage qui se creuse à gauche , un orl a trouve une lésion du vestibule mais on ne sait pas à quoi cela est du, maux de tête horribles et flash devant les yeux avec photophobie j’ai rv avec un neurologue le 4 décembre afin de vor s’il n’y aurait pas une maladie dégénérative, je ne prends aucun médicaments car je fais les effets secondaires grace à une diététicienne j’ai repris 10 kilos
    cordialement


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    • La douleur neurogène Le 28 novembre 2009 à 22:46 , par Michel

      Bonsoir, Maria

      Vous posez une question très difficile, en effet ; et la première chose que je dois vous dire c’est qu’on se demande comment je ferais pour donner un avis sur une situation que je n’ai pas vue, alors que des médecins, qu’on n’a pas lieu de croire incompétents ou négligents, vous ont examinée et n’ont pas trouvé d’explication.

      Il ya plusieurs choses qui me frappent.

      D’abord, ces symptômes ne me font pas spécialement penser à des douleurs neurogènes.

      Ensuite il y a la question du vaccin contre l’hépatite. Je n’ai pas envie de reparler de cette question, qui est trop faussée. Je ne peux que redonner l’essentiel des faits que nous connaissons :
      - Il y a bien plus de dégâts avec l’hépatite B qu’avec le vaccin.
      - Les études dont nous disposons montrent qu’il n’y a pas plus de scléroses en plaques chez les sujets vaccinés que chez les non vaccinés.
      - On a l’impression qu’un petit nombre de patients développent des troubles, qui si j’ai bien compris sont plus musculaires que neurologiques, et qui sont à la fois sans danger et très pénibles. On ne sait pas très bien de quoi il s’agit (mais on voit très mal le lien avec une sclérose en plaques).
      - Même si le rapport bénéfice/risque de la vaccination est excellent, il n’en reste pas moins que les personnes qui sont victimes d’accidents vaccinaux doivent être reconnues et prises en charge, et s’il le faut indemnisées.

      En troisième lieu, j’ai moi aussi beaucoup de mal à comprendre ce qui peut vous arriver. Cela ne ressemble à rien que je connaisse, cela ne ressemble pas non plus à ce que j’ai entendu dire sur les accidents vaccinaux.

      Enfin, il y a cette question des traitements. Bien sûr si on ne comprend pas votre problème il est difficile de le traiter. Mais on peut essayer d’améliorer les symptômes ; et pour cela il va falloir des médicaments. Je comprends que vous redoutiez les effets secondaires, mais en ce qui me concerne je n’ai jamais connu de situation où on ne pouvait rien donner. Il faut du temps, il faut être prudent et progressif, mais on arrive toujours à faire mieux que rien. Ce qui pourrait vous aider, donc, c’est d’accepter un minimum de traitements.

      Mais je vous accorde volontiers que cela ne peut être qu’une solution très partielle.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • La douleur neurogène Le 1er novembre 2011 à 20:04 , par HILAIRE

        Bonsoir, merci pour votre réponse que je n’avais pas lu car j’ai beaucoup souffert et suivi des tas d’examens depuis ce message, nous avons trouvé mon problème.
        Sur un terrain hyperlordose, hypercyphose et cervicalgique c’est développer suite à une intubation un syndrome de sadam car luxation de la mâchooire ce qui a entraîné une posture totalement déformée comprimant nerfs , vaisseaux etc.
        Il m’a été refait toute ma dentition afin de repositionner ma mâchoire, et pour mes mots de tête des injections de botox dans les masseters et temporaux , deux séances qui m’ont soulagée.
        Je prends du seroplex 5 pour la sérotonine afin de tonifier mes muscles et je fais des exercices de repositionnement posturaux seule chez moi, lors des crises je prends de l’ibuprofène 400 et l’ostéopathe vient tous les 15 jours.
        Aujourd’hui nouvelle crise qui m’a conduite aux urgences ou ce fichu sadam étant méconnu ils n’ont rien pu faire pour moi et je suis repartie comme j’étais venue, seulement variation tensionnaire douleur dorsale et ce malaise avec ce blocage sanguin !!!enfin que du bonheur n’est ce pas !!!! je préfère sourire car finalement Cher Docteur n’est ce pas le meilleur des médicaments !!!
        Bonne soirée et merci de ce forum


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        • La douleur neurogène Le 2 novembre 2011 à 20:49 , par Michel

          Bonsoir, Maria.

          Je suis heureux d’avoir de vos nouvelles, et d’apprendre que les choses s’arrangent peu à peu.

          Le premier point que je note est que tout cela n’avait aucun rapport avec les vaccinations. La logique est donc respectée.

          Je ne sais pas si l’explication proposée est la bonne : seul le temps pourra en faire le preuve. Je sais par contre qu’il vous faudra encore un peu de patience : la douleur neurogène s’estompe le plus souvent, mais elle s’estompe lentement, d’autant plus lentement que les choses ont duré.

          Gardez courage, donc : vous êtes sur la bonne voie, elle est simplement un peu longue.

          Bien à vous,

          M.C.


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          • La douleur neurogène Le 12 novembre 2011 à 09:45

            Certes vous n’aviez pas tort le problème n’est pas forcément celui qui était évoqué !!!

            A présent nous tentons la cortisone pour des névralgies intercostales, la déviation de ma colonne en est surement la cause, hyperlordose cervicale, hyperlordose et hypecyphose !!!je vois un spécialiste du dos la semaine prochaine car cela me comprime soit des nerfs soit du vasculaire je ne peux rester assise longtemps ni debout car je finis par me trouver mal !!!

            En vous lisant je comprends que l’on peut atténuer des douleurs mais les malaises m’angoissent bien plus encore !!!

            je suis admirative de votre travail car vouloir atténuer les souffrances est une vraie compassion et aide précieuse aux malades !!!

            si je ne vous ennuie pas trop je vous donnerai les conclusions du médecin que je vais voir dans un hôpital militaire la semaine prochaine il s’agit d’un orthopediste spécialiste en douleur de dos et cervicales, je ne veux pas baisser les bras ayant exclus toute maladie grave je veux continuer à espérer une amélioration même petite soit elle
            merci à vous, vos écrits me passionnent !!!

            de plus ma maman ayant fait un avc cérebelleux apres trois autres avc et souffrant de déformation scoliotique importante avec douleurs permanentes et bien vos écrits m’aident à comprendre comment l’aider car jusqu’à présent mon aide était celle du coeur qui ma foi parfois peut faire des miracles !!!
            Cordialement


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            • La douleur neurogène Le 14 novembre 2011 à 08:20 , par Michel

              Bonjour, Maria.

