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La confusion mentale

samedi 25 juin 2016 par Michel

La confusion mentale est probablement la situation pathologique la plus mal connue et la plus mal comprise par les professionnels du soin. C’est dommage, parce que c’est aussi l’une des plus fréquentes, surtout chez les vieilles personnes, surtout en fin de vie.

On aura fait sans doute un bon bout du chemin quand on aura acquis deux points essentiels.

QU’EST-CE QUE LA CONFUSION MENTALE ?

Le jeu de mots n’est pas que facile, il est aussi très lourd de sens : ce qui est le plus confus, ce sont les idées sur la question. Or l’enjeu est capital.

En particulier il est habituel de voir parler de confusion dès lors qu’on n’arrive pas à comprendre les propos ou le comportement du malade. Mais ce qui est confus, là, c’est notre perception du malade ; c’est ce qui fait que certains, pour éviter de parler de démence, parlent de « personnes confuses » ce qui fait qu’on n’y comprend plus rien (on fait la même erreur quand on euphémise la démence en parlant de « personnes désorientées » : le problème n’est pas de changer les mots qui désignent la démence, mais de changer le regard que nous portons sur elle. On va plus loin : il est usuel de dire que « la démence est une confusion qui dure », ce qui est sans soute très évocateur mais parfaitement inepte.

La confusion mentale est un dysfonctionnement global du cerveau qui se produit quand on ne place dans de mauvaises conditions de fonctionnement. Deux de ces situations sont connues de tous :
- Quand on chauffe un cerveau, il fonctionne moins bien : la fièvre est une grande cause de confusion mentale ; les œuvres de la comtesse de Ségur fourmillent des descriptions de ces enfants qui « délirent » dans leur fièvre ; ce n’est pas un délire mais une confusion.
- Quand on trempe un cerveau dans l’alcool, il fonctionne moins bien : l’ivresse est une confusion mentale.

C’est sur cette dernière situation, dont j’ai lieu de supposer qu’elle a été vécue par un grand nombre de lecteurs de ce site, qu’il est le plus simple de s’appuyer pour comprendre ce qu’est une confusion mentale. A condition de se rappeler une évidence : si on trempe vraiment beaucoup un cerveau dans l’alcool, il ne fonctionne plus du tout ; nous ne parlons donc ici que d’ivresses légères.

Ce que je peux observer quand je suis légèrement ivre, c’est qu’il se produit un décalage entre ce que je perçois et ce que je ressens ; en d’autres termes les images m’arrivent, les informations sont reçues, mais il se produit un retard entre le moment où je les reçois et celui où je peux les identifier ou les utiliser. Je perds l’automatisme qui fait que l’information est traitée de manière quasi instantanée, il faut que je fasse un effort pour y parvenir. Ainsi je peux marcher, mais, ayant provisoirement perdu toute la machinerie qui fait que dans la vie ordinaire je marche sans y penser et sans aucun effort, il faut que je supplée cette défaillance par un effort de volonté. C’est cela la confusion : ce qui est confus, c’est ma relation au monde. Ajoutons que ma conscience n’est pas abolie : s’il y a une chose que je n’oublie pas quand j’ai bu, c’est que j’ai bu ; et que je dois éviter qu’on s’en aperçoive.

On voit aussi un autre point : cette description est assez voisine de ce qu’on observe dans le rêve, et plus encore de ces instants étranges où, au moment du réveil ou de l’endormissement, les choses et les événements acquièrent une sorte d’étrangeté qui fait que, l’espace d’un instant, on ne sait plus très bien les analyser. C’est que ces moments particuliers sont par nature des périodes où le cerveau s’est de lui-même placé dans des conditions de fonctionnement qui seraient inadéquates dans la vie ordinaire. Cela suffit à expliquer pourquoi les syndromes confusionnels sont défavorablement influencés par la nuit ou l’obscurité.

LA CONFUSION MENTALE EST UN TROUBLE ORGANIQUE :

Redisons-le : le malade fait une confusion mentale quand son cerveau est placé dans de mauvaises conditions de fonctionnement.

Il est certain qu’une détresse psychologique extrême, une anxiété majeure, une dépression intense, ou même simplement (si on ose dire) l’approche de la mort peuvent, notamment par le biais de sécrétions de neuromédiateurs dont on imagine sans peine le mécanisme et l’influence, réaliser ces mauvaises conditions de fonctionnement. Il existe donc, et en grand nombre, des confusions mentales psychogènes, et la confusion fait partie du tableau habituel en toute fin de vie.

Il n’en reste pas moins que la confusion mentale est avant tout une pathologie organique. L’erreur la plus usuellement commise est de méconnaître ce point essentiel. Ceux qui sen rendent coupables sont victimes d’une erreur d’analyse : c’est que les symptômes de la confusion sont pratiquement tous des symptômes psychiques, ce qui pousse à s’imaginer que les causes en sont majoritairement psychogènes. Cette erreur est d’autant plus facile à commettre que :
- Quand on se met à penser n’importe quoi, on ne pense pas n’importe quoi. Comme dans le rêve, les pensées qui viennent dans un cerveau en difficulté ont toujours un rapport p lus ou moins étroit avec le vécu de la personne, et notamment avec ses désirs, ce qui permet de se livrer à peu de frais à une foule d’interprétations pertinentes. Ces interprétations, il faut les faire, bien sûr ; mais condition de ne pas méconnaître que le problème n’est pas là. En d’autres termes quand j’ai bu je dis surtout des choses que je n’avais pas prévu de dire : in vino veritas. C’était tout le problème, dans un domaine différent, de l’antipsychiatrie : le sujet qui délire dit quelque chose, et ce quelque chose doit être écouté ; l’inconvénient était qu’à laisser prospérer le délire on courait le risque de le voir s’approfondir et se pérenniser ; mais l’idée était bonne.
- Les choses sont donc nécessairement mélangées : quand un sujet entre en confusion il y a toujours une situation multifactorielle, où les facteurs psychogènes viennent interférer sur d’autres facteurs qui, eux, ne le sont pas.

