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Covid : faits et symboles

dimanche 17 mai 2020 par Michel

Nous avons vu que la bataille autour des masques présente une dimension symbolique dont l’étude est indispensable à quiconque veut comprendre ce qui se passe réellement.

On peut probablement dire la même chose du gel hydro-alcoolique. Ne revenons pas sur ce qui a été expliqué à http://michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article140, et contentons-nous de noter que, tout comme pour les masques, la communication du gouvernement a été inexplicablement défaillante.

Car il y avait des moyens de défense.

La pénurie a été criante, soit. Mais on n’a pas remarqué une anomalie majeure : c’est qu’elle a été effective dès le début. Or si l’activité hospitalière a augmenté, elle ne l’a pas fait de manière spectaculaire, car les dizaines de malades hospitalisés ne sont pas venus occuper des lits qui sans cela seraient restés vides ; ils ont pris la place de malades dont l’admission a été décalée. Donc la consommation de gel hydro-alcoolique a certes progressé, mais pas de manière exponentielle. Ce que la crise du gel hydro-alcoolique révèle c’est que les hôpitaux n’avaient pas de stocks. Il faut être circonspect avant d’imputer cet état de choses au Gouvernement.

D’autre part, comme on l’a dit aussi, le gel hydro-alcoolique n’est en rien un produit essentiel. D’ailleurs il n’était pas difficile de développer des stratégies de remplacement, au moins temporaires ; et il est aisé de constater que si le gel est utilisé ce n’est probablement pas dans les règles de l’art.

Mais on a hypostasié le gel hydro-alcoolique ; et l’histoire est ancienne. Elle remonte à cette opération, voulue par l’autorité de tutelle, par laquelle on a expliqué aux soignants que leur efficacité en matière d’hygiène serait jugée notamment sur leur consommation de gel hydro-alcoolique. Loin de moi l’idée de dénier les vertus de ce produit. Mais quand on a décidé que le volume de sa consommation serait un marqueur de qualité, on a fait montre d’un sens désastreux de la pédagogie.

Du coup la question du gel hydro-alcoolique devient elle aussi symbolique. Car au fond elle n’a pas en soi une grande importance : voici une quinzaine d’années le gel hydro-alcoolique n’existait tout simplement pas, et si sa mise sur le marché a effectivement produit des résultats positifs en matière d’hygiène il ne faut pas se figurer que les choses étaient catastrophiques avant cette survenue. Le gel doit certes beaucoup de son succès à son efficacité, mais il n’est pas du tout certain que ce soit l’essentiel : après tout son principe actif est l’alcool, par lequel en temps de pénurie il était simple de le remplacer ; mais sa vertu principale est dans son excipient : il est plébiscité à cause de sa douceur ; question qu’on aurait tort de négliger : la vie du professionnel de santé nécessite un lavage très régulier des mains qui finit par engendrer des troubles cutanés [1]. Reste qu’il y a quelque chose de fascinant à voir que le gel hydro-alcoolique a ainsi l’apparence d’un produit de beauté. Il existe une sorte de charte graphique qui fait que les dispositifs médicaux ont une apparence qui les distingue : rien ne ressemble à une boîte de médicaments sinon une boîte de médicaments ; aucune bouteille n’a la forme d’un flacon de sirop ; mais pour le gel hydro-alcoolique on a choisi un contenant qui a la forme des distributeurs de savon liquide.

Cette remarque est nécessaire pour comprendre le tollé qu’a suscité la pénurie de gel. Car en plus d’être une solution rationnelle le gel est aussi une solution agréable. La pénurie de gel n’a fait aucune victime chez les soignants : ce n’est pas un produit indispensable, et les solutions de remplacement ne manquent pas. Mais c’est l’emblème du soin que l’autorité sanitaire prenait pour une fois de ses personnels. Du coup la pénurie de gel est devenue le symbole de la déréliction dans laquelle on laisse les soignants. La protestation sur le gel est une revendication de reconnaissance. Je ne suis pas loin de penser que la revendication sur les masques est, au fond, de même nature (même si pour les masques les choses sont plus complexes).