              Votre situation se complique un peu, car les malaises ne sont pas les douleurs. Il n’est pas simple de rattacher des malaises à un problème neurologique, et si c’est le cas les nerfs en cause sont ceux de l’appareil neurovégétatif, dont les fibres ne sont pas identiques à celles du reste du système nerveux ; la prise en charge n’aura donc aucun rapport. De plus on sait que le système nerveux végétatif est très sensible à tous les facteurs émotionnels (c’est ce qui fait que votre cœur bat plus vite quand vous avez une surprise) ; il est donc encore moins facile de faire la part de ce qui revient à une véritable lésion et ce qui procède d’un défaut de réglage du système.

              Nous sortons donc complètement du cadre de la douleur neurogène.

              Par contre il y a une bonne nouvelle : il est rarissime que ces troubles neurovégétatifs soient graves, et il est à peu près aussi rare qu’ils ne s’atténuent pas avec le temps.

              Bien à vous,

              M.C.


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  • La douleur neurogène Le 21 novembre 2009 à 21:21

    Bonjour
    Je dois refaire un emg .Le chirurgien pense que le neurologue a fait une erreur en passant mon emg suite aux degats trop importantes .Alors rendez vous à l hopital .Mais pour le moment mes douleurs sont toujours là.Peut on se tromper en passant un emg ?
    Je dois prendre des anti anflammatoires pour le moment .


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    • La douleur neurogène Le 22 novembre 2009 à 10:57 , par Michel

      Bonjour.

      Je ne comprends absolument pas.

      Je me demande si une part de votre inquiétude ne vient pas du fait que l’électromyogramme est un examen très déplaisant, et qui pour une bonne part reproduit les douleurs qu’il explore. Mais cela, c’est pendant l’examen ; il me serait très difficile de croire qu’un électromyogramme pourrait aggraver la situation du malade.

      Le chirurgien pense que le neurologue a fait une erreur en passant mon emg suite aux degats trop importantes.

      Et c’est cela que je ne comprends pas. A moins qu’il ne veuille dire que, pour une raison qui m’échappe, l’examen n’a pas été passé au bon moment.

      Alors rendez vous à l hopital. Mais pour le moment mes douleurs sont toujours là.

      Et elles seront là tant que le chirurgien n’aura pas réglé le problème.

      Peut on se tromper en passant un emg ?

      Non, je ne crois pas. Au pire on le passe pour rien.

      Je dois prendre des anti anflammatoires pour le moment.

      C’est uzn très bonne idée : dans ces phénomène compressifs, il faut toujours essayer de décompresser ce qu’on peut. Et si jamais il y a une composante inflammatoire...

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La douleur neurogène Le 7 novembre 2009 à 16:12

    Bonjour ,non pas encore.J ai rendez vous fin novembre avec le chirurgien.Merci


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    • La douleur neurogène Le 7 novembre 2009 à 20:10 , par Michel

      Alors la seule chose à faire est de procéder à cette opération le plus rapidement possible. Ce sont des interventions qui marchent bien.

      En attendant il faut traiter la douleur, bien sûr. Mais dans la mesure où vous avez une vie active, on va se trouver limité par les risques de somnolence. Raison de plus pour opérer vite.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La douleur neurogène Le 5 novembre 2009 à 15:14 , par thes

    bonjour
    suite à un emg ,syndrome canal carpien bilatéral assez sévère avec conséquences neurologiques déficitaires nettes,atteinte démyélinisation sensitivomotrice assez nette et perte axonale sensitive motrice assez sévere .Avec souffrance canalaire du nerf ulnaire avec les même consequences et présence des signes neurogènes nets associés à des signes myogènes au niveau muscles coiffe rotateurs.J ai toujours de grosse douleurs avec perte de force .merci de me répondre


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  • La douleur neurogène Le 29 juillet 2009 à 21:06 , par NicoleB.

    Bonjour, le 30 juin 2009 j’ai été opérée d’un canal carpien main gauche, dés la salle d’op l’anesthésiste m’a piquée dans les doigts de la main, la paume etc.. et à chaque piqure j’avais des décharges électriques comme sensations désagréables, puis quand le chir est venu commencer son op sitôt qu’il a introduit son endoscope j’ai hurlé de douleur, en fait j’étais mal endormie localement, le chir a tout arrêté et rappelé l’anesthésiste pour qu’elle me fasse une AG

    dés le lendemain de l’op, je n’ai cessé d’avoir des douleurs à type de fourmillements, brulures avec sensations de doigts cartonnés, perte de sensibilité des extrémités essentiellement sur le pouce, l’index et le majeur, à noter une désquamation importante du pouce.

    pendant 3 semaines, j’ai été sous Bi Profenid 150 1cp 2xJ Topalgic 1 cp 3xJ Rivotril 3 gouttes soir plus pour pouvoir dormir le soir du stilnox et lysanxia et malgré tout celà j’étais réveillé par la douleur, à me tordre

    à l’issue, le chir a décidé de me réopérer, le 22 juillet, sous AG, il m’a dit qu’il a dégagé des adhérences sur un nerf, et que je n’avais pas à m’inquiéter car pour lui tout était normal qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, qu’il fallait être patiente et que tout rentrerait dans l’ordre avec du temps, ce chir est connu et jouit d’une excellente réputation sur ma ville, il ne s’explique pas lui même mon cas, me dit que c’est la 1ère fois que ça lui arrive, et semble trés embarrassé par ce qu’il m’arrive, à chaque fois que je mets en cause la compétence de son anesthésiste lors de mon opération il ne dit mot mais son visage grimace par un rictus qui en dit long ...

    au sortir de cette deuxième opération, il m’a été prescrit LYRYCA 100 mg 2cp pendant 48 h puis 3 cp par jour durant 15 jours, RIVOTRIL 6 gouttes/soir et ATARAX 1 cp /soir pour potientaliser les effets antalgiques du traitement , ça fait maintenant une semaine que je prends ce traitement et j’ai tjrs aussi mal, à me tordre de douleur et jusqu’à en pleurer

    Q : est ce que ces douleurs vont aller en s’atténuant dans le temps ?