C’est ainsi, par exemple, qu’on se trompe lourdement quand, chez le sujet âgé, on confond démence et confusion : le malade qui présente une confusion mentale à la suite d’une anesthésie n’est pas dément pour autant, et le malade qui a déclenché une démence à la suite d’une anesthésie est un mythe. Mais… quand, six mois après l’incident, on réalise un bilan cognitif chez le malade, on s’aperçoit une bonne fois sur deux qu’il y avait une démence préexistante : la confusion n’est pas une démence, mais elle est plus fréquente chez le dément. De la même manière en fin de vie les facteurs psychogènes sont omniprésents ; mais en tirer prétexte pour oublier que les déclencheurs sont majoritairement organiques relève de la faute professionnelle.

Je me souviens de cette malade, jeune, qui se mourait à domicile d’un cancer de l’utérus. Elle présentait un état confusionnel typique au cours duquel elle évoquait une sensation étrange, non pas douloureuse, de tension dans le ventre, et de quelque chose qui voulait sortir. Nous avons vite compris qu’elle évoquait, dans ces derniers jours de sa vie, quelque chose qui était de l’ordre de l’accouchement, de quelque chose qu’elle devait, avant de mourir, mettre au jour. Et nous avions raison. Mais quand on a évacué son fécalome elle s’est trouvée beaucoup mieux.

Il est éthiquement inacceptable de voir, en fin de vie, des malades confus pour lesquels on renonce à toute investigations au motif que c’est sûrement psychogène, et que d’ailleurs c’est mieux comme ça pour lui, qu’il ne se rende pas trop compte. Et voici le malade dûment sédaté, alors qu’en normalisant son taux de calcium on réglait le problème. Quelle importance, si on est à une semaine de son décès ? Une semaine de la vie d’un autre, moi, ça m’importe.

DESCRIPTION CLINIQUE DE LA CONFUSION MENTALE :

Le but n’est pas ici de faire une étude complète, mais simplement de souligner les points essentiels.

Avent d’entrer dans les détails de la sémiologie, il faut pointer l’importance des caractères évolutifs du trouble. La confusion mentale s’installe rapidement, voire brutalement. Et les signes et symptômes ont la particularité déroutante de fluctuer considérablement, notamment en fonction de facteurs environnementaux : c’est le cas surtout de l’obscurité, de la nuit ou tout simplement du soir, qui viennent aggraver le trouble (au point que la première mesure à prendre est de laisser le malade dans la lumière) ; c’est le cas de la présence de personnes autour du patient ; c’est le cas enfin (mais on pourrait continuer longtemps cette énumération) de tout ce qui ressemble à un enfermement, ce pourquoi il faut laisser les portes ouvertes, ce pourquoi aussi les contentions (parfois cependant inévitables), sont la dernière chose à faire.

- Il y a un trouble de la vigilance. Ce trouble est généralement peu important, se limitant à une difficulté de concentration. Mais il peut aussi être plus intense, allant vers l’obnubilation, la stupeur, éventuellement le coma. La première difficulté est là : le trouble de la vigilance fait partie du tableau habituel de la confusion mentale, et il n’y a pas lieu de lui accorder une valeur péjorative ; mais parmi les affections qui vont engendrer un état confusionnel il y en a qui sont susceptibles de déclencher par elles-mêmes un trouble de la vigilance qui, relativement à cette cause, est un signe d’une extrême gravité. Ici encore il faut penser à l’exemple de l’ivresse : le trouble de la concentration en est la première manifestation, et n’a pas de valeur pronostique ; quand on en est au coma éthylique, c’est une autre histoire. Ainsi un trouble de la vigilance est systématique dans la confusion mentale ; mais il devient une urgence si la cause de la confusion est par exemple une encéphalite…
- Il y a un trouble intellectuel qui porte sur la mémoire, le raisonnement, le jugement (rappelons d’un mot la différence : quand je dis que deux et deux font quatre, c’est un raisonnement ; quand je dis que deux et deux font peu de chose, c’est un jugement). Ceci entraîne un trouble du cours de la pensée, avec des propos incohérents ou inadaptés, une fuite des idées.
- Il y a, de manière quasi systématique, une désorientation temporo-spatiale : le sujet ne sait plus où il est, ni quand il est. Ici aussi, rappelons que la désorientation ne concerne que les notions de temps et d’espace ; quand on dit des déments que ce sont « des personnes désorientées », on mélange le fait qu’ils ne savent plus où ils sont (ce qui est vrai) avec le fait qu’ils ne savent plus où ils en sont (ce qui tout de même est un autre problème).
- Il y a souvent un trouble de la perception qui peut entraîner des illusions (le sujet voit un objet qui existe mais ne sait pas interpréter correctement ce qu’il voit), ou plus rarement des hallucinations (le sujet voit un objet qui n’existe pas).
On observe enfin les conséquences de ce qui précède :
- Perte du contrôle de soi, surtout au plan émotionnel : les débordements affectifs de l’ivrogne (ou du hooligan) suffisent à en témoigner.
- Agitation.
- Et surtout, ce signe très fidèle, qu’on trouve toujours si on se donne la peine de le chercher, qu’on nomme la perplexité anxieuse, qui traduit le fait que le sujet reste conscient que quelque chose ne va pas.

Le diagnostic n’est pas toujours simple, notamment :
- Parce que les troubles sont fluctuants, ce qui fait que le sujet peut paraître normal ; c’est dire l’importance de l’interrogatoire de l’entourage.
- Parce que, quand le sujet est vraiment très confus il est difficile à interroger.
- Mais aussi parce que la confusion mentale a une cause, que cette cause a sa propre sémiologie, qui vient interférer avec les signes de la confusion proprement dite ; il suffit de songer au cas de la confusion mentale liée à un accident vasculaire cérébral : ce dernier peut occasionner ses propres troubles de la conscience, il peut avoir créé une aphasie, des troubles sensitifs, voire (même si c’est plus rare) sensoriels, etc. Autant dire que pour parvenir à diagnostiquer une confusion mentale chez le dément évolué, il faut une solide rigueur méthodologique. Ou, ce qui est plus simple et plus sûr, y penser systématiquement.