En tout cas, c’est sur la dimension symbolique des choses qu’il faudrait travailler.

Dans les choses, les actes, des événements, il y a toujours une dimension réelle et une dimension symbolique. On se trompe en croyant qu’elles s’excluent : elles ne s’opposent pas, elles cohabitent ; éventuellement même elles se parlent. Un exemple simple suffira : pout bâtir une maison je dois commencer par creuser des fondations. Il n’y a là aucun symbole, c’est de la pure technique de construction. Il n’en reste pas moins que, bâtissant une maison, j’expérimente cette notion symbolique essentielle : je ne peux rien élever si je n’ai pas d’abord creusé.

De même ici : derrière les masques, derrière le gel, il y a des réalités ; et des négligences, des scandales, des mépris. Mais il y a surtout des symboles. Faisons une promenade dans le jardin des symboles.

La protestation sur le gel est une revendication de reconnaissance. Il est frappant de voir l’usage que depuis quelques années on fait du mot « reconnaissance ». Certes, il est pipé : car quand on demande au professionnel ce qu’il entend par reconnaissance on aboutit bien vite à une demande d’augmentation. Ce n’est pas anormal : quand Sarkozy disait qu’il voulait « remettre en honneur la valeur travail », on avait très envie de lui rétorquer qu’un bon moyen pour revaloriser le travail est de le payer. Allons plus loin : le concept de conscience professionnelle est ambigu : d’un côté c’est la noblesse du métier, ce sans quoi je n’irais tout simplement pas travailler ; de l’autre je dois me souvenir avec Max Stirner que la conscience professionnelle recouvre toutes ces choses dont le patron espère bien que je vais les faire sans qu’il ait à me payer pour cela. Reste qu’il faut être prudent : certes il y a une mode, et aussi une pudeur mal placée, à demander de la reconnaissance là où il n’y a pas si longtemps on réclamait une augmentation (après tout, ceux qui réclament « des moyens pour l’hôpital » font largement la même chose) ; mais il serait bien sot de ne pas voir que, réclamant « de la reconnaissance », les professionnels ne font pas uniquement du politically correct ; ils expriment le fait que leur investissement est im-palpable, im-payable, et que s’il faut le convertir en espèces c’est faute d’une autre solution : ils parlent de reconnaissance parce qu’ils savent bien au fond que le mieux serait de ne pas en faire une affaire d’argent.

C’est avec le même regard qu’il faut sans doute aborder la question des tests.

Il faut se souvenir que les tests posent deux problèmes au moins.

Le premier est qu’ils ne sont pas très fiables. Rappelons que pour qu’un test soit fiable, il faut qu’il soit à la fois spécifique (il ne se positive que si on le fait à un malade) et sensible (il se positive chaque fois qu’on le fait à un malade). Mais comme aucun test n’est parfait, s’il est très spécifique il arrivera qu’il ne se positive pas alors que le sujet est réellement malade (faux négatif), et s’il est très sensible il arrivera qu’il se positive alors que le sujet n’est pas malade (faux positif) [2].

Le dépistage par prélèvement nasal est très spécifique : quand on trouve le virus on est assuré qu’il y est. Par contre il n’est pas très sensible, notamment parce que le geste technique n’est pas si simple. Le dépistage sanguin n’est ni très sensible ni très spécifique. Les tests sont des armes limitées.

Mais le second est qu’ils ont le défaut de se positiver tardivement. Le plus précoce est le dépistage nasal, et on sait qu’entre le moment où le sujet est contaminé et celui où le test se positive il se passe plusieurs jours. Mais son inconvénient est que quand le test est négatif, non seulement, comme il n’est pas très sensible, cela n’écarte pas l’infection, mais surtout rien ne prouve qu’il ne sera pas positif le lendemain ou les jours suivants. Quant au test sanguin, outre ses problèmes de fiabilité, il ne peut se positiver que de nombreux jours après le début de l’infection.