    Q : vais je récupérer l’usage de cette main et si oui dans combien de temps ?

    Q : est ce normal de souffrir autant pour une opération du canal carpien, je me suis faite opérée du canal carpien pour la main droite il y a 15 ans, je ne me rappelle pas avoir souffert de cette façon ?

    Q : l’anesthésiste n’est t’elle pas responsable de m’avoir mal anesthésiée et de m’avoir faite bouger lorsque le chir a introduit son endoscope au début de son intervention, puis je déposer une plainte à l’ordre des médecins à son encontre ?
    A qui puis je signaler son manque de compétence, sachant que depuis mon cas, à la clinique où j’ai été opérée les langues se sont déliées, et la décrivent comme une folle et incompétente et j’en passe, même l’anesthésiste qui m’a opérée en seconde intervention m’en a raconté des vertes et des pas mures à son sujet ......

    bref, comme vous voyez je me pose bcp de questions et je suis désemparée, je suis infirmière libérale, chargée de famille, et si cette opération m’a handicapée pour toujours, je suis ruinée moi et ma famille


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    • La douleur neurogène Le 30 juillet 2009 à 18:33 , par Michel

      Bonjour, Nicole.

      Comme chaque fois, je veux d’abord vous rappeler que je prends un gros risque à essayer de vous donner des conseils : si la médecine pouvait se faire sur Internet, les choses seraient tellement simples...

      Mais il y a tout de même des choses qu’on peut vous dire.

      Votre situation fait effectivement penser à une douleur neurogène. Il y a à cela plusieurs explications qui viennent a priori.
      - Une aggravation de la pathologie initiale : le syndrome du canal carpien est une douleur typiquement neurogène.
      - Une lésion du nerf lors de l’intervention, ou une compression au niveau de la cicatrice opératoire (c’est pourquoi votre chirurgien a eu la bonne réaction de réopérer). Ce qui est étonnant c’est que d’ordinaire les douleurs neurogènes post-opératoires ne surviennent pas dans les heures qui suivent, mais un peu plus tard.
      - Une réaction neurologique brutale liée à une anesthésie insuffisante.

      Mais dans tous ces cas, il y a une chose à ne pas oublier : c’est que la douleur neurogène évolue lentement. Tout a commencé il y a à peine un mois, et c’est bien trop tôt pour dire ce qui va se passer à long terme. Il est donc capital de ne pas paniquer (et Dieu sait si ces douleurs sont affolantes) : le plus probable est que tout va rentrer dans l’ordre d’ici, disons la fin de l’année.

      pendant 3 semaines, j’ai été sous Bi Profenid 150 1cp 2xJ Topalgic 1 cp 3xJ Rivotril 3 gouttes soir plus pour pouvoir dormir le soir du stilnox et lysanxia

      Si la douleur s’installe, il faut sans doute utiliser d’autres moyens, et surtout d’autres doses ; c’est d’autant plus nécessaire que des cercles vicieux apparaissent quand on laisse les choses traîner.

      à l’issue, le chir a décidé de me réopérer, le 22 juillet, sous AG, il m’a dit qu’il a dégagé des adhérences sur un nerf,

      Alors si c’est le cas, il est impossible de dire quoi que ce soit à peine une semaine après la réintervention.

      et que je n’avais pas à m’inquiéter car pour lui tout était normal qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, qu’il fallait être patiente et que tout rentrerait dans l’ordre avec du temps,

      Il a totalement raison. Mais je vous suggère tout de même de demander une consultation dans un centre anti-douleur.

      au sortir de cette deuxième opération, il m’a été prescrit LYRYCA 100 mg 2cp pendant 48 h puis 3 cp par jour durant 15 jours, RIVOTRIL 6 gouttes/soir et ATARAX 1 cp /soir

      C’est déjà mieux.

      ça fait maintenant une semaine que je prends ce traitement et j’ai tjrs aussi mal, à me tordre de douleur et jusqu’à en pleurer

      Parce que ces traitements agissent très lentement. il faut des semaines, peut-être deux ou trois mois. Mais ça finit par marcher. Tout ce qui m’étonne c’est que vous ayez mal la nuit ; cela se produit, mais ce n’est pas le plus fréquent.

      est ce que ces douleurs vont aller en s’atténuant dans le temps ?

      C’est ce qui se passe le plus souvent.

      vais je récupérer l’usage de cette main et si oui dans combien de temps ?

      Oui. Ce qui ne doit pas vous empêcher de poser la question à un neurologue, pour le cas où il y aurait une lésion du nerf. C’est tout de même peu probable.

      est ce normal de souffrir autant pour une opération du canal carpien, je me suis faite opérée du canal carpien pour la main droite il y a 15 ans, je ne me rappelle pas avoir souffert de cette façon ?

      Normal... non ; mais cela se produit.

      l’anesthésiste n’est t’elle pas responsable de m’avoir mal anesthésiée et de m’avoir faite bouger lorsque le chir a introduit son endoscope au début de son intervention, puis je déposer une plainte à l’ordre des médecins à son encontre ? A qui puis je signaler son manque de compétence, sachant que depuis mon cas, à la clinique où j’ai été opérée les langues se sont déliées, et la décrivent comme une folle et incompétente et j’en passe, même l’anesthésiste qui m’a opérée en seconde intervention m’en a raconté des vertes et des pas mures à son sujet ......

      Y a-t-il eu une erreur de l’anesthésiste ? La seule manière de le savoir est de vous procurer le dossier et de voir le protocole. Encore faudra-t-il faire la part de l’erreur, de la faute, de la malchance... Ce n’est pas simple. je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que, les relations confraternelles étant ce qu’elles sont, vous ferez bien en accueillant avec précaution ce que d’autres médecins pourraient vous dire ou vous laisser entendre au sujet de tel ou tel praticien.

