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Un monde complètement virtuel

mardi 23 juin 2020 par Michel

Mais le comble de l’irréalité se trouve sans doute dans notre appréhension de l’état de l’économie, qui donne à notre situation un côté totalement onirique.

Il n’est pas question de méconnaître que pour un nombre important de nos concitoyens la crise les met dans des situations catastrophiques. Non seulement ceux qui étaient déjà nécessiteux, mais la foule des petits travailleurs précaires ou indépendants. Toutefois les amortisseurs sociaux sont là qui, dans une assez large mesure, permettent de tenir avec une misère somme toute contenue. La catastrophe viendra, mais ce sera plus tard, et pour l’heure on peut ne pas la sentir.

Il en va de même pour tous les français moyens, partie visible de la société, tous les salariés qui se trouvent plongés dans un monde irréel où il semble que l’argent ne soit plus le fruit du travail. Même moins abondant il tombe du ciel, comme les diamants de la bouche de la jeune fille chez Perrault. Qui pis est on ne sait d’où il vient, tant les sommes débloquées sont au sens propre in-concevables. Comme si on excluait qu’un jour la réalité nous rattrape.

Trois points doivent être soulignés.

Le premier est qu’il n’est pas difficile de voir que, du moins pour les auditeurs des médias publics, si le confinement présente, comme pour tout le monde, une foule d’inconvénients, il a aussi quelques avantages, un peu comme les temps de convalescence. Vacances sans mer ni soleil, vacances quand même, y compris quand c’est moyennant le télétravail ; temps de dépaysement en tout cas ; et il n’est pas davantage difficile de sentir çà et là, dans les inquiétudes qui se sont exprimées au sujet du déconfinement, comme un parfum de nostalgie ; on ne prend guère de risque en ajoutant que les protestations autour de la réouverture des écoles ont parfois, ont aussi, quelque chose à voir avec le fait que, les enfants casés, il faudra que les parents retournent au travail (chacun sait d’ailleurs que c’est l’enjeu essentiel de cette réouverture). Il n’y a dans ce propos nulle condescendance, nul mépris ; ce que je pointe ce sont simplement les zones de flou, d’ambiguïté ; ces flous et ambiguïtés sont normaux, mais il faut comprendre que les choses floues et ambiguës sont celles qui portent une charge symbolique ; c’est cette symbolique, dont j’ai dit plus haut qu’elle existe toujours, même quand elle accompagne une réalité par ailleurs indiscutable, qui fait le véritable objet de la présente étude.

Ce confinement aboutit à des réactions qu’on peut aisément qualifier d’infantiles. [1] Mais il faut bien reconnaître que ce comportement est beaucoup plus général : dans les réactions que nous avons eues quand 20% des parisiens sont partis se mettre au vert, il y avait, pêle-mêle :
- De la colère en voyant qu’ils ne craignaient même pas de colporter leurs virus.
- Du mépris devant cette désertion qui signait à la fois leur lâcheté et leur détermination à se détourner de leurs voisins dans le besoin.
- Mais aussi une once de jalousie devant ces chanceux qui, eux, ont une résidence secondaire.
- Et un vague sentiment d’injustice, car il est dans l’ordre des choses que le confinement soit triste et pénible, et qu’il nous est plus difficile de l’accepter si certains y échappent.

Le plus étrange est sans doute que les décisions des Pouvoirs Publics ne sont probablement pas exemptes, par endroits, de ce désir de faire du confinement quelque chose de punitif. Vacances forcées, certes ; vacances payées, assurément. Mais il faut bien, en contrepartie, qu’elles soient pénibles, pour éviter sans doute qu’on y prenne goût. Si on avait raisonné autrement on aurait pu envisager, par exemple, une levée partielle et temporaire du confinement tel ou tel jour pour permettre, là où c’était possible, sur des parcours déterminés et sous étroite surveillance policière, des promenades qui auraient eu l’immense avantage de soulever le couvercle de la marmite. En tout cas il est fascinant de voir que ce comportement régressif, infantile, n’est l’apanage de personne : il est inhérent à l’épidémie et à ses conséquences.

Le second est que dans les médias publics on insiste massivement sur la situation des professionnels du tourisme, de la restauration et du spectacle. Et Dieu sait si cette situation est terrible. Certes il faut en parler, et tout faire pour sauver ce qui peut l’être. Mais il serait temps de se dire que cette crise nous confronte à quelque chose de plus essentiel, de plus radical, qui pourrait conduire à notre effondrement. Les productions de l’esprit sont capitales ; nous en sommes à un point où l’enjeu est d’assurer la couverture de besoins de base, de sorte que la véritable question s’appelle agriculture, industrie, artisanat.

Le troisième est que cette irréalité est en prise directe avec l’irréalité de notre monde économique.