C’est une urgence parce que :
- La confusion mentale peut être la seule manifestation évidente d’une pathologie aiguë qui présente ses propres dangers.
- Le malade confus peut, dans son agitation, se mettre en danger.
- La confusion, si on la laisse s’installer, risque d’évoluer pour son propre compte et s’auto-entretenir, de sorte que le retour à la normale peut être très long, voire ne jamais se produire.

LES PRINCIPALES CAUSES DE CONFUSION MENTALE :

Il ne s’agit pas davantage ici de dresser une liste exhaustive, mais de proposer une simple check-list.
- Les médicaments : C’est une cause majeure chez le sujet âgé. Quels médicaments ? Tous ; certains plus que les autres, certes ; mais il est obligatoire, face à un malade confus, de commencer par regarder l’ordonnance, et de repérer les médicaments nouvellement introduits ; ou récemment supprimés. Sans oublier l’automédication, et le déremboursement des médicaments a mis en vente libre des produits particulièrement puissants et dangereux.
- Les autres toxiques : l’alcool, bien sûr, mais aussi les diverses drogues, l’oxyde de carbone…
- Tous les grands désordres biologiques, qu’il s’agisse des hypoglycémies, des déshydratations, des troubles du calcium, etc.
- Toutes les pathologies d’organe (poumon, cœur, foie, rein), qu’il s’agisse de défaillances fonctionnelles ou de pathologies aiguës (infarctus, embolie, trouble du rythme…).
- Les troubles endocriniens (thyroïde, surrénale…).
- Toutes les infections (respiratoires, rénales, méningées…).
- La fièvre en elle-même.
- Tous les inconforts d’une manière générale, surtout chez le dément, et notamment la douleur, mais aussi par exemple le fécalome ; le cas d’école est la rétention d’urine.
- Plus rares, en fin de compte, sont les causes neurologiques. On sait qu’un passage en confusion fait partie des critères diagnostiques de l’épilepsie ; on a déjà parlé des méningites ; bien entendu une confusion peut accompagner un accident vasculaire cérébral, un hématome, un traumatisme, une tumeur.

La confusion post-anesthésique s’explique par l’addition de plusieurs facteurs :
- L’effet propre des anesthésiques : n’oublions pas que le principe même de l’anesthésie est de réaliser une intoxication.
- La douleur, l’immobilisation.
- L’incapacité à analyser correctement la situation : comme on l’a vu plus haut, la confusion post-anesthésique n’induit pas la démence mais bien souvent elle la révèle.

Ce n’est que quand on a fait le tour de toutes ces hypothèses qu’on peut envisager une cause psychogène. Redisons-le : les causes psychogènes sont très fréquentes, mais il est inacceptable d’en tirer argument pour éluder la recherche soigneuse des causes organiques. C’est pour insister sur ce point que je n’exposerai pas ici ces causes psychogènes. Ce serait d’ailleurs mission impossible, tant les situations sont variées. Il suffira d’indiquer que si l’anxiété est un des facteurs déclenchants les plus puissants, il ne faut pas oublier la dépression. Et on comprend aisément la fonction de la confusion, qui en cas de souffrance psychologique majeure joue un rôle protecteur particulièrement efficace.

LE TRAITEMENT DE LA CONFUSION MENTALE :

Pour le dire d’un mot, le traitement de la confusion se résume à celui de sa cause. Ce traitement est une urgence, non seulement parce que cette cause peut présenter ses propres dangers, mais aussi parce qu’il ne faut pas laisser la confusion s’installer.

Pour la confusion en elle-même, il y a peu à faire : notamment il est absurde de prescrire des sédatifs ou, pire, des neuroleptiques qui ne feront qu’aggraver la situation. Je n’ignore pas qu’il y a des absurdités qu’on est parfois acculé à commettre. De même, il est absurde d’imposer au malade confus une contention ; mais on n’a pas toujours le choix…


30 Messages

  • confusion mentale Le 18 juin à 19:34 , par ramzy

    ma maman 63ans a fait un méningo ancéphalite herpetique, elle a pris l’aciclovir pendant 14 jours avec un antiepileptique 2 fois par jour (LEVET), les deux premiers jour au réa suite à un crise epileptique. elle commence apres les 14 jours à connaitre les noms des choses petit à petit ; on a senti qu’elle s’ameliore jour apres jour ; une semaine plus tard elle a des maux d’estomac et ne veut plus manger ; elle a pris domper et inexium pendant 10 jours sans resultat puis une plutard suite à un fibro, ..elle a un Helicobacter pylori : le docteur lui a donné un traitement de zeclar et flagile clamoxile avec spasmomen et pepsane et 2 comprimés inexium ..apres 4 jours du traitement son comportement change ; elle a des confusions ; elle veut aller chez sa mere alors que sa mere est morte depuis 10 ans ; elle insiste elle devient agitée ; on a arreter le traitement apres 10 jours ; on est allé voir un psy qui lui a donner meprobamate et risperodone sans resultat apres 6 jours ; on a visité un autre psy qui lui donne risperdal 2mg 2 fois pj avec clonazepam 2mg 1/2 coprimé 2 fois par jour, elle dort bien mais quand elle est eveillee elle nous dit de l’emmener chez sa mere qui est morte sinon chez sa soeur qui habite dans un autre pays et commence à pleurer, on lui dit tu est dans ta propre maison elle repond qu’elle veut sortir alors qu’avant de prendre le traitement du gastro elle dit qu’elle aime sa maison et elle se sent bien....et elle etait consciente que sa mere et morte...moi je doute que la cause de la confusion c’est le zeclar et le flagyl ...mes tous les medecins nous disent que ceux sont des sequelles de la meningo encefalite...priere de me repondre...est ce que la confusion va disparaitre ou pas, qu’elle est la cause et qu’elle est la solution sachant qu’elle a arrete le traitement gastro depuis 2 semaine mais la confusion persiste et est ce que risperdal et clonazepam peuvent aggraver la situation...