      Non : il vous faut demander votre dossier, prendre l’avis d’un médecin neutre, et commencer par une réclamation auprès de la commission de conciliation de l’établissement où vous avez été opérée. Avant de déposer plainte il faut essayer de comprendre et, je vous le répète, de faire la part de la malchance, de l’erreur, de la faute. Et ce n’est pas facile.

      Mais surtout, gardez à l’esprit que la douleur neurogène évolue lentement, et que le temps écoulé est trop court pour qu’on puisse s’inquiéter.

      Merci de me rassurer dans quelques semaines.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La douleur neurogène Le 27 mai 2009 à 14:32 , par Michel THOMAS

    Bonjour, je suis diabetique sous insuline depuis 5 ans et sous divers médicaments concernant ma tensions cardiaque, je souffre d’une façon chronique de fortes douleurs type électrique dans les pieds pendant la nuit ausun médecin n’a trouvé de solution à mon probléme et je n’ai jamais trouvé de raison a ces douleurs trés pénibles qui apparaissent et disparaisent sans raison, j’ai cependant noté une atténuation de ces douleurs sous la pression, notamment en me mettant debout. Que dois je faire ? merci de votre avis, cordialement. Michel THOMAS


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    • La douleur neurogène Le 27 mai 2009 à 20:27 , par Michel

      Bonsoir, Michel.

      Votre question est difficile. Il s’agit effectivement de douleurs neurogènes, liées à une atteinte des fibres nerveuses par le diabète.

      Ce ne sont pas les plus simples à traiter, et c’est là que nous avons le plus d’échecs. Tout de même il est rare qu’on n’arrive pas à soulager un minimum.

      Avez-vous consulté dans un centre de la douleur ?

      Tenez-moi au courant.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La douleur neurogène Le 15 mai 2009 à 10:46 , par mamie

    bonjour j ai une epine dans le talong droit dans l os fait par l os que doige faire


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    • La douleur neurogène Le 16 mai 2009 à 08:50 , par Michel

      Bonjour, Lydie.

      bonjour j’ai une épine dans le talon droit dans l’os fait par l’os que dois-je faire ?

      Voir votre médecin.

      Vous savez, la première chose à garder en tête, c’est que la médecine, c’est compliqué. Si ça pouvait se faire sur Internet, ce serait trop simple. Et j’hésite toujours à répondre à des mails comme le vôtre, le mieux serait peut-être de refuser : je ne peux pas vous donner l’illusion, moi qui n’a pas vu votre talon, que je sais ce qui s’y passe.

      Je pourrais simplement dire deux choses :
      - La première c’est que pour le moment nous n’avons pas de raison de penser que votre douleur pourrait être neurogène.
      - La seconde est que votre mail me fait penser à ce qu’on appelle une épine calcanéenne. Je ne sais pas où en est la réflexion sur ce sujet, mais jusque très récemment on disait que les épines calcanéennes ne provoquent pas de douleurs ; leur apparition n’est pas la cause de quelque chose mais la conséquence d’un trouble plus général du pied ; et beaucoup déconseillaient notamment de les faire opérer parce que cela ne pouvait pas résoudre le problème : on ne guérit pas une fièvre en cassant le thermomètre.

      Cela dit il se peut que les connaissances aient évolué. C’est pourquoi la seule solution est de voir votre médecin.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La douleur neurogène Le 29 août 2008 à 04:29 , par Christine EUDE

    Bonjour,
    J’ai souffert d’une névralgie d’Arnold très douloureuse au mois de janvier. Le médecin du Centre Anti Douleur a pratiqué une infiltration dans le crane à la base du nerf.
    Quelques jours après, j’avais les cervicales totalement bloquées : antiinflammatoire et port de minerve que j’ai due arrêter de porter au bout de15 jours car j’avais très lal aux trapèzes et omoplates. Depuis, ces douleurs n’ont pas cédé et se sont étendues aux lombaires et ce, malgré l’arsenal médicamenteux anti douleur mis en place et 40 séances de réeducation.
    Le neurologue que je vois actuellement a émis l’hypothèse d’une erreur lors de l’infiltration qui aurait percé la dure mère et irrité la moelle épinière.Personne n’est capable de me dire si ça va se remettre et si oui sous quel délai. Les douleurs vont en s’aggravant et dès fois je sens réellement comme si on me sciait les vertèbres dorsales et les douleurs sont très fortes aussi tout le pourtours du crane.
    Mais le pire et aucun neurologue ne me croit, c’est que je sens réellement au niveau de la peau les cotes imprimées dans la peau, les os de la base du crane imprimés dans le cou et pareil pour les vertèbres dorsales et lombaires. Ces douleurs sont terribles et rien de ce qui a été mis en place au niveau douleur ne les soulagent.
    Je voudrais savoir si vous connaissez des cas semblables et si oui comment ont ils étaient traités ?
    Car pour l’instant, on me parle d’hospitalisation en psychiatrie (sic), ce qui est toujours facile quand on ne comprend pas et ne sait pas traiter


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    • La douleur neurogène Le 1er septembre 2008 à 19:39 , par Michel

      Bonjour, Christine.

      Votre message demande une longue explication.

      Un point préliminaire tout d’abord : ma réponse ne peut être que très limitée, car vous imaginez bien que si vous en êtes là c’est parce que votre problème est compliqué ; il n’est donc pas question de vous donner un avis un peu précis sans même vous avoir examinée. Mais cette réserve faite, que peut-on vous dire ?

      La première chose qui me frappe, c’est votre sentiment d’être incomprise.

      Disons-le tout de suite : cela se produit. Vous avez raison de penser qu’il y a des médecins qui ne croient pas leur patient ; il y en a aussi (souvent les mêmes) qui, quand ils sont en difficulté, sortent la carte « psychologie » ; j’ai eu l’occasion d’écrire que quand les médecins ne savent pas ils appellent la psychologue, et que quand la psychologue ne s’en sort pas ils organisent une discussion éthique. Comme si les choses se passaient comme ça…

      Mais les choses de ce point de vue sont plus compliquées.

