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Un monde virtuel I

mercredi 3 juin 2020 par Michel

La crise que nous traversons a si profondément brouillé les repères qu’on n’a aucun mal à discerner des anomalies incompréhensibles. Quatre exemples, presque anecdotiques, suffiront à expliquer le propos.

1°) : Il a été décidé que les personnels soignants qui seraient victimes du coronavirus seraient considérés comme atteints d’une maladie professionnelle. Derrière cette décision il y a l’attribution d’avantages matériels limités mais non négligeables, mais aussi, voire davantage, la reconnaissance symbolique d’un risque pris et de conséquences assumées par la Nation. Cette décision n’était pas obligatoire, mais elle est évidemment très bonne.

Mais une fois cette décision prise, comment peut-on expliquer qu’il ait été refusé de l’étendre aux pompiers et aux forces de l’ordre ? Comment a-t-on pu opposer ce refus politiquement désastreux, alors même que le coût de la mesure, eu égard au montant des sommes injectées par ailleurs dans l’économie, aurait été négligeable ? Ce manque de lucidité ne connaît aucune explication.

2°) : Il a été décidé d’attribuer une prime aux professionnels de santé hospitaliers. C’est une excellente décision. Mais elle a été entachée de deux erreurs incompréhensibles :
- La première a été de poser des conditions : dans un premier temps on l’a réservée aux soignants des régions les plus contaminées ; dans un second temps on a modulé le montant de la prime en fonction du risque encouru.
- La seconde a été de tergiverser sur la date à laquelle elle serait débloquée : on a entendu à mainte reprise que « la signature du décret interviendra dans les prochains jours ».

Ces deux erreurs ont suffi à transformer un geste, certes limité mais fort bienvenu, en preuve du mépris de l’exécutif. C’est d’autant plus incompréhensible que là aussi le montant de cette prime, dans l’océan des dépenses engagées, ne justifiait aucune ladrerie.

3°) : Dans un tout autre ordre d’idées, on se souvient de l’aventure du porte-avions Charles de Gaulle, à bord duquel on a découvert un foyer de contamination aussi étonnant que massif. On n’en est pas moins sidéré d’apprendre qu’il aura, pour une facture qu’on n’ose imaginer, fait l’objet d’une décontamination, alors qu’il suffisait, une fois vidé de ses occupants, d’attendre une semaine que le virus disparaisse, comme il le fait spontanément …

4°) : Certains pays (l’Italie, le Royaume Uni), ont décidé des mesures de quarantaine pour les étrangers. La diplomatie française a décidé que si ces mesures étaient appliquées aux Français la France prendrait « des mesures de réciprocité ». Mais… ce n’est absolument pas le sujet : il s’agit de mesures sanitaires. Elles sont pertinentes ou elles ne le sont pas. Si elles le sont il n’y a aucun sens à faire pression sur nos partenaires. Si elles ne le sont pas il n’y a aucun sens à les reprendre à notre compte. Il est à craindre que réagissant de la sorte nos gouvernants ne montrent qu’ils peinent à sortir de la cour de récréation.

Notre question est donc celle-ci : que se passe-t-il pour que nos décideurs en soient arrivés à cette perte des repères les plus élémentaires ?

Ce qui semble le plus frappant dans cette épidémie, ce sont les zones d’irréalité qu’elle a créées.