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    • confusion mentale Le 19 juin à 18:14 , par Michel

      Bonjour, Ramzy.

      Votre question montre bien la difficulté de ce type de situation. Autant dire que je ne vais pas vous en dire grand-chose : je n’ai pas vu votre mère et on se demande ce que je pourrais bien dire de plus que les médecins qui l’ont en charge.

      Il y a d’abord l’encéphalite. On n’en guérit pas si facilement, et il ne serait pas surprenant qu’on découvre, dans les suites, des troubles du comportement qui passaient inaperçus quand elle n’avait pas assez d’énergie pour qu’ils se manifestent.

      Il y a la coïncidence de ces troubles qui surviennent après l’introduction d’un nouveau traitement. C’est toujours à considérer, mais :
      - Nous ne savons pas s’il s’agit d’une confusion mentale.
      - Les antibiotiques qui ont été prescrits ne sont pas connus pour être confusogènes.
      - L’arrêt du traitement n’a pas entraîné d’amélioration.
      - Les confusions mentales liées à des traitements surviennent plutôt chez des sujets âgés, ce qui n’est pas le cas de votre mère.
      Cependant rien de tout cela ne permet d’exclure l’hypothèse.

      Il faudrait enfin être sûr qu’on a éliminé toutes les autres causes de troubles du comportement.

      On ne peut donc pas fixer de pronostic sur ces éléments. Tout de même j’aurais tendance à penser que l’encéphalite est encore un peu récente, et qu’il n’y a pas lieu de penser que les choses ne pourraient pas aller en s’améliorant.

      Effectivement il est toujours fâcheux d’avoir à prescrire des neuroleptiques ou des tranquillisants chez ce genre de malades. Encore faut-il pouvoir s’en passer, ce qui n’est pas forcément le cas.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • confusion mentale Le 3 juillet à 23:26 , par LAETITIA

        bonsoir, je suis tombée sur votre site qui m’a bien réconforté et surtout bien expliqué la confusion mentale. mon père est actuellement hospitalisé pour confusion. cela a commencé hier midi, il aller pour sortir le chien et m’a appelé d’un seul coup car il n’arrivait pas à mettre sa pantoufle dans sa chaussure en me disant le nombre 21 ; il a été admis aux urgences qui ont pratiqué un scanner qui n’a rien montré d’anormal. mais le soir il a fais une crise de convulsion donc il l’ont gardé. il passe un électroencéphalogramme demain pour en connaitre la cause. il a un traitement pour le coeur depuis 2 ans car il a subit une opération à coeur ouvert et aussi il n’a plus de thyroide.
        donc il est sous previscan, atenolol, cotriatec, furosémide, levothyrox, kaleorid
        je suis très inquiète et est-ce que quelqu’un a déjà eu un membre de son entourage qui ait eu cela ?
        est-ce réversible si on en trouve la cause ?
        Merci pour votre aide
        cordialement


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        • confusion mentale Le 4 juillet à 09:06 , par Michel

          Bonjour, Laetitia.

          Comme vous pouvez le lire dans l’article, il est beaucoup trop tôt pour répondre à votre question. Le syndrome confusionnel vient de se déclarer, il faut en trouver la cause, et cette cause une fois traitée il est habituel de voir la confusion disparaître. Le seul point noir, mais il est de taille, c’est que les confusions sont nettement plus fréquentes quand il existe un démence sous-jacente. Mais cela ne doit pas faire oublier que dans plus de 50% des cas le sujet a des fonctions intellectuelles normales.

          Il n’y a donc rien d’autre à faire qu’attendre et faire confiance.

          Bien à vous,

          M.C.


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  • La confusion mentale Le 2 décembre 2016 à 12:32 , par Hélène

    Bonjour
    Tout d’abord merci pour votre site qui est une mine d’informations et de réconfort...on se sent moins seul et on sait que l’on a une possibilité d’être écouté.( dont je vais user pour la première fois)
    Ma mère, âgée de 76 ans a perdu son mari il y a deux ans. Pendant des années, elle a porté au sens propre comme au sens figuré mon père( de 12 ans plus âgé qu’elle) , jusqu’à ses derniers jours lors desquels elle l’a assisté avec plus de volonté et de dynamisme que ma soeur et moi réunies ( pourtant présentes et dévouées... et elle, malgré ses difficultés à marcher).A son décès, j’imaginais une perte de ses repères ( elle fait, comme vous l’avez compris ,partie de cette génération d’épouses entièrement dévouées à leurs maris )mais aussi une capacité à enfin vivre pour elle et à profiter de ses enfants et petits-enfants( qu’elle adore et qui le lui rendent bien).Or, depuis, nous allons de Charybde en Scylla, son état physique s’est détérioré, elle souffre de violentes douleurs chroniques des jambes,elle a des problèmes d’incontinence et a déclenché plusieurs crises d’érysipèle et surtout elle a des crises de confusion ( j’ai cru comprendre à la lecture de vos articles qu’il fallait chercher la cause, par exemple la fièvre de l’érysipèle) qui débutent toujours par un froid intérieur intense et incalmable et qui conduisent à des confusions dans les paroles et un oubli de la crise lorsqu’elle est finie.( elle peut durer quelques heures ou une journée par exemple) Ne trouvant aucun soutien, ni aucune explication auprès du médecin de famille ( qui estime qu’elle vieillit et c’est comme ça...)je me demande si il y a un moyen d’anticiper ses crises ( qui nous inquiètent énormément du fait qu’elle vit seule chez elle ) ou si il y a des examens à faire . Elle est consciente d’être mal en point , pleure souvent, mais se sent capable de rester chez elle ( ce que je pense mieux pour elle moi-aussi, j’ai peur qu’elle ne lâche tout en maison médicalisée).
    Merci d’avance de votre précieux conseil.
    Hélène


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    • La confusion mentale Le 5 décembre 2016 à 06:09 , par Michel

      Bonsoir, Hélène.