      D’une part les médecins sont en général beaucoup plus attentifs, consciencieux, humains, que cela, et quand ils cessent d’écouter, ou quand ils se réfugient dans la psychiatrisation, c’est souvent qu’ils vivent eux-mêmes péniblement leur impuissance ; après tout c’est leur affaire, et on n’est pas là pour soigner les médecins ; mais il ne faut pas trop vite leur en vouloir : certes ils font erreur, mais même si nous savons fort bien que cela se produit, ne disons pas trop vite qu’ils manquent à leurs devoirs.

      D’autre part il arrive que les propos des médecins ne soient pas entendables par le malade ; il est parfois très difficile de se faire comprendre, surtout quand le malade souffre beaucoup : ainsi lorsque le médecin suggère que le malade pourrait avoir besoin d’un soutien psychologique le malade entend qu’on le traite de fou, alors que tout de même ce n’est pas ce qui a été dit. Par principe nous ne devons pas écarter l’hypothèse que, peut-être, le médecin voulait simplement vous proposer une aide de ce type, et qu’il n’a pas su trouver les mots que vous pouviez recevoir.

      Or en matière de psychologie il y a au moins deux choses très importantes.

      La première est que la douleur, surtout quand elle dure, a tout simplement un terrible retentissement psychologique : qu’il vous suffise de penser aux victimes de tortures ; ainsi s’installent des cercles vicieux que les traitements antalgiques ne suffisent pas à rompre, de sorte qu’il est de bonne pratique médicale de proposer, rien qu’à ce seul titre, un soutien psychologique aux malades atteints de douleurs chroniques.

      La seconde est qu’il y a des douleurs psychogènes ; d’ailleurs nous savons tous que l’angoisse engendres des symptômes tout ce qu’il y a de plus physiques (et que le malaise que je ressens alors, cette impression de boule dans la gorge, c’est bel et bien dans mon corps que je le ressens) : quand on parle de douleur psychogène on ne parle pas de douleur inventée, ou de douleur imaginaire, on parle de douleur bien réelle, mais dont le mécanisme est particulier, de sorte que ce ne sont pas les antalgiques qui en viendront à bout. Je ne sais pas si c’est de cela dont on a pu vous parler mais il se peut que les neurologues aient évoqué cette possibilité ; en soi cela ne signifie nullement qu’ils ne vous croyaient pas.

      Mais parlons de votre cas.

      « J’ai souffert d’une névralgie d’Arnold très douloureuse au mois de janvier. »

      La névralgie d’Arnold est toujours un peu mystérieuse ; en ce qui me concerne je crois qu’elle est le plus souvent liée à un trouble de la statique cervicale, mais li se peut que ce soit plus complexe que cela. Toujours est-il qu’elle est effectivement très douloureuse.

      « Le médecin du Centre Anti Douleur »

      Pardonnez-moi, il y a une question préalable : il y a des médecins qui s’intitulent un peu facilement spécialistes de la douleur. Comment avez-vous trouvé ce centre ? Avez-vous des garanties sur son niveau de qualification ?

      « a pratiqué une infiltration dans le crâne à la base du nerf. »

      C’est une bonne méthode. Mais je suppose qu’on n’a pas commencé par ça, non ?

      « Quelques jours après, j’avais les cervicales totalement bloquées »

      Réaction très fréquente, et qui en soi n’avait effectivement pas lieu d’inquiéter.

      « anti-inflammatoire et port de minerve »

      Bonne réponse.

      « que j’ai dû arrêter de porter au bout de 15 jours car j’avais très mal aux trapèzes et omoplates. »

      Cela, par contre, me semble moins logique. Je suppose qu’on s’est montré curieux, qu’on ne s’est pas contenté d’incriminer l’infiltration, et qu’on a cherché, notamment plus bas : dance ce type de situation c’est tout le système de verticalisation qu’il faut regarder, notamment les lombes, les hanches, les pieds ; on sait aussi que la statique cervicale dépend de l’état des yeux, des oreilles ; il faut voir le poste de travail. J’espère que cela a été fait.

      « Depuis, ces douleurs n’ont pas cédé et se sont étendues aux lombaires et ce, malgré l’arsenal médicamenteux anti douleur mis en place et 40 séances de rééducation. Le neurologue que je vois actuellement a émis l’hypothèse d’une erreur lors de l’infiltration qui aurait percé la dure mère et irrité la moelle épinière. »

      J’ai un peu de mal à le croire : l’infiltration se fait un peu sur le côté, et je ne vois pas comment dans ces conditions on pourrait percer une méninge. À moins qu’on n’ait voulu faire une sorte de péridurale, mais je n’ai pas entendu dire que cela se faisait dans la névralgie d’Arnold ; le mieux serait de poser la question au médecin qui a fait l’infiltration ; mais je pense plutôt que l’hypothèse est fausse.

      « Personne n’est capable de me dire si ça va se remettre et si oui sous quel délai. »

      Non, personne ne peut. Et personne ne peut parce qu’il s’agit d’une situation inhabituelle. Donc nous n’avons pas de référence précise.

      « Les douleurs vont en s’aggravant et dès fois je sens réellement comme si on me sciait les vertèbres dorsales et les douleurs sont très fortes aussi tout le pourtour du crâne. Mais le pire et aucun neurologue ne me croit, c’est que je sens réellement au niveau de la peau les cotes imprimées dans la peau, les os de la base du crâne imprimés dans le cou et pareil pour les vertèbres dorsales et lombaires. »

      Ces douleurs ne sont pas logiques : on est loin là des territoires qui ont pu être mis en cause. Mais il arrive que dans ce type de situation on déclenche un véritable « orage neurophysiologique » avec des douleurs qui s’étendent comme une nappe et qui n’obéissent à aucune logique de territoire. C’est dans ces cas que la tentation est grande de les considérer comme psychogènes, mais c’est aussi dans ces cas que le retentissement psychologique de la douleur est majeur.

      « Ces douleurs sont terribles et rien de ce qui a été mis en place au niveau douleur ne les soulage. »

      Et comment se passent vos nuits ?