Irréalité de la maladie. Car cette maladie a quelque chose d’étrange, d’impensable : si on a raison de dire que plus de 10% de la population a rencontré le virus, alors on est conduit à dire que dans la quasi-totalité des cas le sujet contaminé ne se rend tout bonnement compte de rien. Parmi ceux qui développent une maladie, l’écrasante majorité ne souffrira que d’une forme bénigne, à peine plus sévère qu’une forte grippe. Le problème est que dans un très faible pourcentage de cas l’évolution est beaucoup plus dramatique. D’où le paradoxe : là aussi, ceux qui, au début de l’épidémie, parlaient d’ « une grippette » avaient parfaitement raison. On avait simplement mal évalué ce qu’impliquait ce « très faible pourcentage » en termes de mortalité et de mobilisation de moyens de soins. Comment a-t-on fait cette erreur ? Peut-être parce qu’on suivait la situation en Chine, oubliant que la pyramide des âges n’est pas la même, ce qui a pu conduire à sous-estimer l’impact quantitatif sur la population âgée. Mais il n’est pas difficile de flairer que si on a fait cette erreur d’appréciation c’est aussi parce que nous ne savons radicalement pas penser cette situation totalement binaire où il n’y a aucun espace entre la parfaite santé et la mort, sans même que chacun puisse réellement prévoir son destin, ou seulement son risque ; quelque chose comme la menace biblique concernant la fin du monde : Cette nuit-là, je vous le dis, deux personnes seront couchées dans un même lit : l’une sera emmenée, l’autre sera laissée. Deux femmes seront en train de tourner ensemble la pierre de meule : l’une sera emmenée, l’autre laissée. Deux hommes seront dans un champ : l’un sera emmené, l’autre laissé.

On retrouve la même étrange vibration avec la notion d’ « immunité collective » : une manière de se tirer de ce mauvais pas serait de parvenir au point où, une majorité de la population ayant rencontré le virus, la circulation de celui-ci s’arrêterait. Il s’agit donc de se sauver par ce moyen. Mais on voit immédiatement les conséquences : je ne peux penser l’immunité collective que si j’espère secrètement que tous les autres seront atteints mais que je serai épargné ; nombreux sans doute sont ceux qui l’espèrent, plus rares sont ceux qui poussent le cynisme jusqu’à se l’avouer. Du coup ce qui se joue autour de l’immunité collective est un tout autre jeu, celui d’une fascination/répulsion : en fait ce qui me rassurerait totalement serait, non d’être épargné par la maladie, mais d’en être guéri. Je redoute d’être contaminé mais cela n’exclut pas la tentation d’être contaminé pour en finir une bonne fois grâce à mes anticorps. Fantasme du vampire, dont on peut se demander si vraiment il n’a aucune part dans les errements du déconfinement.

Irréalité du confinement. Examinons la manière dont il aura été présenté sur les chaînes de radio publiques.

On n’y a guère parlé du calvaire qu’il constituait pour ces familles entassées dans des conditions déplorables, sans ressources économiques ou culturelles. Il l’aurait pourtant fallu, et c’est bien une autre dimension de cette irréalité qui fait qu’on les a occultées ; on leur accordait bien une petite révérence en passant, mais la structure même des phrases par lesquelles on consentait à cette révérence ne manque pas de souligner qu’on pensait à eux, ce qui implique que ce eux n’est pas nous. La radio publique acte ainsi qu’elle ne s’adresse pas à ces familles en détresse plus ou moins chronique, dont elle part du principe qu’elles ne font pas partie de son public. Le monde dont la radio publique nous parle est un monde radicalement clivé dans lequel elle n’a que faire des gens de peu. Certes il ne servirait à rien qu’elle parle à des gens qui pour beaucoup ne l’écoutent pas, Médiamétrie fait un bon travail. Reste que, prenant acte du clivage, elle l’aggrave. J’ai dit et je répète que la crise des Gilets Jaunes a été bien plus nuisible qu’utile ; mais elle nous a au moins remis devant les yeux que la société française ne se réduit pas aux lecteurs de Télérama, et qu’il ne suffit pas de refuser de regarder TF1 pour que disparaissent ceux qui continuent de le faire. Cela doit nous faire réfléchir à la morgue, tellement implicite qu’elle nous en est devenue invisible, avec laquelle nous considérons cette partie des Français qui pourtant constitue une moitié au moins de la société, en bien-pensant que si, certes, nous ne leur contestons nullement le droit de vivre comme ils l’entendent et de penser comme ils pensent, notre supériorité, liée notamment aux études que nous avons faites, ne saurait tout de même pas se discuter. Et c’est bien pourquoi, quand nous chantions les louanges des « héros du quotidien » qui se sont sacrifiés pour que le monde continue de tourner, nous n’avions aucune difficulté à applaudir les infirmières, qui au moins ont leur bac, ni les caissières que nous connaissons pour les croiser plusieurs fois par mois, mais qu’il nous fut beaucoup moins facile de penser aux routiers ou aux éboueurs. Les premiers de corvée ne sont pas près de trouver leur juste place dans la fraternité humaine dont nous rêvons que nous rêvons.