      Vous décrivez là une situation assez banale, et néanmoins difficile à analyser. Et il me faut une solide dose d’inconscience pour oser en dire quelque chose sans même avoir vu la personne dont nous parlons. En fait je ferais mieux d’en venir tout de suite à la seule conclusion qui vaille : oui, il faut que votre mère soit examinée et ceci par un gériatre qui soit un peu frotté de psychiatrie.

      Le reste de ce que je vais vous dire n’est que vagabondage intellectuel.
      - On peut parfaitement penser à une dépression. Un deuil difficile est tout à fait capable de produire ce type de troubles, et notamment des états confusionnels. Mais il faut en faire le diagnostic et le traitement.
      - Il ne faut jamais oublier la possibilité d’une démence. Une démence peut très bien passer inaperçue pendant longtemps, parce que les déments sont capables de performances intellectuelles étonnantes, mais aussi parce que l’entourage, à juste titre obnubilé par le mari malade, oublie de regarder l’épouse, qui peut ainsi sauver les apparences. Mais il peut aussi arriver, ce qui est en somme une variante plus grave de l’effondrement dépressif, que certaines personnes en somme décident d’arrêter de penser plutôt que d’avoir à penser ce qui les attend. La confusion mentale est classique dans les démences.
      - Il se peut que, sans qu’on puisse réellement parler de démence ou de dépression, on ait affaire à une sorte de lâcher prise : la personne acquiert la conviction qu’elle a rempli sa mission, que la suite n’a pas d’intérêt, et qu’elle peut abandonner le combat pour la vie.
      - Sans oublier que les coïncidences existent.

      Il faut donc faire le point. Le diagnostic de confusion mentale n’est pas toujours simple, il faut l’établir. Si on l’établit, alors il faut par principe faire le tour des causes physiques qui pourraient permettre de l’expliquer : l’un des buts essentiels de l’article que vous avez lu est de rappeler que la moitié des confusions mentales ont une cause curable qu’il faut s’acharner à trouver. En somme, tout comme l’escarre n’est pas une maladie de peau, ainsi la confusion n’est pas une maladie mentale.

      Ce n’est que quand on aura fait cela qu’on pourra accepter l’idée, malheureusement assez probable, qu’il n’y a rien à faire et que nous sommes affrontés à un problème de vieillissement.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La confusion mentale Le 26 octobre 2016 à 07:25 , par martin

    Bonjour

    J’ai un membre de ma famille agé de 81 ans qui depuis quelques temps à un comportement troublant devant la television Elle est persuadée que les gens s’adressent à elle son visage est rayonnant quand le presentateur fait des sourir elle lui fait des coucous elle pense qu’on s’adresse à elle Son visage se transforme dès qu’elle est devant le poste de tv Elle écoute tout publicités ect est réagit à tout les commentaires L’autre jour au telephone elle nous a demandé de raccrrcrocher car quelqu’un l’attendait pour répondre à des question dans une émission elle nous dit que tout le monde la connait à la tv Est-ce normal ?
    Doit-on s’inquiété et en parler aux enfants ??? C’est très délicat Merci pour votre aide
    V


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    • La confusion mentale Le 26 octobre 2016 à 22:25 , par Michel

      Bonjour, Véronique.

      Si je me borne à la question que vous posez, c’est assez simple : bien sûr ce n’est pas normal ; bien sûr il faut s’inquiéter. Ce que vous décrivez est un trouble psychiatrique caractéristique, qu’il faut explorer.

      Là où les choses se compliquent infiniment plus, c’est quand on veut essayer de faire un diagnostic. Il s’agit d’un délire, mais la question est de savoir si ce délire correspond (j’avoue qu’à vous lire je le trouve assez caractéristique) de certains délires du sujet âgé, qui n’ont d’autre conséquence qu’eux-mêmes ; je veux dire pas là que si elle n’en souffre pas, si elle n’adopte pas des comportements qui la mettraient en danger, alors on peut se demander si le traitement ne serait pas plus nuisible que le trouble qu’on veut traiter. Mais il faut bien reconnaître que ce type de délire est particulièrement fréquent en cas de démence de type Alzheimer. C’est toujours la même question quand un sujet âgé présente un trouble psychiatrique :
      - Y a-t-il une cause physique (ici, je ne crois pas, mais il faut toujours se poser la question) ?
      - Y a-t-il une démence dessous ?
      - Ou bien s’agit-il d’un trouble psychiatrique isolé ?

      Un détail : vous postez sur le forum d’un article consacré à la confusion mentale ; en fait il vaudrait mieux que vous lisiez Les troubles psychiatriques du sujet âgé

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La confusion mentale Le 6 octobre 2016 à 18:00 , par alexandra

    cher, Michel bonjour, nous avons déjà échangé sur aloïs,

    et j’admire toujours vos mots là vous dites :
    Il est éthiquement inacceptable de voir, en fin de vie, des malades confus pour lesquels on renonce à toute investigations

    comment ne pas etre d’accord avec vous, bien sur
    ma tante alzheimer en ehpad a dépassé le stade de la confusion elle est mutique, les yeux fermés recroquevillée sur elle m^me et dit l’ehpad où elle est "en soins palliatifs"
    mes deux questions sont :
    les soins dits palliatifs peuvent ils durer plus de trois ans comme c’est le cas ?
    n’y a t il pas moyen de chercher (par électro encéphalogramme par exemple ) quelle est son activité cérébrale ?
    je ne dis pas cela pour aboutir à une programmation de fin de vie non pour moi c’est un mystère qui , me semble n’a pas été exploré on peut donner soncerveau post_mortem dans le cadre de la recherche sur les maladies neuros mais pourquoi ne va t on pas chercher l’activité de la promenade de la conscience d’une personne alzheimer
    bref m^me si une personne n’a plus d’activité cérébrale visible, patente, dans l’échange , dans l’interaction, se peut il çà l’instar des locked in syndromes qu’elle ait une activité cérébrale m^me délirante m^ma plongé dans l’univers onirique ou bien faut -il se résoudre à ne voir en elle qu’un "légume" ? merci à vous, Alexandra


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    • La confusion mentale Le 7 octobre 2016 à 09:23 , par Michel

      Bonjour, Alexandra. C’est un bonheur que de vous lire.