      « Je voudrais savoir si vous connaissez des cas semblables »

      Oui, ces cas existent. Ils sont difficiles à traiter, et nécessitent une prise en charge d’équipe. C’est pourquoi je voudrais bien savoir ce qu’il en est de ce centre antidouleur. Mais ce qui me semble évident c’est que vous aurez de toute manière besoin d’en parler, et notamment au psychologue : le cercle vicieux de la douleur est installé.

      « et si oui comment ont ils étaient traités ? »

      Avec des traitements bizarres. On utilise pour cela des médicaments déviés de leur usage ordinaire. Je veux dire que les médicaments ont souvent plusieurs cibles d’action : par exemple l’aspirine est à la fois un antalgique et un anticoagulant. Quand on donne de l’aspirine à un cardiaque, cela ne veut pas dire qu’il a mal, et quand on en donne à un rhumatisant cela ne signifie pas qu’il a un problème cardiaque. De même les médicaments susceptibles de briser l’ « orage neurophysiologique » sont certains anti-épileptiques (pourtant vous n’avez pas d’épilepsie ; mais l’épilepsie est bel et bien un « orage neurophysiologique ») et certains antidépresseurs (pourtant nous ne parlons pas ici de dépression, même si j’imagine sans peine que cela doit commencer à vous peser.

      « Car pour l’instant, on me parle d’hospitalisation en psychiatrie (sic) »

      On ne propose d’hospitalisation en psychiatrie que devant des troubles du comportement confirmés.

      « ce qui est toujours facile quand on ne comprend pas et ne sait pas traiter »

      Ce ressentiment est compréhensible ; mais il je vous l’ai dit en commençant : les choses sont peut-être moins tranchées que cela.

      Merci de me tenir au courant.


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      • La douleur neurogène Le 5 septembre 2011 à 09:42 , par anne

        bonjour,

        J’ai une question qui me turlupine depuis un moment : la SEP peut-elle être la cause d’arnoldalgies ?
        Je suis atteinte de SEP depuis 10 ans maintenant avec des douleurs neurogenes plus ou moins fluctuentes et gérables (lyrica).
        Mais depuis plusieurs mois je souffre de maux de tête resssemblant à une névralgie d’arnold.
        Mon neurologue n’aime pas beaucoup la dénomination névralgie d’arnold et parle plutot de céphalées atypiques.
        Après scanner et irm du cerveau pour éliminer les pathologie les plus graves ils me laissent avec comme seule recommandation d’augmenter les prises de lyrica (j’en suis à 125 mg matin et 125 mg soir et toujours mal ).
        Mon medecin traitant m’envoie faire une radio de la colonne vertébrale car elle a pu constater lors de l’auscultation qu’une pression sur les bosses au dessus de la nuque provoque la douleur.
        Cette radio suffira t-elle à poser un diagnostique ne faudrait-il pas une irm de la moelle épinière ?
        Une plaque de sep sur la moëlle épinière pourrait-elle occasioner une arnoldagie ?
        Merci de l’attention que vous portez à mes questions
        cordialement


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        • La douleur neurogène Le 9 septembre 2011 à 17:31 , par Michel

          Bonsoir, Anne.

          Votre question est très pointue, et je ne suis pas sûr d’avoir suffisamment de connaissances pour vous donner une réponse pertinente.

          Mais il y a quelques réflexions qu’on peut tout de même faire.

          La névralgie d’Arnold n’existe pas. C’est du moins la position sur laquelle les médecins s’arrêtent. Mais cette position est un leurre, et on pourrait dire que la névralgie d’Arnold n’existe pas mais que vous en avez une... En d’autres termes tout le monde connaît ces douleurs de nuque qui paraissent débuter en des points précis de l’occiput, et qui sont réveillées quand on appuie sur ces zones. On appelait ça la névralgie d’Arnold, et tout le monde était content ; je ne sais pas très bien pourquoi on les a débaptisées. Tout cela pour vous dire que ce sont des élucubrations de médecins, et que votre maladie, elle, existe bel et bien. Je veux bien qu’on les nomme autrement, céphalées atypiques me va très bien.

          Quel rapport avec la sclérose en plaques ? A mon avis (mais là je me hasarde) il n’est pas direct. Disons que la sclérose en plaques induit facilement des troubles de la statique vertébrale, des troubles du tonus musculaire, et que dans ce contexte les douleurs de type névralgie d’Arnold on toutes les raisons du monde d’être plus fréquentes. Mais elles ne sont pas en rapport avec une aggravation de la maladie.

          Je ne serais donc pas tenté de multiplier les examens, qui n’amèneront rien de plus que ce que vous savez déjà.

          Après il faut traiter. Ce n’est pas facile, et le Lyrica est un bon produit. Personnellement je trouve qu’on oublie trop souvent, quand on n’est pas satisfait des nouveaux médicaments, d’essayer les anciens. Il y a des vieilles molécules, qui ne sont pas plus mal tolérées que ça, et qui ont souvent une efficacité surprenante. Et je n’hésite pas à dire que si elles sont tombées en désuétude c’est surtout parce qu’elles coûtent trois fois rien et que les labos font un forcing insensé pour qu’on les oublie.

          Bien à vous,

          M.C.


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          • La douleur neurogène Le 14 février 2012 à 23:57 , par Ruanita

            Je vais bientôt être hospitalisée pour une prise en charge de mes douleurs , j’ai été opérée d’une hernie discacle migrée sur mon nerf sciatique en décembre 2010 , le neuro chirurgien qui m’a opérée m’ a dit en septembre dernier que mes douleurs paraissaient avoir une composante neurogéne , l’expert mandaté par mon employeur dit que je souffre de lombalgies simple et que mes arrêts n’ont plus rien à voir avec ma première reconnaissance profésionnelle tableau 98 et qu’ il ne s’agit pas d’une rechute ...
            Ma situation est d’autant plus complexe que j’ai été opérée 3 mois après mon intervention de la hernie discale migrée ... c’est à dire en mars 2011 d’une arthroscopie de l’épaule gauche avec acromioplastie et ténotomie du long biceps et résection distal de la clavicule , ils ont estimés que j’étais guerri de ma première intervention le jour ou j’ai été opérée de ma Clavicule ( qui elle aussi est reconnue en maladie professionelle ....)
            Aujourd hui il me menace de leur rembourser mon arrêt maladie reconnue en maladie professionnelle et de me mettre en disponibilité avec 1/2 salaire
            Je travaille dans le milieu médicale
            merci pour votre réponse
            Anita


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            • La douleur neurogène Le 16 février 2012 à 22:01 , par Michel

              Bonsoir, Anita.