Oui, le secteur touristique est fondamental pour notre économie. Oui, la production de culture est une activité indispensable à la survie de l’Humanité. Mais comme nous venons de le voir nous allons vers une période où l’enjeu va être de produire du pratique, du concret [2], et il y a lieu de douter qu’on puisse tout financer. Pire : il faudrait arriver à se dire que le tourisme tel que nous le connaissons n’est pas l’avenir d’une économie décarbonée. Bref on nous parle volontiers de la crise économique qui va s’abattre sur nous, mais la description s’en arrête à la prédiction qu’elle va être terrible. C’est un peu court. On rêverait plutôt que ce temps d’arrêt soit mis à profit pour essayer de penser une reprise d’activité qui permette d’avancer sur le dossier climatique, de poser enfin correctement le problème de la décroissance, etc. Si on prend au sérieux cette crise, alors on ne peut pas se contenter de dire que plus rien ne sera comme avant. Nous voyons ici la faille qui s’ouvre entre la nécessité de retrouver les emplois et la nécessité tout aussi grande de changer complètement le modèle. Il y a quelque chose de pathétique dans les efforts que les restaurateurs déploient pour préparer une réouverture qui permette de respecter les règles de distanciation sociale : non seulement c’est mission impossible mais cela perd de vue que le restaurant est un lieu de fête, de convivialité où, si c’est pour y avoir l’obsession des gestes barrière, je n’irai tout simplement pas. Certes il y aura toujours ceux qui y déjeunent le midi parce que c’est leur cantine, mais outre que cela a toute chance de ne pas suffire en termes de chiffre d’affaires cela suppose d’adopter une amplitude horaire peu compatible avec la vie de bureau, pour ne rien dire de la physiologie. Le mystère est là : que de telles évidences ne soient tout simplement pas même évoquées.

On n’en finirait pas de relever toutes les occurrences où les réponses envisagées n’ont aucun rapport avec ce qu’exige le réalisme le plus élémentaire. Peu importe ici, au reste : ce qui compte c’est de voir que ce refuge dans l’utopie est la marque d’un recours massif à la pensée magique.

Mais il faut voir que si le monde économique est irréel, cela ne date pas de l’épidémie. En avril on nous a expliqué que la crise économique actuelle est plus grave que celle de 2008 parce qu’elle touche l’économie réelle. Voilà qui est dit, enfin : il y a une économie réelle et une économie imaginaire ; le problème est que depuis longtemps c’est l’économie imaginaire qui dicte sa loi, et que cela ne peut plus durer.

Reste à se demander ce que signifie en finir avec le capitalisme financier. Ce qui est en train de nous arriver c’est que la masse monétaire mondiale n’a plus aucun rapport avec la richesse produite. Pour donner une idée, la masse monétaire mondiale équivalait à 50% du PIB mondial en 1960 : la fortune du monde se composait en somme de deux tiers de biens produits et d’un tiers de monnaie. En 2018 la masse monétaire mondiale équivaut à 124% du PIB mondial. En d’autres termes plus de la moitié de la monnaie en circulation ne correspond à aucune richesse produite, c’est de la simple monnaie de singe, pour un montant de 100 000 milliards de dollars. Et c’est ce système qui touche ses limites : ce que nous voyons depuis quelques semaines c’est la création de monnaie à tout va, comme si cela avait la moindre chance de créer de la richesse, la vraie, celle qui compte, celle des biens produits. Autant cravacher un cheval fourbu.

Et comment se tirer d’affaire ? N’étant pas plus économiste que je ne suis épidémiologiste, je me bornerai ici à quelques remarques.

Si on cessait d’intervenir, on constaterait alors que l’argent est une marchandise comme une autre, qui s’échange contre d’autres marchandises, les biens. Si la marchandise/argent est abondante, la conséquence sera que sa valeur baisse, car tout ce qui est rare est cher, et l’abondant est peu coûteux ; quand on échange l’argent abondant contre des biens plus rares, le prix de ces derniers va monter. C’est l’inflation. C’est ce mécanisme qui a ruiné l’Espagne à la fin du XVIe siècle : l’or des colonies américaines s’est mis à affluer, faisant gonfler la masse monétaire. Comme on n’a pas réinvesti ce surplus de richesses dans l’appareil productif, il s’en est ensuivi une hausse des prix ruinant les pauvres et un recours massif aux importations détruisant l’économie locale. C’est la richesse de l’Espagne qui a fait sa pauvreté, dont elle n’est toujours pas remise.