      Je crois qu’il faut s’entendre sur les termes. Les soins palliatifs sont des techniques qui sont employées quand on ne peut plus espérer d’amélioration significative de l’évolution de la maladie. Bien sûr le plus souvent ces cas correspondent à des malades en fin de vie, et le modèle est le cancer incurable. Mais la perspective d’une évolution fatale à court terme n’est pas du tout nécessaire à la mise en place de soins palliatifs ; après tout le traitement de la grippe est palliatif.

      C’est pourquoi, dans mes directives anticipées, j’ai écrit que, si mon état intellectuel devait faire qu’on me mette en maison de retraite, je voulais qu’on considère la situation comme palliative. J’entends par là que je ne veux pas qu’on mette en œuvre des examens ou des traitements qui auraient pour effet de prolonger ma vie inconsidérément.

      Vous avez raison : on n’explore pas beaucoup le fonctionnement cérébral des déments profonds. C’est une anomalie. La même qui fait que, dans les débats sur l’avortement, on ne se demande pas s’il n’y aurait pas un moyen, par l’étude de l’activité cérébrale du fœtus, de démontrer que jusqu’à un stade de grossesse relativement avancé cette activité est insuffisante pour qu’on puisse parler d’être humain ; ce serait pourtant utile.

      Mais il faut se demander deux choses.

      La première est de savoir comment on ferait. Il n’est pas acceptable de prendre un malade comme objet de laboratoire, et se livrer à de telles recherches supposerait qu’on a un espoir raisonnable de lui en faire tirer bénéfice.

      La seconde est de savoir si on en a besoin. Et ce n’est pas le cas. Il suffit d’observer avec attention le malade qu’on prend, comme vous dites, pour un légume pour s’apercevoir que ce malade est là, bien là, bien présent. Je ne crois pas que les machines, et tout cas ce n’est pas demain, puissent nous éclairer mieux que la clinique. Et cela ne me tarde pas, car si on était capable de lire, en quelque sorte, par des moyens mécaniques, les pensées d’une personne, cela poserait de terribles problèmes éthiques.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • La confusion mentale Le 13 octobre 2016 à 18:57 , par alexandra

        Cher Michel,

        Pardon de vous répondre une semaine après et merci de votre réponse.

        Je reste sur mes interrogations, malgré la pertinence de votre réponse.

        En soins "palliatifs" depuis trois ans

        Il y a dans la situation de ma tante plusieurs composantes et réactions de l’entourage
        - elle sert à "engraisser" l’ehpad à >4000 par mois
        - elle est un légume pourquoi continuer
        - elle a une résistance incroyable mais qu’est ce qu’elle nous coûte

        Moi , je pense à sa solitude, à cet enfermement en elle-même, à cette cruauté des jours sans fin, à cette réduction aux soins, à l’entretien, manger , batons hydriques, toilette.
        En même temps, je me dis que c’est une aventure surréaliste, qu’elle fait la nique à tous ceux qui pensent qu’elle est inutile (et donc reléguée au sens géographique comme symbolique) qu’elle a cette force de vie muette.

        Comme vous dites l’éthique et la responsabilité et savoir à quoi cela nous mènerait il ? Voyez vous je pense qu’il est du devoir de la médecine à l’heure de l’allongement de la vie d’affiner la recherche sur la vie mentale. Enfin sans dois je me résoudre à cette mort des neurones à la vie désapprise en l’absecence d’interaction, de commerce du discours et des regards qui fait notre tissu mental, spirituel. En toute amitié.


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        • La confusion mentale Le 15 octobre 2016 à 20:49 , par Michel

          Bonsoir, Alexandra.

          Je vais essayer de préciser certains points, sans aucune certitude d’y parvenir.

          Oui, elle est en soins palliatifs depuis trois ans. Tout dépend de ce qu’on entend par soins palliatifs : si c’est, comme je vous le disais, qu’on a décidé de limiter les soins, je comprends la formulation, et je l’approuve. Si on veut dire par là qu’on s’attend depuis trois ans à un décès imminent, il suffit de l’exprimer pour en voir le ridicule.

          Les réactions de votre famille sont classiques et compréhensibles, même s’il faut les critiquer.
          - Elle ne sert pas à engraisser l’EHPAD : les listes d’attente sont telles que l’EHPAD n’a aucun intérêt à conserver une patiente aussi lourde.
          - Je ne crois pas une seconde qu’elle soit un légume. Quiconque l’observe avec une infinie patience et une attention exercée va voir qu’elle est là, et bien là, même si c’est probablement à un niveau de conscience modifié. Quant à la question : pourquoi continuer ?, la réponse dépend de la situation : que fait-on pour que ça continue ? Si la notion de soins palliatifs est utilisée à bon escient, elle implique qu’on ne fait rien, précisément, dans ce sens. Dans ce cas les choses continuent parce qu’elles continuent. Et qu’on ne voit pas ce qu’on pourrait faire pour y remédier, puisqu’on ne fait rien. Bien entendu, ce qui est sous-jacent c’est la discussion sur l’euthanasie ; le problème est que l’euthanasie ne pourrait s’imaginer qu’en cas de souffrance insupportable et impossible à calmer, et que dans le cas que vous rapportez, si on voit bien la souffrance de l’entourage on manque d’éléments pour évaluer celle de la patiente.
          - Elle a une résistance incroyable mais qu’est ce qu’elle nous coûte. Oui ; et c’est une difficulté. L’hypocrisie serait de faire comme si cela n’existait pas. Mais comment aller plus loin ? L’euthanasie pour motif économique viendra bien assez tôt. Ce qui en revanche est nécessaire c’est d’aider les proches à faire la paix avec leurs sentiments : oui, il est normal de trouver le temps long, oui il est normal de souhaiter que cela se termine, oui il est normal de souhaiter la mort de celui qu’on aime.