              La situation que vous décrivez est bien trop délicate pour que j’ose en dire quoi que ce soit. Vous cumulez en effet les difficultés :
              - Il s’agit d’une pathologie déjà ancienne.
              - Il y a eu de la chirurgie.
              - C’est visiblement dans un contexte d’accident du travail, avec un contentieux.

              Dans ces conditions il est très difficile de faire la part des choses ; et je me contenterais bien de vous répondre qu’en effet une hospitalisation pour prise en charge de ces douleurs pourrait bien être une bonne solution.

              Que la douleur ait une composante neurogène me semble une évidence ; ce qui est étrange c’est que, et même si les résultats des traitements ne sont pas aussi brillants que dans les douleurs nociceptives, ils sont bons et qu’on ne voit pas souvent des malades qui ne sont pas du tout soulagés. Il faudrait savoir quels traitements vous avez essayés.

              Il y a le problème du contentieux ; l’expérience montre que les douleurs, spécialement neurogènes, sont aggravées par ce type de conflit, à cause de la tension psychique qu’ils provoquent. Or je crains que les choses ne durent :
              - L’expert mandaté par mon employeur ; me confirmez-vous que ce n’est pas un médecin de l’Assurance-Maladie ? Mais alors de quel droit intervient-il ?
              - dit que je souffre de lombalgies simple et que mes arrêts n’ont plus rien à voir avec ma première reconnaissance professionnelle tableau 98 et qu’ il ne s’agit pas d’une rechute ; il se peut fort bien qu’il ait raison ; mais je ne vois pas comment on peut oser dire cela quand on connaît, précisément, la grande difficulté diagnostique de ces situations ; la seule manière d’avancer (et éventuellement de lui donner raison) est de refaire, et sans doute en milieu hospitalier, un point de la situation.
              - Et de toute manière je n’ai pas d’exemple de pathologie reconnue en maladie professionnelle et sur laquelle on puisse revenir. Sur un accident du travail, on peut, car ils ont le plus souvent une fin. Les maladies professionnelles peuvent guérir aussi, mais dans l’immense majorité des cas ce sont des maladie chroniques.
              Il y a donc largement matière à contester cette opinion. Et nous savons que cette contestation va être un facteur d’entretien de la douleur...

              Tout cela me renforce dans l’idée que l’hospitalisation est une bonne solution. Elle montre que vous n’avez pas peur de vous soumettre à une expertise complète ; le seul risque est que cela vous engage plus ou moins à en accepter les conclusions.

              Bien à vous,

              M.C.


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              • La douleur neurogène Le 1er mars 2012 à 18:50

                Merci pour votre réponse .
                Je viens vous apporter quelques informations supplémentaires . Mon statut professionnel est différent car je ne dépend pas d’un régime privé mais public.
                Je viens de saisir mon administration pour leur demander une nouvelle expertise , c’est en cours...
                je vais donc très prochainement dans un centre anti douleur et de suite je suis orientée dans un centre de réeducation ( je suis soulagée de cette prise en charge et de ma consultation récente avec le chef de service de cette maison de réeducation ) pour lui il n’y a pas de doute l’IRM montre bien que mes soucis actuels sont des séquelles de cette zone opérée . il m’a proposé d’ intervenir de suite après la cure et je suis prévenue que cela risque d’être difficile , douloureux et sur du long terme mais que l’on adaptera mon traitement en conséquence . de toute façon pas le choix car plus j’avance dans le temps moins je ne peux vivre normalement , je me recroqueville commme une personne agée que je ne suis pas encore...
                J’ai bon espoir que cela joue en ma faveur pour la suite sur le plan de ma santé .
                En ce qui concerne mon épaule l’expertise est en cours...

                Encore une fois merci pour l’attention apportée à ma situation et je ne manquerai pas de vous informer de la suite ....

                A .


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                • La douleur neurogène Le 4 mars 2012 à 16:52 , par Michel

                  Merci à vous de me ces nouvelles.

                  Je ne vais cependant rien pouvoir en dire de précis : vous avez pris de bonnes décisions, il n’y a pas de raison de douter de cette prise en charge, il n’y a donc rien d’autre à faire qu’attendre et voir ce qui se passe. Normalement les choses devraient rentrer dans l’ordre.

                  Bien à vous,

                  M.C.


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                  • La douleur neurogène Le 4 novembre 2012 à 11:57 , par Eliane

                    Bonjour,
                    Depuis plusieurs annees je souffre de douleurs neurogenes. En 2001, j’ai été opérée d’un cancer du sein droit avec métastases au niveau des ganglions. J’ai subi des rayons et finalement tout s’est bien passé. Par la suite, l’on m’a fait une IRM et l’on m’a introduit le produit de contraste dans le bras opéré. Le lendemain mon bras à enflé et, par la suite, mon médecin m’a prescrit de la physiothérapie pour enlever l’oedeme. La physio a plusieurs fois trop serré le bandage compressif et j’ai attrapé des fourmillements au niveau de ma main D. Le neurologue a diagnostiqué par la suite un tunnel carpien. J’ai été opérée en anesthésie totale pour éviter de léser le bras. Les douleurs ont persistees et le médecin m’a alors prescrit du lyrica 25 Mgr puis par la suite du 50 3xp/jour. j’ai été opérée une 2ème fois du tunnel carpien mais sans grand résultat. Actuellement j’ai des douleurs à type de brûlures, de fourmillements et d’hypersensibilité. Je prends 3x 600 mg par jour de la Gabapentine et un Stillnox le soir. Très souvent je me réveille en ayant de très fortes douleurs et me mets à pleurer. On me propose un neuro stimulateur mais je sais qu’il en existe plusieurs sortes. Que me conseillez-vous pr atténuera mes douleurs ? Y a-t-il éventuellement une personne qui serait susceptible de me dire si ce neuro stimulateur l’a aidé dans ses grandes douleurs ? MERCI de me répondre. Eliane


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                    • La douleur neurogène Le 8 novembre 2012 à 23:25 , par Michel

                      Bonsoir, Éliane.