Donc les radios publiques ont choisi de s’adresser à cette partie de la population pour laquelle le confinement n’était pas un enfer. Mais si on examine ce dont elles parlaient, il y a lieu d’éprouver un peu de découragement : conseils de gymnastique, de culture, de cuisine, de jardinage en appartement, etc. Ce sont les vidéos d’artistes, souvent au petit pied, qui apportaient ce qu’ils peuvent : leur art ou ce qui en tient lieu. Tout cela n’est pas dépourvu de valeur, tout cela pouvait servir, mais n’en était pas moins totalement décalé. Car la réalité de ce qui se passe, loin de se résumer au drame sanitaire, c’est une crise économique colossale, qui fera de toute manière de terribles dégâts dans les pays pauvres ; et c’est aussi, comme je l’ai dit, le fait que la moitié de la population confinée avait bien d’autres chats à fouetter que de faire du jardinage en appartement. Le monde confiné tel que nous l’ont montré les médias publics était un monde somme toute ouaté, dans lequel tout se résumait à se demander comment prendre les choses du bon côté en attendant de retrouver un travail dont nous ne doutions pas qu’il nous attendait, et de reprendre les choses comme avant. Certes il est bon de soutenir le moral des troupes, mais il y a quelque danger à conduire ainsi les CSP-un peu + que nous sommes dans un monde enchanté qui ressemblait un peu trop au Pays des Jouets où s’aventure Pinocchio. Il est à craindre que nous ne soyons guettés par le même résultat.

Cette irréalité s’étend aux actions que l’on a plébiscitées car elles mettaient en évidence l’incroyable mouvement de solidarité qui montait de partout. Le problème est que les actions qui tenaient le haut du pavé ont été la confection de masques par de petites mains bénévoles, ou celle de repas et de gâteaux pour les soignants. Il ne saurait être question pour moi de dénigrer ces actions : elles témoignent d’une authentique générosité, d’un authentique souci de l’autre, et j’ai suffisamment dit combien cela m’importe. Mais on voit tout de suite que les petites mains qui faisaient des masques parvenaient à en créer plusieurs dizaines par semaine, c’est-à-dire que ce type d’action n’avait aucune chance de porter un résultat tangible : pour que les petits ruisseaux fassent les grandes rivières il faut du temps. Quant aux repas offerts aux soignants, ils ont été très émouvants car les soignants ont besoin sans aucun doute de telles manifestations de soutien, mais s’ils ont besoin d’être soutenus ils ont nettement moins besoin d’être nourris, ils ont toujours su en faire leur affaire. En d’autres termes, ces actions permettaient à ceux qui les menaient d’exprimer leur solidarité. En ce sens elles sont exemplaires, et elles font réellement avancer la réflexion. Elles avaient en outre l’avantage de permettre à ceux qui les menaient d’échapper à l’inaction en se projetant dans un travail utile. Mais elles n’en sont pas moins purement symboliques, car ni qualitativement ni quantitativement elles n’étaient capables de modifier quoi que ce soit. Concrètement elles sont peine perdue et, ce qui est pire, elles donnent l’illusion d’avoir agi, un peu comme quand on signe une pétition. Ce que nous redécouvrons dans ce type d’action c’est l’ouvroir.