          Quant à ce qu’elle vit, nous n’en savons rien. Et nous n’en pouvons rien savoir ; toutes nos conceptions sont fondées sur une illusion : nous nous imaginons ce que nous ressentirions si nous étions dans cette situation ; mais nous n’y sommes pas, et nous ne savons rien de cette situation. En particulier nous méconnaissons que l’écoulement du temps ne s’y produit certainement pas de la même manière. Mais le plus sage est de se souvenir que nous ne savons pas ce qui se passe, ce qui conduit à ne pas se rassurer à bon compte, mais à se souvenir aussi que nous imaginons la souffrance de l’autre à partir de la nôtre, ce qui est aventureux. Mais vous avez raison d’insister sur le fait que notre devoir est de la maintenir dans le lien social. Et que sur ce point il y a fort à faire.
          Sur la recherche sur la vie mentale, je partage votre point de vue, mais avec deux réserves :
          - La première est que pour l’essentiel cette recherche fait appel à des moyens très simples dont les techniques proposées par Yves Gineste sont un exemple passionnant.
          - La seconde est que des recherches plus élaborées posent des problèmes éthiques monstrueux.

          Bien à vous,

          M.C.


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  • La confusion mentale Le 13 septembre 2016 à 16:54 , par julie

    Bonjour
    Franchement malgré le fait que je vous crois j ai plus d espoir ma mère a parkinson extrapyramidal et je suis convaincu que c est le delire de capgras et que c est irreversible et la patience c était une façon de me rassurer


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    • La confusion mentale Le 13 septembre 2016 à 21:33 , par Michel

      Bonsoir, Julie.

      Votre propos me semble prématuré ; car j’insiste : vous ne pouvez rien dire tant que votre mère n’a pas été examinée.

      Bien à vous,

      M.C.


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      • La confusion mentale Le 15 septembre 2016 à 17:49 , par allia

        Bonjour Docteur
        J ai bien compris qu un examen est primordial pour connaitre le diagnostic
        Mais juste une question qui me trotte dans la tete à votre connaissance y a t il des delires similaires a Capgras ou pas


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        • La confusion mentale Le 16 septembre 2016 à 07:03 , par Michel

          Bonjour, Julie.

          Je ne comprends pas pourquoi vous vos attachez à cette question.

          Il existe de multiples formes de délire. Le délire de Sérieux et Capgras en est une, mais cela n’a aucune importance quand il s’agit de traiter. N’oublions pas que cette classification a été établie à une époque où, ne disposant pas de traitements, la seule chose qu’on pouvait faire était de décrire ce qu’on voyait. Mais dans la pratique cela n’aboutit à aucune conclusion, ni aucune stratégie. C’est pourquoi il est vain de s’y attacher.

          Si donc je reprends votre question : y a t il des délires similaires a Capgras ou pas ?, la réponse est oui. Et... ensuite ?

          Bien à vous,

          M.C.


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  • La confusion mentale Le 12 septembre 2016 à 08:13 , par julie

    Bonjour
    Vous avez raison je vais patienter je suis pas expert comme ma mère croit que ma soeur et partie et qu’ elle qu’ elle dit qu’ elle a était changé et qu’ elle croit que c est une étrangère que c est son sosie j ai supposée sur que c etait capgras mais elle a des hallucinations souvent donc patience patience
    Bonne journée et merci pour votre aide


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  • La confusion mentale Le 8 septembre 2016 à 22:39 , par julie

    Bonsoir
    Impossible de faire avancer le rdv avt octobre chez le neurologue et ma mère prends ma soeur pour une autre personne et croit qu elle est partie comment appelle t on ça ça me fait dijoncter après elle tout à fait normale


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    • La confusion mentale Le 9 septembre 2016 à 08:29 , par Michel

      Bonjour, Julie.

      Je ne peux rien vous dire de plus. Comme je vous l’expliquais il faut absolument que votre mère soit examinée. Je comprends bien que l’attente vous soit intolérable, et j’ajoute que le temps qui passe n’arrange pas la situation. Mais il faut bien faire avec, et patienter jusqu’à la consultation.

      Ne vous découragez pas.

      Bien à vous,

      M.C.


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  • La confusion mentale Le 28 août 2016 à 22:52 , par julie

    Merci pour votre réponse
    Bonne soirée


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  • La confusion mentale Le 28 août 2016 à 10:33 , par julie

    Bonjour ma mère a parkison et depuis quelques jours ma mère a oublié le prénom de ma soeur et lui a même demandé où elle était elle a des hallucinations je voulais savoir si c était Alzheimer il faut dire aussi que ma soeur a apprit qu’elle avait un cancer du sein et à dit à ma mère qu’ elle lui avait jamais promis de la garder ma mère lui a donc dit qu’ elle allait prendre une aide à domicile
    Elle prend du modopar 250 2 fois par jr et 125 le soir son état pensez vous va t il se dégrader ?
    Est ce épisodique j ai pas envie qu’ elle me reconnaisse plus elle n a n on plus reconnu la voisine


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    • La confusion mentale Le 28 août 2016 à 19:02 , par Michel

      Bonjour, Julie.