Cela dit l’inflation est en somme une opération vérité qui détruit de la masse monétaire [3]. En ce sens elle pourrait être une étape incontournable pour supprimer cet argent qui ne correspond à rien, qui au fond n’existe pas et n’a jamais existé. Mais c’est une opération socialement très coûteuse, car si la valeur de l’argent diminue, il s’ensuit :
- Une baisse du pouvoir d’achat.
- Une destruction des bas de laine, sur laquelle on reviendra sous peu.
Le recours à l’inflation est donc loin de résoudre le problème posé, tout ce qu’on peut en attendre c’est qu’elle soit un outil qui, correctement manié et bien accompagné socialement, serait assez peu douloureux et permettrait de détruire de la masse monétaire, ce qu’il faudra bien faire un jour.

De la même façon, on pourrait envisager de supprimer de la masse monétaire en supprimant de la dette. Le raisonnement est le suivant : la masse monétaire est si énorme qu’elle ne correspond plus du tout à la richesse existante. Les dettes des États sont fictives, car on voit bien qu’elles ne seront jamais remboursées. Si donc on décide d’effacer des dettes qui ne seront pas remboursées et qui d’ailleurs sont libellées en un argent qui n’existe pas, il est possible qu’il ne se passe rien. On aura simplement déchiré un peu de monnaie de singe.

Cela se peut. Mais il est contre-intuitif de dire que les dettes ne sont pas faites pour être remboursées : il y a peu de chance pour que ce soit l’avis du prêteur. Or il faut se demander qui est ce prêteur, quelle est la vraie nature du capitalisme financier. Et la réponse n’est pas amusante, car quand on invective les actionnaires qui se gavent de dividendes, ou les multimilliardaires qui s’enrichissent en dormant, ou les fonds de pension qui dévorent les entreprises, on se moque du monde.

Les multimilliardaires, les gros actionnaires, les fonds de pension vautours, cela existe ; et il faut les détruire ; car non seulement, tant qu’ils existeront il sera immoral de demander des sacrifices à la population, mais encore les sommes qu’on pourrait récupérer, même si elles seraient loin de suffire à apaiser la misère du monde, seraient tout de même conséquentes. Mais il faut d’urgence en finir avec ce mythe : en réalité il y a aussi une foule de petits actionnaires pour qui les dividendes sont un légitime et indispensable complément de revenus ; quant aux fonds de pension ce sont majoritairement des investisseurs institutionnels ou privés, dont la fonction essentielle est de me payer ma retraite. Si on voulait faire un raccourci on pourrait dire que la monnaie de singe est largement le seul moyen que nous avons trouvé pour financer l’augmentation de la longévité. Il vaudrait la peine d’y regarder à deux fois avant d’ânonner que yaka.

Par contre cette déconnexion entre le capitalisme financier et le capitalisme productif, entre l’économie imaginaire et l’économie réelle a en parallèle une déconnexion entre le revenu et le travail. Il y a de moins en moins de rapport entre ce que le travailleur produit (ceci est patent pour les agriculteurs [4] , mais on pourrait aisément l’étendre) et le revenu qu’il en tire. C’est vrai en bas de l’échelle, c’est vrai aussi en haut : dans le salaire des patrons, le péché contre l’esprit n’est pas tant dans la disproportion entre leur rémunération et celle des ouvriers qu’ils pressurent (après tout, c’est le jeu du marché) que dans le fait que ce niveau de rémunération n’a tout simplement pas de sens : ce niveau d’accumulation de richesses n’est qu’une variante inversée du syndrome de Diogène, et cela relève de la psychiatrie [5]. Mais alors :
- Le temps que nous vivons porte le même fantasme de déconnexion : même si c’est faux, bien sûr, pour une foule de gens, la vision symbolique du confinement est celle d’un temps où nous sommes payés à ne rien faire.
- Il devient légitime, puisque les richesses produites ne le sont plus majoritairement par le travail, de réexaminer le projet de revenu universel inconditionnel.

Cette périlleuse incursion dans le monde de l’économie vise seulement à mettre en évidence que les solutions proposées sont, elles aussi, irréelles. Irréalité de l’épidémie. Irréalité de la situation économique. Irréalité des remèdes. À ne pas vouloir sortir de cette irréalité, on risque de souffrir beaucoup le jour où la réalité voudra se venger. Ce n’est pas qu’on soit sans remède ; mais c’est que pour appliquer ces remèdes il faudra être lucide sur leurs conséquences ; et cela vaut pour tous les domaines.

Par exemple on revendique le rétablissement de l’impôt sur la fortune. Mais on sait que le rendement de cet impôt était faible, de l’ordre de 5 milliards d’euros. En termes de remède aux maux actuels, c’est aussi efficace qu’une tête au bout d’une pique. La raison pour laquelle on peut militer pour le rétablissement n’est pas économique mais symbolique : tant qu’on n’aura pas rétabli ce symbole aucun sacrifice ne sera accepté par le peuple. À moins que, faisant droit à la proposition de Piketty, on ne décrète l’établissement d’un impôt exceptionnel, à un taux confiscatoire, pour liquider une part significative de la dette publique (reste à savoir si cela n’équivaut pas à supprimer purement et simplement de la dette, puisqu’une bonne part de celle-ci est portée par des effets détenus par les riches).