Soit dit en passant, c’est la tragique limite de l’aphorisme du colibri, cher à Pierre Rabhi : Un immense incendie ravage la jungle. Affolés, les animaux fuient en tous sens. Seul un colibri, sans relâche, fait l’aller-retour de la rivière au brasier, une minuscule goutte d’eau dans son bec, pour la déposer sur le feu. Un tatou énervé par les mouvements incessants du colibri lui dit : « Tu es fou, colibri, tu vois bien que cela ne sert à rien ». « Oui, je sais, réponds le colibri, mais je fais ma part ». Il est très important de faire sa part, il est très important d’être des colibris. A condition de ne pas perdre de vue que cela n’a jamais éteint un incendie.

Les relations des Français avec le confinement ont été marquées du sceau de l’ambiguïté.

Il n’est pas difficile de voir que, du moins pour les auditeurs des médias publics, si le confinement présentait, comme pour tout le monde, une foule d’inconvénients, il avait aussi quelques avantages, un peu comme les temps de convalescence. Vacances sans mer ni soleil, vacances quand même, y compris quand c’est moyennant le télétravail ; temps de dépaysement en tout cas ; et il n’est pas difficile de sentir çà et là, dans les inquiétudes qui se sont exprimées au sujet du déconfinement, comme un parfum de nostalgie ; on ne prend guère de risque en ajoutant que les protestations autour de la réouverture des écoles avaient parfois, avaient aussi, quelque chose à voir avec le fait que, les enfants casés, il faudrait que les parents retournent au travail (chacun sait d’ailleurs que c’était l’enjeu essentiel de cette réouverture). Il n’y a dans ce propos nulle condescendance, nul mépris ; ce que je pointe ce sont simplement les zones de flou, d’ambiguïté ; ces flous et ambiguïtés sont dans la nature des choses, mais il faut comprendre que les choses floues et ambiguës sont celles qui portent une charge symbolique ; c’est cette symbolique, dont j’ai dit plus haut qu’elle existe toujours, même quand elle accompagne une réalité par ailleurs indiscutable, qui fait le véritable objet de la présente étude.

Ce confinement aura abouti à des réactions qu’on peut aisément qualifier d’infantiles. Un superbe exemple en a été donné par ces athlètes français qui ont protesté parce qu’on laissait les Français moyens faire leur jogging alors qu’eux-mêmes étaient confinés. La seule explication que je voie est que, tout de même, c’est pas juste. Mais il faut bien reconnaître que ce comportement a été beaucoup plus général : dans les réactions que nous avons eues quand 20% des parisiens sont partis se mettre au vert, il y avait, pêle-mêle :
- De la colère en voyant qu’ils ne craignaient même pas de colporter leurs virus.
- Du mépris devant cette désertion qui signait à la fois leur lâcheté et leur détermination à se détourner de leurs voisins dans le besoin.
- Mais aussi une once de jalousie devant ces chanceux qui, eux, ont une résidence secondaire.
- Et un vague sentiment d’injustice, car il est dans l’ordre des choses que le confinement soit triste et pénible, et qu’il nous est plus difficile de l’accepter si certains y échappent.

Le plus étrange est sans doute que les décisions des Pouvoirs Publics n’ont probablement pas été exemptes, par endroits, de ce désir de faire du confinement quelque chose de punitif. Vacances forcées, certes ; vacances payées, assurément. Mais il fallait bien, en contrepartie, qu’elles soient pénibles, pour éviter sans doute qu’on y prenne goût. Si on avait raisonné autrement on aurait pu envisager, par exemple, une levée partielle et temporaire du confinement tel ou tel jour pour permettre, là où c’était possible, sur des parcours déterminés et sous étroite surveillance policière si on voulait, des promenades qui auraient eu l’immense avantage de soulever le couvercle de la marmite. En tout cas il est fascinant de voir que ce comportement régressif, infantile, n’a été l’apanage de personne : il est inhérent à l’épidémie et à ses conséquences.