      On ne peut pas répondre à votre question, car il y a trop d’hypothèses envisageables. Je vous en donnerai quatre, il y en a d’autres.
      - La maladie d’Alzheimer : il ne faut jamais l’oublier, et il ne faut surtout pas oublier que, quelle que soit la situation, c’est la démence la plus fréquente ; la principale cause de démence chez le parkinsonien n’est pas la maladie de Parkinson. Mais j’en doute ici car vous me parlez d’un début brutal ; cela peut se voir, et il se voit encore plus souvent des démences de type Alzheimer qui sont passées totalement inaperçues et qui se révèlent à l’occasion d’un stress ou d’une maladie, mais ce n’est pas ici la première idée qui me vient.
      - Une autre démence, notamment de type parkinsonien ; on y pense toujours quand il y a des hallucinations, à cause notamment de ce qu’on appelle la démence à corps de Lewy. La pratique montre qu’on se trompe neuf fois sur dix, parce qu’on méconnaît à quel point ces démences sont rares.
      - Un effet indésirable du traitement antiparkinsonien. C’est assez fréquent, et cela se produit même quand on n’a pas modifié ce traitement ; le problème est qu’on ne peut pas toujours le diminuer ou le changer.
      - Toutes les causes de confusion mentale, et l’article que vous venez de lire vous montre que la liste est longue. Parmi ces causes il y a les facteurs psychologiques, et ceux que vous rapportez pourraient suffire ; mais on ne peut pas se passer d’une exploration plus précise, qui pourrait se faire en milieu gériatrique.

      J’insiste sur ce dernier point parce que dans la grande majorité des cas la confusion mentale est de bon pronostic ; à condition de s’en occuper et de ne pas traîner.

      Bien à vous,

      M.C.


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    • La confusion mentale Le 11 septembre 2016 à 16:12 , par allia

      Bonjour
      sur le net j ai vu le delire serieux de capgras c est ce qu a ma mere je pense juste pour savoir si il y a des solutions est ce du aux médicaments ou a la maladie de parkinson je comprends rien
      Bien a vous


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      • La confusion mentale Le 11 septembre 2016 à 21:12 , par Michel

        Bonsoir, Julie.

        Je vous l’ai dit : on ne peut pas savoir ce qu’a votre mère si on ne passe pas par un examen médical complet, qui doit impliquer gériatres et psychiatres. Il y a trop ’hypothèses pour qu’on puisse en privilégier une.

        Vous me parlez du délire de Sérieux et Capgras, plus connu sous le terme de "folie raisonnante" ; tout est possible, mais sur ce que vous décrivez, ce n’est pas un diagnostic que je retiendrais, notamment parce que les hallucinations sont chez votre mère au premier plan, alors qu’elles ne font pas partie du tableau classique de la folie raisonnante, qui se caractérise au contraire par un délire extrêmement pur et logique. Mais bien plus encore, la médecine ne peut pas se faire sur Internet, et ce n’est certainement pas là que vous trouverez des outils adéquats.

        La question de savoir d’où viennent les symptômes que vous observez reste donc entière, et le restera tant que votre mère n’aura pas été examinée. Tout est là.

        Bien à vous,

        M.C.


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  • La confusion mentale Le 17 juillet 2016 à 17:05 , par Caroline

    Bonjour ,
    Je trouve cet article très, très intéressant . Un membre de ma famille éprouve présentement une démence qui des médecins disent que c’est l’Alzheimer , mais j’ai fait beaucoup de lecture et recherche sur l’Alzheimer et oui il y a quelques petites choses qui se compare a des comportements de l’Alzheimer mais la démence en général comporte toutes des similitudes dans la perte de la mémoire. En lisant votre article j’ai constaté que les symptômes mentionner se rapproche d’avantages aux symptômes du membre de ma famille.
    La dégradation ses fait tres tres rapidement , quasi du jour a la nuit ... elle avais des période ou elle allais repeter souvent la meme choses car elle est de nature tres tres anxieuse et lorsque il y avais beaucoup de gens autours d’elle , elle était beaucoup plus agité et c’est a ce moment la qu’elle se répétait beaucoup ... par contre depuis les 5 dernier mois , du jours au lendemain , elle entend de la musique , elle entend des voix , elle dit qu il y a des gens qu elle ne connais pas , elle ne sais plus ou elle est , dans sa propre maison , ou avec qui elle est assise a la table au soupé , elle ne reconnais pas son petit ami , elle a une bonne appétit , elle s’habille seule , elle n’a pas de difficulté a marcher , elle semble (normal) comme on pourrais dire , par contre elle as des sault d’humeur , elle a eu dans le passé deux ou trois opérations pour le cœur , elle a une valve au cœur , elle a eu le cancer de la glande thyroide , cancer du seins , donc plusieurs opérations , elle prend bcp de médicament depuis plusieurs , plusieurs année ... elle dois aussi prendre des antidépresseur / anxiete .... pour beaucoup de gens qui la connaissent pas beaucoup , lorsqu’elle discute avec eux ils pensent que tout ce qu elle dit es vrai , ils ne voient pas qu’elle a une démence car sérieusement elle semble tellement logique.
    Mais lorsque je lis cet article , je suis convaincu que ce n’est pas de l’Alzheimer qu’elle souffre mais bien de la confusion mental .
    Merci d’avoir publier cet article


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    • La confusion mentale Le 19 juillet 2016 à 21:36 , par Michel

      Bonsoir, Caroline.

      Vous avez raison de vous poser toutes ces questions.

      Mais il y a un mais.

      Car vous parlez « des médecins ». J’en déduis que votre proche a subi des examens plus ou moins approfondis. Je n’ai pas lieu de ne pas avoir confiance dans leur opinion.

      Or sur ce que vous décrivez, je ne peux rien déduire de solide : si la médecine pouvait se faire comme ça, c’est qu’on aurait décidément affaire à des choses très simples. Ce n’est pas le cas. Et du coup :
      - S’il arrive qu’on prenne pour des déments des malades qui sont simplement confus, c’est bien parce que les deux se ressemblent beaucoup.
      - La confusion mentale est bien plus fréquente chez le dément que chez le sujet indemne.

      Je ne peux donc pas du tout vous rassurer. Tout ce que je sais c’est que s’il s’agit vraiment de confusion il importe de le savoir très vite, car il faut en trouver la cause. Je crains simplement que ce ne soit pas le cas.

      Bien à vous,

      M.C.


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