On voit donc que les tests ne sont pas très utiles pour une personne donnée : ils se positivent trop tard, et surtout ils ne changent rien à la prise en charge, puisque de toute manière nous n’avons pas de traitement (c’aurait été l’intérêt de la chloroquine, si ses inconvénients ne l’emportaient pas sur ses avantages). Leur intérêt est triple :
- Ils permettent d’isoler à bon escient un sujet dont le test s’avère positif ; mais ce bénéfice est limité, puisque quand on effectue le test le sujet est contagieux depuis plusieurs jours.
- Ils permettent de dépister, dans l’entourage d’un malade avéré, les sujets porteurs sains ; mais avec la réserve qu’un sujet négatif peut se positiver un peu plus tard. Cela ne disqualifie pas les tests : l’objectif n’est pas, n’a jamais été de couper complètement toutes les chaînes de contamination, mais d’en couper suffisamment pour que la contagion soit à la baisse. Prise isolément chaque mesure (et c’est le cas des masques et du gel) est peu efficace. Mais quand on les associe on finit par inverser la tendance.
- Surtout ils permettent d’étudier la circulation du virus dans une population donnée, en testant de manière aléatoire une partie de cette population.

On voit donc que l’intérêt de l’utilisation massive des tests doit être nuancé. Ajoutons que se pose à leur sujet un double problème éthique :
- Il faut être prudent avant de dépister une maladie pour laquelle on n’a rien à proposer.
- Il faut être prudent avant d’imposer à un malade un acte au simple motif que d’autres que lui ont besoin qu’on le lui impose, alors que lui-même ne peut tirer bénéfice .

En d’autres termes les tests sont utiles pour protéger une population ; ils ne servent à rien pour protéger une personne donnée. Ici encore un discours adéquat aurait dû insister sur le caractère collectif de la démarche, au lieu de se borner à dire (ce qui au reste n’est pas faux) que le dépistage à tout va serait inefficace.

Il n’est pas besoin d’une profonde réflexion pour se douter que, dans l’esprit du grand public, les tests de dépistage sont perçus de manière totalement différente.

C’est en premier lieu un repoussoir : le slogan : « On n’a pas de tests » claque comme « On n’a pas de gel » ou « On n’a pas de masques ». On ne s’avise même pas du fait qu’on ne peut pas élaborer un test contre un virus qu’on ne connaît pas, et qu’il n’était donc pas question d’anticiper en constituant des stocks. Tout ce qu’on peut dire c’est que, contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne, l’industrie française n’était pas en état d’y travailler rapidement ; mais il vaudrait la peine de se demander pourquoi on tient l’État pour responsable de ce que fait l’industrie, mais nous y reviendrons.

C’est aussi un talisman. Le plus insupportable est de n’avoir rien à faire, et il est banal d’observer que dans ces situations où on se trouve réduit à l’attente passive bon nombre se raccrochent à n’importe quelle action pour conjurer cette impuissance [3].

Mais surtout, et contre tout bon sens, le test est perçu comme une sauvegarde individuelle : il n’est que de voir les files d’attente devant l’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille, constituées de gens qui viennent se faire dépister dans l’espoir d’un traitement. Attitude logique dans la mesure où on croit à la pertinence de ce traitement (ce qui reste à voir), mais totalement déraisonnable dans la mesure où la seule ressource des sujets chez qui le test est négatif est de venir se faire dépister tous les jours.

Enfin il n’est pas difficile de voir que derrière les tests se profile le fantasme d’une démarche qui permettrait de trier les sujets sains et les sujets malades (ce qu’ils seraient bien incapables de faire), démasquant l’ennemi à coup sûr. Séparer le pur de l’impur, le sacré du profane, le bon du mauvais ; pensée magique, aggravée par sa structure somme toute raciste.

On pourrait dire la même chose de la fermeture des frontières. Cette mesure aurait eu du sens si on avait pu l’applique totalement et sûrement avant l’apparition des premiers cas en France, elle devient absurde quand l’épidémie est là.

Détaillons tout de même.