Et bien sûr, cela permettait d’occulter l’événement essentiel, celui que nous ne voulons pas voir : le grand nombre de nos concitoyens pour qui le confinement aura été une tragédie.

Faut-il s’étendre sur les curiosités qu’on a pu observer lors des mesures de déconfinement ?

On n’en finirait pas. Bornons-nous donc à examiner la manière dont on réfléchit à la réouverture des salles de spectacle.

Le respect des règles de distanciation conduit à limiter le nombre de spectateurs, grossièrement en le divisant par plus de deux.
- On n’entend pas parler de la manière dont on compte compenser la perte de recette qu’une telle mesure induirait. En l’absence de plan de financement la seule manière d’équilibrer le budget d’un spectacle serait de double les prix des places. Sans doute s’agit-il d’une mesure sociale.
- On ne semble pas avoir envisagé le fait que pour l’artiste il n’est pas indifférent de jouer devant une salle à moitié vide. Ce n’est d’ailleurs pas non plus indifférent pour le spectateur, ainsi qu’on l’apprend vite quand on s’est une fois dans sa vie assis dans une salle au public clairsemé. Le voisin de rangée est parfois une source de désagrément, mais sa présence n’en est pas moins indispensable ; l’alchimie du spectacle est quelque chose de délicat.
- On ne se demande pas comment on compte gérer des choses aussi élémentaires que les entractes, les bars des théâtres, les accès aux toilettes en temps nécessairement limité, les vestiaires, etc.
- Surtout on ne prend pas en compte le fait qu’aller au spectacle est une démarche qui vise à procurer du plaisir, et que ce plaisir s’accommode mal de ce genre de contrainte.

De même il n’est pas si simple pour un artiste de se trouver privé de cet élément essentiel de la relation à son public qui est de voir les visages.

On a l’impression en somme que pour ceux qui envisagent de telles mesures le spectacle-type est le théâtre télévisé… Mais le plus étrange est sans doute que les responsables des spectacles acceptent seulement d’y réfléchir, alors que les bras auraient dû leur en tomber. Il ya des artistes qui, nous dit-on, réfléchissent à la manière dont ils pourraient adapter leurs spectacles. On en voit qui répètent en visioconférence, d’autres qui se demandent comment on pourrait concevoir des ballets où les danseurs respecteraient les distances de sécurité… On touche au délire. Le comble du grotesque a sans doute été atteint par ce médecin infectiologue dont la charité impose de taire le nom, qui expliquait qu’il faudrait, dans les orchestres, modifier la position des pupitres et placer les instruments à vent devant les cordes, pour éviter les postillons. Il ne doit pas écouter souvent de la musique.

Une autre cause d’irréalité se trouve probablement dans le fait que, depuis deux mois maintenant l’épidémie est devenue le seul thème de l’information. On crée ainsi un monde totalement artificiel où tous les sujets qui nous obsédaient jusqu’ici ont tout simplement cessé d’exister : il n’y a plus d’élections américaines, plus de Brexit, plus de guerre en Syrie, plus de réchauffement climatique… Ce monde qui nous est représenté n’est pas le monde réel. Il n’en est que plus désolant de constater que malgré ce matraquage nous n’avons rien appris, comme en témoigne cette protestation d’inspecteurs du travail qui ont constaté que sur les masques qu’on leur a livrés il est mentionné qu’ils ne protègent pas contre le coronavirus : alors que cette mention ne fait que répéter ce qui est dit depuis le début à ce sujet.

Et bien sûr il y a cette autre cause, majeure sans doute, qui est que pendant deux mois beaucoup d’entre nous (et notamment ceux qui parlent dans les courriers des auditeurs) ont vécu dans ce monde radicalement virtuel qui est le monde radiotélévisé, le monde Internet, le monde des réseaux sociaux. Cette cure intensive de relations coupées de la réalité matérielle, de vie dans ce monde qui n’est pas le monde, va laisser des traces dont nous n’avons pas pris la mesure.


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