Ou encore on se scandalise de voir que l’Allemagne a mieux géré sa crise sanitaire que la France. Et effectivement, même si les choses sont peut-être à nuancer, il y a gros à parier que ce résultat est lié à la meilleure performance du système de soins germanique. Reste à faire remarquer que s’il en va ainsi c’est notamment parce que l’Allemagne, elle, a réformé son système de santé ; et que les réformes qu’elle y a appliquées sont précisément celles dont nos scandalisés ne veulent pas entendre parler pour la France.

Ou encore on fustige, et à bon droit, la lenteur avec laquelle l’Administration française a réagi, et continue de le faire. Mais la difficulté de base est la même : ceux qui veulent faire un procès au Ministre parce qu’il a tardé à autoriser les laboratoires vétérinaires à pratiquer des tests de dépistage sont ceux qui lui en auraient fait un s’il les avait autorisés. La lourdeur administrative française est avant tout la rançon d’une soif, très populaire, de normes et de protections. Il faut donc être prudent : ce que l’épidémie montre à l’évidence c’est que le fonctionnement de l’Administration française peut s’avérer plus nuisible qu’utile. Il y a donc urgence à le réformer, et dans le sens d’un allégement. Mais la conséquence automatique de cet allégement sera qu’on en aura rabattu sur la sécurité. Sauf cas particuliers, bien sûr.

La conclusion de tout cela est somme toute assez simple, et permet sans doute d’éclairer différemment la situation politique. Cette crise constitue une problématique où le décideur a forcément tort. On voit bien à écouter les débats parlementaires, les interventions des oppositions, à lire les échanges sur les réseaux sociaux, que la seule question est de savoir comment on va pouvoir critiquer tel propos, ou telle décision, le fond n’ayant plus aucune importance. On a vu récemment un leader de l’opposition fustiger le Premier Ministre qui, contre l’avis du Conseil Scientifique, avait décidé la réouverture des écoles ; ce leader de l’opposition n’avait pas manqué, peu avant, de s’insurger contre le gouvernement des blouses blanches.

Mais regardons-y de plus près. Bien sûr il y faut donner toute sa place à la mauvaise foi. Bien sûr elle nous montre que tous ces tristes sires qui se rêvaient en hommes d’État ne sont que des politicaillons de bas étage. Mais ces apories ont leur utilité, car, comme tout ce qui est ambivalent, elles constituent des symboles. Sans doute faudrait-il les considérer sous cet angle, sans doute faudrait-il se demander dans quelle mesure elles ne permettent pas de préparer, mystérieusement, la vraie révolution. L’image qui se forme avec insistance quand on regarde ces discoureurs qui ne savent que lever leurs boucliers quand l’heure serait à faire des propositions constructives est celle, une fois de plus, de cet enfant qui le jour de la rentrée pleure sur le chemin de l’école ; ce que l’enfant pleure, ce n’est pas la perspective de l’école, c’est la perte du monde qu’il est en train d’abandonner. Or nous connaissons deux choses du monde dans lequel nous entrons : il sera plus dangereux et nous y serons plus pauvres. Qu’il soit plus dangereux, personne n’y pourra rien, sauf peut-être à la marge en changeant notre rapport à la nature ; que nous y soyons plus pauvres est une nécessité salutaire (pourvu que nous nous donnions les moyens d’y protéger les plus fragiles). Et nous le savons. Ainsi ce n’est pas le monde nouveau qui nous fait pleurer, c’est la perte de l’ancien.

Le plus probable est que ces phénomènes bizarres que nous avons parcourus sont pour une bonne part les témoins de cette intuition, et que leur analyse pourrait nous aider à préparer ce qui va se jouer. La proposition est que, compte tenu de l’étrangeté de ces phénomènes, cette analyse soit confiée aux ethnologues.


Notes

[1Rappelons ce superbe exemple qui en a été donné par ces athlètes français protestant parce qu’on laissait les Français moyens faire leur jogging alors qu’eux-mêmes étaient confinés. La seule explication que je voie est que, tout de même, c’est pas juste.

[2On pense aux mineurs qui dans les années d’après la guerre, avaient conscience de reconstruire le pays.

[3Puisque les prix montent, tout se passe comme si l’argent perdait sa valeur.

[4La question du revenu agricole est simple : si on veut pouvoir continuer à sous-payer les travailleurs, il faut impérativement, on le sait depuis Staline, qu’ils puissent se nourrir à peu de frais. Cela impose de maintenir les prix agricoles à un niveau qui n’a aucun rapport avec les coûts de production...

[5Je n’ai jamais compris ce qu’on pouvait bien faire d’un million d’euros par mois ; je dois manquer d’imagination.

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