On se souvient que l’Italie a été le premier pays à être gravement touché par le virus. Pourtant il a aussi été le premier pays à suspendre tous ses vols avec la Chine. Par contre on comprend mal que le match de football Lyon-Turin du 26 février ait été maintenu, alors qu’on aurait pu imaginer, au minimum, des restrictions de circulation entre la France et l’Italie [4].

On sait que Taïwan a rapidement fermé ses frontières, et que cette décision n’a pas été pour rien dans le succès de ce pays dans sa lutte contre l’épidémie. Mais faut-il en tirer des conclusions ? On ne peut guère comparer la situation d’une île facile à boucler et celle d’un continent. Il en va de même avec la Corée du Sud, qui n’a tout simplement qu’une seule frontière terrestre, laquelle est fermée depuis longtemps, ou Israël, qui contrôle ses frontières en permanence. En d’autres termes, s’il est judicieux de sécuriser les entrées aériennes sur le territoire la fermeture des frontières entre pays de l’Union Européenne n’est qu’une mesure symbolique qui, dans la réalité, n’a tout simplement aucun sens.

Décidément ce sont des symboles qu’on manie à travers la question des masques, celle du gel, celle des tests, celle des frontières. Mais le plus sidérant, le plus incompréhensible, reste ce point : comment se fait-il que, sur des choses si simples, si claires, si faciles à expliquer, le comportement, et plus encore la communication des décideurs ait été à ce point cafouilleuse ? Que s’est-il passé pour qu’ils se trouvent à ce point tétanisés ?


Notes

[1Et bien sûr si on substituait l’alcool ordinaire au gel on en aurait bien plus encore.

[2Pendant la deuxième guerre, il y avait deux techniques de bombardement :
- Celle des Américains : on envoyait, de jour, des centaines d’avions qui larguaient leurs bombes à haute altitude. L’objectif était toujours détruit ; par contre il y avait beaucoup de dégâts autour. C’étaient des bombardements sensibles.
- Celle des Anglais : on envoyait, la nuit, trois appareils chargés d’une seule bombe, qu’ils larguaient sur l’objectif à basse altitude. Il n’y avait jamais de dégâts autour ; par contre il se produisait souvent que l’objectif ne soit pas détruit. C’étaient des bombardements spécifiques.

[3C’est ce qu’on a dit à propos des annonces du Pr Raoult : il se peut que ce soit une mauvaise idée, mais lui, au moins, essaie quelque chose.

[4Mais curieusement on ne revient pas sur cet épisode, alors qu’on continue à s’offusquer du maintien du premier tour des élections municipales…

2 Messages

  • Covid : faits et symboles Le 19 mai à 16:53 , par Michel

    Bonjour, Dom.

    "comment se fait-il que, sur des choses si simples, si claires, si faciles à expliquer, le comportement, et plus encore la communication des décideurs ait été à ce point cafouilleuse ?"

    Bon, j’essaye à nouveau : non, tout ce que vous expliquez n’est ni simple, ni clair, ni facile à comprendre, et non, le "cafouillage" de la communication des "décideurs" n’a rien de surprenant.

    Ne confondons pas tout. Dans ces articles je ne cherche pas à établir le plan de communication du gouvernement. Si j’y ai du travail, ce n’est pas parce que les choses sont compliquées, mais parce que comme on a entendu tout et n’importe quoi je dois veiller à charpenter mon propos. En second lieu, comme je n’ai pas envie de passer mon temps là-dessus, je préfère aller un peu au fond des choses une bonne fois. Enfin ces deux articles font partie d’une série ; j’en prévois d’autres, et on ne peut juger ces deux-ci isolément du reste.

    Quant à la communication qu’il fallait, elle est simplissime :
    - Le masque dit chirurgical ne peut pas filtrer le virus. Il n’a pas d’efficacité pour éviter d’être contaminé. Par contre ils retiennent les gouttelettes et postillons émis par celui qui le porte ils évitent d’être contaminant.
    - Il n’est pas opportun de mettre un masque chirurgical si la probabilité qu’on soit contaminant est négligeable. Par contre ils deviennent nécessaires quand l’épidémie progresse.
    - Les masques en tissu ont une efficacité encore plus faible, et font courir le risque d’autres contaminations si la manière dont on les décontamine après usage n’est pas optimale.
    - Mais il y a de solides raisons de penser qu’ils sont mieux que rien.