                      Les douleurs neurogènes sont de traitement difficile ; et le problème que vous posez représente sans doute une difficulté dans la difficulté.

                      Je ne vais même pas essayer de comprendre ce qui vous arrive exactement : il faudrait pouvoir vous examiner, il faudrait des imageries très ciblées, un suivi précis, je n’ai rien de tout cela. Et ce que vous indiquez ne fait que multiplier les pistes :
                      - Il y a tout d’abord la question du cancer. La bonne nouvelle est que vous êtes en paix de ce côté depuis plus de dix ans, malgré les métastases ganglionnaires. Mais je suppose bien qu’il a fallu une chirurgie agressive, une radiothérapie soutenue, et que dans cette aventure le système de drainage lymphatique a souffert, première raison d’inconfort et de douleurs.
                      - Mais vous dites ensuite que certains troubles ont débuté après une IRM. Je n’ai pas souvenir d’avoir rencontré un seul cas d’intolérance aux produits utilisés pour les IRM ; vous trouverez des informations assez loyales à http://www.sfrnet.org/sfr/grandpublic/Questions-Reponses/article.phtml?id=rc%2Forg%2Fsfrnet%2Fhtm%2FArticle%2F2011%2F20110523-125704-109 ;attention en lisant : les produits utilisés pour l’IRM ne sont pas des dérivés de l’iode. Soit donc il s’est passé autre chose, et nous ne savons absolument pas quoi, soit il faudrait plutôt se demander pourquoi on vous a prescrit l’examen.
                      - Puis vous rapportez un incident lié à un bandage trop serré. Cela se produit, mais il faut tenir compte du fait qu’un bandage compressif n’est pas quelque chose de confortable : quand il l’est c’est qu’il n’est pas efficace.
                      - Enfin nous arrivons à un diagnostic de canal carpien, qui n’a en toute hypothèse aucun rapport avec tout ce qui précède.
                      Tous ces diagnostics ne sont guère compatibles entre eux, et malheureusement ils ne représentent qu’une partie des explications possibles.

                      Je note d’autre part que les douleurs vous réveillent. Cela se produit, mais ce n’est pas le plus fréquent en cas de douleur neurogène. C’est important parce que ces douleurs, par leur intensité, mais aussi par leur caractère brutal et imprévisible, sont particulièrement déprimantes, et que la dépression vient aggraver la douleur, créant un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. J’ajoute à ce propos que vous vous questionnez sur l’IRM, et aussi sur les bandages : ce sentiment d’insécurité est à prendre en compte.

                      La seule chose que je peux donc envisager, c’est le traitement.

                      La douleur neurogène comporte en principe deux éléments : un fond permanent et des paroxysmes. Au niveau de la cellule du nef périphérique le mécanisme électrique des paroxysmes est le même que celui qui, dans le cerveau, produirait des crises d’épilepsie. Pour cette raison le traitement fait appel à des anti-épileptiques. Le Lyrica est en somme un anti-épileptique ; contrairement à ce que pensent beaucoup de médecins, souvent jeunes, ce n’est pas un très bon traitement, et il est en tout cas bien moins intéressant que des molécules beaucoup plus anciennes, comme la carbamazépine, dont on a beaucoup exagéré les inconvénients. Le fond permanent, pour des raisons beaucoup plus complexes, réagit souvent très bien aux antidépresseurs (alors même que la dépression n’a rien à voir là-dedans, sauf, comme je vous l’ai dit, par le fait que ces douleurs sont déprimantes) ; là aussi les vieilles molécules comme l’amitriptyline, sont infiniment supérieures aux produits plus récents.

                      Ce que je proposerais donc volontiers, avant toute chose plus compliquée, c’est qu’on adapte le traitement. Vous n’êtes pas à la dose maximale de Lyrica, et il y a d’autres choses à essayer. Notamment j’ajouterais d’office de petites doses d’amitriptyline, en augmentant lentement ; et si cela ne s’arrange pas, je changerais d’anti-épileptique. La gabapentine est une assez bonne idée, mais moins que la carbamazépine, et d’ailleurs vous en prenez une dose conséquente sans résultat.

                      Ce n’est qu’en cas d’échec que j’essaierais la neurostimulation : vous n’en êtes pas là, il reste des solutions simples qu’il faut envisager d’abord.

                      Bien à vous,

                      M.C.


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                      • Bonjour j’ai le,nerf sciatique du jambier droite qui me fai tre mal.le nerf etait endormi il 7 semaines ojord’hu.suit a une operation de pth.mai j’aimerai savoir c qu’il fau pour vite le reveille est termine avec ces.car il m’empeche meme de dormir.


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                        • Bonsoir, et pardonnez cette reponse tardive, liee a des problemes de gestion du site, qui ont fait que je ne l’ai pas vu passer.

                          Je vais de surcroit avoir du mal a vous repondre, car je n’ai pas les informations minimales qui me permettraient de vous donner un conseil. Il y a en effet au moins quatre hypotheses a envisager pour expliquer votre probleme.
                          - Une lesion du nerf au moment de l’intervention. Franchement, je ne vois pas comment, car le sciatique ne se trouve pas sur le site de l’operation.
                          - Une compression du sciatique liee a la position sur la table d’operation. C’est possible, cela se produit, mais je trouve etrange que cela dure si longtemps.
                          - Une sciatique d’autre nature, liee par exemple au fait que depuis que vous avez votre prothese vous avez repris une activite que vous n’aviez plus.
                          - Une lesion neurologique provoquee par tout autre chose (par exemple le diabete, certaines carences vitaminiques…).

                          Bref, vous voyez que ces questions ne peuvent recevoir de reponse sans un examen medical approfondi. Une fois le diagnostic fait, la question qui se pose est celle du traitement. Celui des lesions neurologiques est assez specifique, mais pas si complique que cela. Qu’avez-vous essaye ?

                          Bien a vous,

                          M.C.


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