    Je tiens que tout votre discours sur la "symbolique" (du gel, des masques, des tests, des remèdes miracles ou pas), qui cohabite, parfois à juste titre, et parfois contre tout bon sens, avec une réalité complexe, ou au moins nuancée, est globalement inaudible.

    Cela ne m’intéresse pas. Je donne des outils. Je n’ai pas les moyens intellectuels d’en faire une synthèse, d’ailleurs c’est sans doute un peu tôt. Tout ce que j’espère c’est que certains lecteurs, fouillant dans ces matériaux, en feront quelque chose. Ajoutons que, comme je vous l’ai dit, d’autres textes sont à venir.

    Je tiens que ce n’est ni simple, ni clair, ni facile à expliquer (il suffit de voir la longueur de vos articles successifs).
    Je tiens que la "pensée sommaire", dopée par l’angoisse de l’inconnu, n’est pas accessible aux distinguos que vous faites
    .

    Je ne crois pas que beaucoup de gens se figureraient que je parle ici à la « pensée sommaire ». Je crois surtout que, et pour cause, vous ne voyez pas encore où je veux en venir.

    Et que n’importe quel décideur doit "parler" à la pensée sommaire s’il veut avoir une chance d’être entendu. Par conséquent, le "cafouillage dans la communication", c’est bien d’avoir tardé à se rendre à l’évidence que PERSONNE ne peut accepter que les décisions politiques pourraient n’être que symboliques.
    N.B. concernant votre note (4) : le même jour que les élections municipales en France, se sont tenues les élections municipales en Bavière - vous savez, dans ce pays où on était mieux préparé, où on ne ment ni ne cafouille pas
    .

    Vous pourriez vous en tenir à cette position :
    - S’il ne nous crevait pas les yeux que, vu le désastre en termes de communication et de confiance, tout valait mieux que ce qui a été fait.
    - S’il ne nous crevait pas les yeux que, précisément, Merkel a montré l’efficacité d’un discours clair et invariable.

    Bien à vous,

    M.C.


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  • Covid : faits et symboles Le 19 mai à 14:32 , par Dom

    « comment se fait-il que, sur des choses si simples, si claires, si faciles à expliquer, le comportement, et plus encore la communication des décideurs ait été à ce point cafouilleuse ? » 

    Bon, j’essaye à nouveau : non, tout ce que vous décrivez n’est ni simple, ni clair, ni facile à expliquer, et non, le cafouillage de la communication des décideurs n’a rien de surprenant. 

    Je tiens que tout votre discours sur la "symbolique" (du gel, des masques, des tests, des remèdes miracles ou pas) qui cohabiterait dans la perception commune, parfois à juste titre, et parfois contre tout bon sens, avec une réalité complexe, ou au moins
    nuancée, est globalement inaudible. 

    Je tiens que ce n’est ni simple, ni clair, ni facile à expliquer (il suffit de voir la longueur et le niveau de détail de vos articles successifs). 

    Je tiens que la "pensée sommaire", dopée par l’angoisse de l’inconnu, n’est pas accessible aux distinguos que vous faites. 

    Et que n’importe quel "décideur" doit seulement parler à la pensée sommaire de ses interlocuteurs s’il veut avoir une chance d’être entendu. 

    Par conséquent, le « cafouillage dans la communication », c’est bien d’avoir tardé à se rendre à l’évidence que personne n’est prêt à admettre que les décisions politiques pourraient n’avoir qu’une portée symbolique. 

    N.B. concernant votre note (4) : le même jour que les élections municipales en France, se sont tenues les élections municipales en Bavière - vous savez, dans ce pays où ils sont mieux préparés, où on ne ment ni ne cafouille pas. 


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